1945

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Pour la manga de Keiko Ichiguchi, voir 1945 (manga).


Années :
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Cette page concerne l'année 1945 du calendrier grégorien.

Sommaire

[modifier] Événements

[modifier] ONU

[modifier] Amériques

[modifier] Amérique latine

  • 21 février : Ouverture de la Conférence panaméricaine extraordinaire de Chapultepec, près de Mexico, réunissant 21 États du continent américain, qui vont tenter d'établir un traité sur la solidarité interaméricaine.
  • 8 mars : La déclaration finale de la Conférence de Chapultepec proclame le principe de l'égalité des droits pour tous les hommes « quelles que soient leur race ou leur religion ». L’acte de Chapultepec recommande l’élaboration d’un traité d’assistance réciproque. Il est décidé que les pays qui n’ont pas encore déclaré la guerre au forces de l’Axe le feraient afin de pouvoir adhérer aux Nations Unies et ainsi de constituer un groupe américain puissant.
  • Entrée en guerre du Paraguay, de l’Uruguay, de l’Équateur, du Venezuela, du Chili et du Pérou. L’Argentine entre en guerre le 27 mars, un mois et trois jours avant le suicide d’Hitler.
  • 15 mars : Après plus d’un siècle de dictatures militaires, un réformiste, Juan José Arévalo, est élu à la présidence du Guatemala (fin en 1951).
    • Nouvelle Constitution démocratique au Guatemala, inspirée de celle du Mexique, et nouveau code du travail (journée de huit heure, salaire minimum, droit de grève et de syndicalisation). Un institut de sécurité sociale est créé et une campagne contre l’alphabétisme est lancée.
  • 28 juillet : Démocratie au Pérou. Élection comme président de José Luis Bustamante, à l’occasion d’une élection exceptionnellement honnête. L’Alliance populaire révolutionnaire américaine, le grand parti d’opposition de Haya de la Torre, qui n’a pas été autorisé à y participer, s’allie avec Bustamante. S’ouvre une période de réformisme de trois ans.
  • Juillet : Démission du président colombien Alfonso López Pumarejo qui pense promouvoir un accord avec l’opposition. En 1946 le pays entre dans une période d’extrême violence.
  • 9 octobre, Argentine : Le vice-président Juan Perón est relevé de ses fonctions par une fraction de l’armée qui lui est hostile.
  • 17 octobre, Argentine : Une immense foule d’ouvriers et de laissés-pour-compte envahit la place de Mai de Buenos Aires pour réclamer sa réintégration au gouvernement.
  • 18 octobre : Au Venezuela, un coup d’État appuyé par le parti social-démocrate AD (Acción Democrática) destitue Isaías Medina Angarita. Le leader de la junte, Rómulo Betancourt, élu président, établit la démocratie (trieno, 1945-1948) : suffrage universel, réforme agraire, révision des royalties payées par les compagnies pétrolières étrangères, lois favorables aux syndicats, arbitrage des conflits, etc. Forte de l’appui populaire, l’AD gagne toutes les élections partielles entre 1946 et 1948.
  • 29 octobre, Brésil : Renversement du président Getúlio Vargas au Brésil et déposé le 30 octobre par un groupe de généraux.
    • Après la victoire des Alliés, Vargas décide l’élection d’un nouveau président et d’un nouveau congrès pour le 2 décembre. Les militaires inquiets, s’emparent du pouvoir. Vargas se retire dans le Rio Grande do Sul. Les officiers désignent José Linhares, président de la Cour suprême, pour diriger le gouvernement jusqu’aux élections. Le général Eurisco Dutra, candidat du Partido Social Democratico, fondé par Vargas, est élu avec une majorité P.S.D. à l’Assemblée et au Sénat en décembre (début de mandat le 31 janvier 1946).
  • José Figueres Ferrer forme le parti social-démocrate au Costa Rica qui multiplie les critiques sur la corruption du régime.
  • Le Mexique devient officiellement membre de l’ONU.
  • Le PIB de l’Amérique latine progresse de 4,7% entre 1945 et 1955 (Argentine 2,1%, Pérou 4,8%, Équateur 4,8%, Brésil 5,7%, Mexique 6,1%). Avec un taux de croissance démographique de 2,7%, le PIB par habitant ne progresse que de 2% en dix ans.
  • La population du Guatemala, composée de 75% de paysans et de 80% d’Indiens parlant 19 langues, est analphabète à 72% (90% dans les régions indiennes).

