École polytechnique (France)

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Fronton des bâtiments historiques.
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Fronton des bâtiments historiques.

L’École polytechnique est l’une des plus célèbres écoles d’ingénieurs françaises, surnommée l’X depuis le milieu du XIXe siècle, en raison de la prééminence des mathématiques dans la formation des polytechniciens[1]. Elle bénéficie depuis sa création d'une place à part dans le paysage de l'enseignement supérieur en France et est associée à l'image d'excellence.

Fondée en 1794, l'école est un établissement public d'enseignement et de recherche[2] sous tutelle du ministère de la Défense[3].

L'École délivre des diplômes d'ingénieur (titre d'ingénieur diplomé de l'École polytechnique, les diplômés sont surnommés polytechniciens) et depuis plus récemment des masters et des doctorats.

Polytechniciens en grand uniforme avec bicorne et épée.
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Polytechniciens en grand uniforme avec bicorne et épée.
Armes de l'École polytechnique.
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Armes de l'École polytechnique.

Sommaire

[modifier] Histoire

La médaille du centenaire rappelle le décret d'origine et les noms des quatre fondateurs : Lamblardie, Monge, Carnot, Prieur.
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La médaille du centenaire rappelle le décret d'origine et les noms des quatre fondateurs : Lamblardie, Monge, Carnot, Prieur.

Le décret du 21 ventôse an II (11 mars 1794) confie à Jacques-Elie Lamblardie, Gaspard Monge, et Lazare Carnot la mission d'organiser une nouvelle École centrale des travaux publics, qui est renommée École polytechnique par la loi du 15 fructidor an III (1er septembre 1795). La nouvelle école est installée à l'hôtel de Lassay.

En 1805, Napoléon Bonaparte, afin de lutter contre les écarts de discipline trop fréquents des élèvescitation nécessaire, donne à l'école un statut militaire et l’installe sur la montagne Sainte-Geneviève à Paris.

Le 13 avril 1816, l'Ecole est congédiée pour indiscipline par Louis XVIII. Elle est recréée le 17 janvier 1817 sous le nom d'école royale polytechnique.

En 1970, elle reçoit un statut civil tout en étant rattachée au ministère de la Défense. Les élèves français sont élèves officiers puis officiers, sous statut militaire. L’école est dirigée par un général d’active.

1972 vit pour la première fois l’admission de sept femmes, dont le futur major de promotion (Anne Chopinet). En 1976, l’école déménage à Palaiseau où elle occupe un campus de 186 hectares avec une surface bâtie de 155 000 . 3 200 personnes travaillent sur le site. Elle reçoit simultanément deux promotions de 500 élèves dont 100 étrangers par promotion. Les élèves français sont pour l’essentiel recrutés par un concours en sortie des classes préparatoires aux grandes écoles MP, PC, PSI, PT, et TSI, mais aussi sur dossier et concours pour quelques élèves de la filière universitaire en sortie de licence. Les élèves internationaux sont recrutés soit par le même biais que les élèves français (première voie) pour les élèves issus de classes préparatoires, soit par sélection sur dossier et examen oral (seconde voie), ce qui permet de recruter des universitaires internationaux.

[modifier] Directeurs généraux de l'école

  • général Michel Bizot (X 1811) : 1851-1854
  • général Paul Boutault (X 1811) : 1854
  • général Charles Eblé (X 1818) : 1854-1860
  • général Grégoire Coffinières (X 1829) : 1860-1865
  • général Idelphonse Favé (X 1830) : 1866-1870
  • général Juste Frédéric Riffault (X 1832) : 1870-1873
  • général Jean Durand (X 1833) : 1873-1876
  • général Louis André (X 1857) : 1894-1896
  • général Étienne Fillonneau (X 1885) : 1919-1921
  • général Georges Bunoust (X 1886) : 1921-1923
  • général François Royer (X 1895) : 1931-1934
  • général Maurice Dumontier (X 1902) : 1937-1939
  • général Henry Calvel (X 1902) : 1940-1941
  • général Pierre Durand (X 1904) : 1941-1943
  • général René Claudon : 1943-
  • général Jacques de Guillebon (X 1930) : 1957-1959
  • général Raymond Tissier (X 1927) : 1959-1962
  • général Bernard Cazelles (X 1931) : 1962-1965
  • général de brigade Ernest Mahieux (X 1930) : 1965-1968
  • général François Buttner (X 1937) : 1969-1972
  • général Pierre Briquet (X 1938) : 1973-1976
  • général Jean Augier (X 1942) : 1976-1978
  • général Jacques Saunier : 1978-1982
  • général Daniel Guillon (X 1951) : 1982-1985
  • général Dominique Chavanat : 1985-1988
  • général Paul Parraud (X 1958) : 1988-31 juillet 1993
  • général de brigade Henri Marescaux (X 1963) : 1er août 1993 - 31 janvier 1997
  • général de brigade Jean Novacq (X 1967) : 1er février 1997 - 31 juillet 2000
  • général de corps d'armée aérien Gabriel Berger de Nomazy : 1er août 2000 - 31 juillet 2005
  • général de brigade Xavier Michel (X 1972) : depuis le 1er août 2005 (général de division depuis le 1er août 2006)

[modifier] Enseignement

Le grand hall vu du lac.
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Le grand hall vu du lac.

[modifier] Enseignement scientifique

L'École polytechnique délivre à ses élèves une forte culture scientifique générale qui fait partie d'une longue tradition.

Le cycle de formation se déroule sur quatre ans :

  • Année 1 :
    • Formation humaine initiale de septembre à avril
    • Tronc commun de mai à mi-juillet.
  • Année 2 :
    • Formation pluridisciplinaire
  • Année 3 :
    • Approfondissement scientifique (système de majeures),
    • Stage de recherche.
  • Année 4 :
    • Spécialisation : en école d'application, dans une université étrangère ou formation par la recherche.

Les matières fondamentales incluent des modules dans les sciences suivantes : les mathématiques, les mathématiques appliquées, la physique, la mécanique, la chimie, la biologie, l'informatique et l'économie

Les langues font également partie des enseignements.

La « dynamique de l'univers » était une matière obligatoire jusqu'en 1968. À cette date, les élèves ont réclamé le remplacement de cet enseignement par un enseignement en informatique.

L'astrophysique continue de faire partie des enseignements, sous forme d'option en dernière année.

Des professeurs renommés délivrent ces enseignements. Parmi les professeurs qui ont enseigné, on peut citer : Laurent Schwartz (mathématiques, décédé en 2002), Jean Audouze (astrophysique), Alain Devaquet (chimie), Thierry de Montbrial (économie)...

[modifier] Activités de culture générale

Les disciplines de culture générale entrent depuis quelques décennies dans le cursus de formation. Les élèves reçoivent ainsi des enseignements en Humanités et Sciences Sociales, dénommées familièrement par les élèves et l'administration H2S (comme le symbole chimique du sulfure d'hydrogène). Ces enseignements sont obligatoires. Les choix proposés incluent des enseignements sur l'Histoire, la musique, l'architecture, l' art, la politique, le monde de l'entreprise…

Des professeurs renommés délivrent ces enseignements (Jean Delumeau est un ancien professeur,…).

[modifier] Laboratoires de recherche

L'école abrite plusieurs laboratoires de recherche, sur le site même ou à Paris.

Le Centre de Recherche en Gestion de l'École polytechnique a été créé en 1972 et est associé au CNRS depuis 1980. Site du Centre de Recherche en Gestion

[modifier] Groupes d'anciens élèves

Les anciens élèves se regroupent selon des centres d'intérêt, quelquefois avec d'autres écoles.

Les groupes suivants existent :

  • XMP entrepreneur
  • X-environnement (Site de X-environnement)
  • Groupe parisien des X
  • Groupes régionaux
  • X-Asie
  • X-USA Canada
  • X-Israël
  • X-Maroc
  • X-Afrique

etc.

[modifier] Traditions

Polytechniciens défilant lors des cérémonies du 8 mai 2005.
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Polytechniciens défilant lors des cérémonies du 8 mai 2005.