[modifier] Canada

[modifier] États-Unis

  • Le prix Nobel de la paix est attribué à l'américain Cordell Hull.
  • 33% d’inflation entre septembre 1939 et août 1945.
  • 200 milliards de dollars de PNB.
  • 145 millions d’habitants.
  • 12 466 000 américains enrôlés dans l’armée, 322 188 tués, 700 000 blessés. Le coût total du conflit est de plus de 300 milliard de dollars. Il a été couvert par l’emprunt (135 milliards souscrits en bons de guerres) et par l’impôt (130 milliards).
  • 150 000 Juifs européens émigrent aux États-Unis après la guerre.
  • Développement du syndicalisme. L’AFL et le CIO comptent chacun six millions de membres en 1945.

[modifier] Asie

[modifier] Seconde Guerre mondiale Front Asie-Pacifique

Champignon atomique produit par l'explosion sur Hiroshima, le 6 août 1945
Champignon atomique produit par l'explosion sur Hiroshima, le 6 août 1945
  • 6 août : Après le rejet de l’ultimatum de Potsdam, un bombardier américain largue une bombe atomique au plutonium sur Hiroshima - Bilan : 75 000 morts et 90 000 blessés sur une population de 250 000 personnes.
  • Le gouvernement japonais reste en place à condition d’exécuter les instruction des vainqueurs : démilitarisation de la société, dissolution des zaibatsu (trusts enrichis par l’industrie de guerre), abolition de la police contrôlant l’opinion publique, réforme agraire, loi sur les unions ouvrières.
  • Communistes et nationalistes se retrouvent face à face en Chine. Mao Zedong domine le Nord, pénètre en Mandchourie occupée par les soviétiques. Tchang Kaï-chek regagne Nankin et récupère la plupart des grandes villes.
  • La Malaisie repasse sous contrôle britannique.

[modifier] Birmanie

  • 3 janvier : Les Britanniques prennent l'île d'Akyab et la Force 136 commence à livrer des armes aux « résistants » birmans.
  • 25 janvier : La 25e division indienne débarque sur l'île birmane de Ramree, prend la ville de Kyankpyu et occupe désormais toute la péninsule de Myeban (27 janvier). Le blocus japonais de la Chine est brisé, les forces chinoises font la jonction sur la route de Birmanie totalement dégagée.
  • 28 janvier : Le premier convoi parti d'Inde et ayant pris la route de Birmanie rebaptisée route Stilwell par Tchang Kaï-chek, arrive en Chine.
  • 27 mars : Les communistes de l'AIB (Armée nationale de Birmanie), sur les ordres de l'ex-collaborateur Aung San, se soulèvent contre les Japonais et prennent la capitale Rangoon, reprise le 3 mai par la 14e armée britannique.
  • Eté : La Birmanie est reconquise par les Britanniques.
  • 15 août : Création en Birmanie de la Ligue anti-fasciste du peuple pour la liberté (LAFPL) dont le but est de lutter contre le Royaume-Uni. Le secrétaire général de cette ligue Thakin Than Tun est le beau-frère du président Aung San qui rompt avec le marxisme.

[modifier] Corée

  • Février : Partition de la Corée : à la conférence de Yalta, les États-Unis et l’URSS s’entendent pour diviser la Corée au niveau du 38e parallèle pour veiller à la reddition et au désarmement des troupes japonaises.
  • 12 août : Invasion de la Corée du Nord par les Soviétiques. L'URSS apporte son soutient à Kim Il-sung, rentré en Corée en septembre avec un groupe de partisans antijaponais.
  • 6 septembre : Yo Unhyŏng proclame la République populaire en Corée occupée par les États-Unis.
  • 7 septembre : Les États-Unis, par leur représentant le général Hodge, dissolvent les Comités de libération nationale et déclarent la république populaire du 6 illégale. Ils soutiennent le nationaliste Syngman Rhee.
  • 10 septembre : Le parti communiste de Corée (fondé en 1925) installe ses bureaux en Corée occupée par l'Union soviétique.
  • La Corée du Nord fonctionne à partir de 1945 sur un schéma stalinien : l’économie est totalement socialisée et les habitants doivent vouer un culte de la personnalité au leader communiste Kim Il-sung.

[modifier] Inde

[modifier] Indonésie

  • 29 avril : Les occupants japonais acceptent la formation d’une Commission d’enquête pour la préparation de l’indépendance. Durant l’été, les mouvements de résistance contrôlent Java à l’exception des villes.
  • 11 août : Soekarno et Hatta sont investit d’un pouvoir à peu prés discrétionnaire. Le Japon capitule le 14/08.
  • 17 août : Deux jours après la reddition du Japon, les nationalistes indonésiens menés par Soekarno et Hatta proclament l’indépendance de la république d’Indonésie vis-à-vis des Pays-Bas à Batavia qui retrouve son nom de Djakarta. Les Pays-Bas s'y opposent.
  • 18 août : Une Constitution est proclamée. Soekarno devient président de la république d’Indonésie ; Hatta, vice-président.
  • Fin septembre : Les forces britanniques débarquent sur les îles. Faute de troupes, les Britanniques confient au Japonais le soin de maintenir l’ordre dans les régions où ils ne peuvent pas intervenir, mais à Java, les fonctionnaires japonais doivent céder la place à leurs adjoins indonésiens sous peine d’être abattus par la gendarmerie indonésienne. Les souverains locaux se rallient au gouvernement national qui a promis de respecter leur statut. Des entreprises hollandaises réquisitionnées par les japonais sont nationalisées. Une armée républicaine de volontaires s’organise. Mal équipée, peu expérimentée, elle est nombreuse et s’adapte vite à la guérilla.
  • Le conflit éclate quand les Hollandais tentent de reprendre en main leur ancienne colonie. Tandis que les troupes néerlandaises débarquent et que Van Mook arrive à Djakarta, Soekarno demande le retrait des troupes hollandaises, la suppression de l’administration civile remise en place et la reconnaissance du gouvernement indonésien.
  • Novembre : Devant la réticence de l’opinion britannique et les pressions internationales (monde musulman, Australie, États-Unis), les Hollandais doivent se résoudre à négocier.
  • 7 novembre : Création du Masjumi (Conseil consultatif des musulmans d’Indonésie), parti musulman conservateur rassemblant les grands propriétaires et certains éléments de la bourgeoisie (commerçants et entrepreneurs).
  • 14 novembre : Sutan Sjahir devient chef du gouvernement de la république d’Indonésie.
  • Au lendemain de l’indépendance, la capacité de production de l’Indonésie représente moins de la moitié de celle de 1940. Le pays manque de cadres, tous les postes importants étant réservés aux Hollandais.

[modifier] Indochine

  • 26 millions d’habitants au Vietnam.

[modifier] Europe

[modifier] Seconde Guerre mondiale Front européen

Soldats de l'amée rouge plaçant le drapeau soviétique sur le Reichstag de Berlin
Soldats de l'amée rouge plaçant le drapeau soviétique sur le Reichstag de Berlin

[modifier] Europe de l'Est

[modifier] Pologne
  • 21 avril : L'URSS signe un pacte d'amitié avec la république populaire de Pologne.
  • 28 juin : Après la défaite allemande, une coalition organise un gouvernement polonais d’union nationale, fusion des gouvernements de Londres et de Lublin, présidé par le socialiste Edward Osóbka-Morawski. Ce gouvernement est officiellement reconnu le mois suivant par les États-Unis et la Grande-Bretagne, qui ont obtenu des Soviétiques la promesse d’élections libres lors de la conférence de Yalta.
  • 6 juillet : Les États-Unis et le Royaume-Uni reconnaissent le gouvernement communiste polonais, Staline s’étant entre-temps rallié à leur position en matière de procédure au Conseil de sécurité des Nations unies.
  • Les conférences de Téhéran, de Yalta (février) et de Potsdam (août) fixent les frontières de la Pologne à la ligne Curzon à l’est (limitant la Pologne aux territoires purement polonais) et à la ligne Oder-Neisse à l’ouest.
  • Compte tenu des victimes de la guerre (6 millions dont 3 millions de Juifs) et des déplacements de population, la Pologne ne compte plus que 24 millions d’habitants contre 35 en 1938.