Le symbole de l’école, le X, vient de l'importance des mathématiques dans son enseignement. D'après certains, il viendrait également des deux canons croisés, symboles de l'artillerie, qui figurent sur le blason de l'école : mais cette explication n'est pas attestée par des sources vérifiables. En fait, les polytechniciens sont appelés X, car ce sont des « têtes à X » (ils sont fort en mathématiques). Dans leur livre L'argot de l'X (1894), Lévy et Pinet le confirment :

« C'est de l'importance même donnée à l'enseignement de l'ana, dont toute la langue est faite d'x et d'y qu'est venu le surnom d'X, universellement admis pour désigner les polytechniciens. Tous ne sont pas des mathématiciens, mais tous possèdent une connais­sance du calcul différentiel et intégral suffisante pour les applications des services publics. Disons de plus qu'aux époques troublées de notre histoire, en 1830 et en 1848, cette connaissance leur a particulièrement servi à ne pas être confondus avec tous les individus qui se déguisaient en polytechniciens pour se donner l'apparence de défenseurs de l'ordre. À ceux-là, quand on les rencontrait, on leur demandait la différentielle de sin x ou de log x, et, s'ils ne répondaient pas, on les faisait immédiatement coffrer.»


Sa devise, « Pour la Patrie, les sciences et la gloire » énoncée par Napoléon, marque l’attachement de l’École polytechnique au service de l’État et à l’excellence scientifique.

Les élèves de l’X de nationalité francaise ont un statut militaire d’officier durant leur scolarité. À ce titre, ils perçoivent une solde. Ils doivent suivre une formation initiale d’élèves officiers (notamment à Barcelonnette, au CIECM) et un service militaire ou civil au cours de leur première année scolaire (la durée de ce service a été réduite suite à la suppression du service national et à la réforme « X2000 » de la scolarité).

Tous les élèves (français ou non) possèdent un uniforme spécifique à l’X, appelé « Grand Uniforme » (ou GU). Celui-ci comporte notamment un bicorne et une épée (appelée tangente). Il est revêtu pour les cérémonies militaires et d’autres manifestations comme le bal de l’X. Les élèves ne portent normalement plus l’uniforme lors des enseignements.

Une délégation d’élèves de l’École polytechnique défile le 14 juillet en tête de l'Armée française sur les Champs-Élysées. Jusqu’à une époque récente, ce défilé était l’occasion d’un gag, souvent en forme de clin d'œil à l’actualité.

Une règle de savoir-vivre veut que le tutoiement soit de rigueur entre anciens élèves appartenant à des promotions de moins de dix ans d’écart, ou à l'initiative du plus ancien en cas d'écart supérieur.

Tous les ans, la Société Amicale des Anciens Éleves de l'École Polytechnique organise conjointement avec des élèves le Bal de l'X. Le bal a généralement lieu sous les dorures de l'Opéra Garnier, et est organisé sous le haut patronnage du président de la République. Événement majeur de la vie nocturne parisienne, de nombreuses personnalités françaises s'y rendent chaque année. Le bal est une tradition de longue date de l'école puisque le premier remonte à 1879.

[modifier] Quelques polytechniciens célèbres

Les polytechniciens défendirent Paris contre l’invasion étrangère en 1814. Une statue dans la cour d’honneur de l’école rappelle leur participation.
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Les polytechniciens défendirent Paris contre l’invasion étrangère en 1814. Une statue dans la cour d’honneur de l’école rappelle leur participation.

Articles principaux :

[modifier] Scientifiques

[modifier] Hommes politiques

[modifier] Industriels et PDG

[modifier] Militaires

[modifier] Autres polytechniciens célèbres

[modifier] Bibliothèque de l'École polytechnique

La bibliothèque de l'École polytechnique renferme de nombreux ouvrages scientifiques.

Le champ de ses activités embrasse l'intégralité des sciences exactes.

[modifier] Six citations typiques

  • « Bon sens et logique : un chef. Bon sens sans logique : un employé. Logique sans bon sens : une catastrophe. D’où l’échec de beaucoup de polytechniciens. » Auguste Detœuf dans Propos de O. L. Barenton, confiseur. Il était lui-même polytechnicien.
  • « Un polytechnicien n’est ni de droite, ni de gauche : il est dans l’axe. »
  • « Quelle est la différence entre Dieu et un polytechnicien? Dieu ne s'est jamais pris pour un polytechnicien ... »
  • X et religion : « Quelle est la différence entre un polytechnicien et Dieu ? Dieu conçoit et il réalise ! »
  • « Le plus difficile, ce n'est pas de sortir de Polytechnique, c'est de sortir de l'ordinaire. » Charles de Gaulle.
  • À propos d'un polytechnicien : « Il sait tout, c'est tout. » Jean d'Ormesson

[modifier] Anecdotes

  • Deux promotions d’élèves se trouvent simultanément à l’École polytechnique. Il était autrefois possible de savoir à quelle promotion appartenait un élève en regardant la couleur du liseré de son uniforme d’intérieur : il était jaune pour ceux entrés une année impaire et rouge pour ceux entrés une année paire. Si les uniformes d’intérieur ont depuis longtemps disparu, l’habitude d’appeler jônes les élèves issus de promotions impaires et roujes ceux de promotions paires s’est maintenue : la promotion d'un élève correspond à son année d'entrée à l'École, contrairement à de nombreuses autres écoles d'ingénieur. Les deux couleurs rouge et jaune font désormais partie de l'identité de l’X et on les retrouve notamment sur le logo officiel de l’École.
  • La revue des anciens élèves changeait d’ailleurs initialement de nom tous les ans, devenant La rouge et la jaune ou La jaune et la rouge au fil des années. Cette habitude s’est avérée être une source de multiples casse-têtes administratifs, notamment au moment de l’attribution d’un numéro ISSN et a été abandonnée : la revue s’appelle désormais La jaune et la rouge quelle que soit l’année.
  • Les élèves de classe préparatoire scientifique de première année sont appellés « 1/2 » (appelation désuète), les élèves de deuxième année « 3/2 », les redoublants de cette deuxième année sont appelés « 5/2 » et les triplants « 7/2 » (cas très rare).
Avant 1935, les appellations étaient respectivement bizut, carré, cube, bicarré, ce qui a été conservé dans les classes littéraires. Les bizuts devaient le respect aux puissances (carrés, cubes, bicarrés). Au début des années 30, professeurs et examinateurs ont observé un accroissement de la différence de niveau entre la classe de première année (qui était la classe de mathématiques spéciales préparatoires dite hypotaupe) et la classe de seconde année (la vraie classe de mathématiques spéciales dite taupe). Peu à peu, une distinction s'est opérée entre élèves de première année (hypotaupins ou hypos) et de seconde année (taupins).
Le moment décisif a été l'année 1936 quand l'École polytechnique décida de modifier le calcul de la puissance moyenne des candidats admis. Elle affecta la valeur 1/2 au lieu de 1 aux élèves de mathématiques spéciales préparatoires, 3/2 au lieu de 2 aux carrés et ainsi de suite : en quelque sorte, une dévaluation de l'hypotaupe ! À partir de cette date, les élèves de mathématiques spéciales préparatoires, puis de mathématiques supérieures à partir des années 40, furent appelés demis (au sens demi-taupins). Comme ce sont des puissances 1/2, on les appelle racines dans certains lycées. Dans cette logique, les 3/2 sont les élèves qui ont fait une hypotaupe puis une taupe, tandis que les 5/2 sont ceux qui ont fait une hypotaupe puis deux taupes. Sur leur calot, les élèves indiquaient leur puissance : une barrette argentée pour une hypotaupe, et une barrette dorée par année de taupe.
Il pouvait y avoir des cas particuliers : jusque dans les années 50, un élève qui entrait directement en taupe et redoublait recevait l'ancienne appellation de carré; un élève qui redoublait son hypotaupe était un deux-demis; quand il entrait ensuite en taupe, il devenait quatre-demis.
C'est dans les années 60 qu'un élève découvre une façon révolutionnaire de calculer certaines intégrales. Que vaut \int_1^2 x\, dx ? Évidemment 3/2 puisque pour intégrer l'X entre 1 et 2 (entre la première et la deuxième année de taupe), il faut être 3/2 ! On obtient de même la valeur 5/2 pour l'intégrale de l'X entre 2 et 3.
  • Évariste Galois, qui fut peut-être le mathématicien le plus brillant de son temps, échoua par deux fois au concours d'entrée (concours 1828 et 1829), n'hésitant pas à jeter une éponge à la tête de l'examinateur. Il finit par entrer à l'École normale supérieure (ENS), alors appelée École préparatoire, et d'un niveau considéré comme inférieur à l'époque.
  • Le mathématicien Charles Hermite fut reçu mais fut réformé à cause d'un pied bot[4].
  • Des générations de polytechniciens ont maudit le célèbre Lefébure de Fourcy, toujours grognant, toujours caustique, s'attirant parfois de vives répliques. Un élève ayant ânonné sa ré­ponse, Lefébure s'adresse à l'appariteur :
- Garçon, apportez une botte de foin pour le déjeuner de monsieur !
- Garçon, répond le candidat, apportez-en deux ; monsieur l'examinateur déjeune avec moi !

[modifier] La vie à l'École

L'association qui fédère les activités associatives de l'école s'appelle la KES. On peut noter un grand nombre d'actions sociales regroupées dans l'ASK (Action Sociale de la Kès), comme par exemple l'Association Tremplin qui agit en faveur de l'ouverture sociale des Grandes Écoles. On peut noter également un grand nombre d'activités ludiques comme le Bôbar (bar des élèves), le Styx (soirées de l'école), l'Atelier Des Ondes (ADO, s'occupant de la sonorisation des concerts) ou la chorale...

Le sport occupe une place essentielle dans la vie des deux promotions qui se côtoient sur le campus.

Les élèves ont 6 heures de sport hebdomadaires et sont regroupés en 17 sections sportives (athlétisme, aviron, badminton, basket-ball, course d'orientation, équitation, escalade, escrime, football, golf, hand-ball, judo, natation, tennis, rugby, voile qui devient Raid Nautisme pour la promo X2006 et les suivantes, volley).

De nombreuses manifestations sportives ouvertes à d'autres universités sont organisées par les sections : tournoi de judo de l'École polytechnique, le Raid Polytechnique, le Challenge international d'escrime de l'École polytechnique, les 24 heures Natation, le Jumping

Tous les ans est organisée sur le campus de l'école une soirée appelée "Point Gamma", qui regroupe entre 3000 et 8000 étudiants venus d'Île-de-France pour la plupart. Intégralement organisée par des élèves de l'école, cette soirée est souvent considérée comme un des plus grands bals étudiants de France. Historiquement, le "Point Gamma" est le nom du moment où le soleil passe sur l'équateur à l'occasion de l’équinoxe de printemps. Émile Lemoine, élève en 1861, est le premier à avoir alors imaginé un rite consistant à faire un défilé dans la cour de l'école en l'honneur du soleil. Désormais cette tradition est oubliée et ne reste du "Point Gamma" initial que le nom.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur École Polytechnique .

Quelques anciens élèves célèbres :

Les formations supérieures françaises :

Les Écoles d'ingénieur françaises :

Les écoles d'application de l'X : (ingénieurs ou spécialisation)

Quelques corps parmi ceux ouverts aux anciens élèves :

etc

[modifier] Bibliographie

  • Jean-Pierre Callot, Histoire de l'école polytechnique, ses légendes, ses traditions, sa gloire, Les Presses Modernes, 1958
  • Paul Tuffrau, École Polytechnique, Livre d'Or, Raymond Lacour, éditeur, 1962

[modifier] Notes

  1. Voir Lévy-Pinet, L'argot de l'X, 1894 :
    X : Caractère emprunté à l'algèbre, qui désigne à la fois le polytechnicien et l'École polytechnique elle-même. Un X est pour tous les taupins un être en quelque sorte supérieur, pour lequel ils professent le respect et l'admiration. L'étude presque exclusive des mathématiques, son état d'abstraction dans les x et les y, lui ont valu depuis longtemps d'être désigné par ce symbole. Un jour, Charlet, pendant une séance du conseil; s'amusa à représenter un polytechnicien frappé d'apoplexie. Le médecin accourt, lui ouvre la veine : il n'en sort pas une goutte de sang... seulement des x et des y.
    L'X désigne aussi l'école. La renommée, la popularité de l'institution sont encore si grandes que dans les collèges et les pensionnats, presque tous les bambins de la classe de huitième déclarent qu'ils se destinent à l'X.
  2. Code de l'éducation
  3. Arrêté du 12 septembre 2005 relatif à l'exercice de la tutelle du ministre de la défense sur divers organismes publics confié à la délégation générale pour l'armement (J.O. du 7 octobre 2005)
  4. Voir par exemple biographie sur bibmath, et mention R pour "réformé" en 1843 sur le site de la bibliothèque de l'X, rubrique famille polytechnicienne

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

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