[modifier] Yougoslavie
  • 7 mars : Gouvernement provisoire du maréchal Tito. Il promulgue un programme de réformes sociales et économiques modérées.
  • 5 avril : Tito signe un accord avec l'Union soviétique permettant l’« entrée temporaire de troupes soviétiques sur le territoire yougoslave ».
  • Mai : Les partisans yougoslaves entrent dans Trieste.
  • Juin : Conférences de Moscou entre les représentants des Soviétiques, des Britanniques et des deux gouvernements yougoslaves : projets de fusion du gouvernement royal yougoslave et du Conseil de libération national.
  • Exécutions massives à Kočevski Rog, Teharje, etc.
  • 11 novembre : Élection d’une Assemblée constituante. Les modérés, officiellement empêchés de présenter des candidats, boycottent les élections. Les candidats du Front populaire, contrôlé par les communistes, obtiennent 80% des voix.
  • 29 novembre : L’assemblée proclame la République fédérale populaire de Yougoslavie.

[modifier] Roumanie
  • 24 février : Coup de force communiste orchestré par l'Armée rouge.
  • 3 mars : Gouvernement de coalition dirigé par Petru Groza, leader du Front des laboureurs et sympathisant communiste formé sous la pression soviétique. Les communistes occupent la plupart des postes clés, au cotés des socialistes et des nationaux-libéraux. Dans les mois qui suivent, ils s’emploient à supprimer toute opposition.
  • 23 mars : Loi sur la réforme agraire en Roumanie : expropriation sans indemnités des terres des « collaborateurs et criminels de guerre » et des propriétés de plus de 50 ha. La redistribution est confiée à des commissions paysannes souvent dirigées par des ouvriers communistes venus des villes. 1,5 millions d’ha sont confisqués et plus d’un million redistribués à 800 000 paysans, le reste constituant des « domaines d’État ».
  • 6 août : Les Soviétiques reconnaissent le gouvernement de Bucarest tandis que les Anglo-Saxons veulent s’assurer de sa représentativité.
  • Le roi Michel tente de se débarrasser de Petru Groza en formant un nouveau gouvernement « réellement démocratique », incluant les partis libéral et paysan. Groza refuse de démissionner et le roi en appelle aux Alliés (Coup d’État royal). Il se retire à Sinaïa et refuse de signer les décrets du gouvernement.
  • Décembre : A la Conférence des ministres des Affaires de Moscou, les Britanniques et les Américains exigent pour reconnaître le gouvernement Groza l’inclusion de représentants du PNP et du PNL, ce qui est fait non sans réticence.

[modifier] Hongrie
  • 20 janvier : Le gouvernement provisoire hongrois soutenu par les Soviétiques signe l’armistice à Moscou et lance de grandes réformes, notamment en confisquant les propriétés féodales et ecclésiastiques.
  • 13 février : Prise de Budapest par les Soviétiques après 50 jours de combat.
  • 4 avril : Le pays est libéré totalement de l’envahisseur allemand. Commission de contrôle alliée dirigée par le maréchal Kliment Vorochilov en Hongrie.
  • 22 septembre : la Russie et la Hongrie signent un accord économique.
  • 4 novembre : Le Parti des petits propriétaires, dirigé par Zoltàn Tidly, remporte les élections législatives au détriment du parti communiste avec 57 % des mandats. La république est proclamée en janvier 1946 et Tildy élu président. Un gouvernement de coalition est formé, avec une participation disproportionnée des communistes.

[modifier] Tchécoslovaquie
  • Mars : Rudolf Slansky est élu secrétaire général du parti communiste de Tchcoslovaquie.
  • 4 avril : Edvard Beneš installe un gouvernement tchèque, à forte proportion communiste, à Košice.
  • 5 avril : Le programme de Košice adopte le principe d’une république où Tchèques et Slovaques seraient traités sur un pied d’égalité, avec un programme de nationalisations, une réforme agraire et la planification de l’économie.
  • 5 mai : Sachant l’arrivée des armées soviétiques imminente, la population de Prague se soulève contre l’occupant nazi.
  • 9 mai : Les Tchèques s'étant soulevés contre les nazis, l'Armée rouge intervient et libère Prague dans la liesse populaire.
  • 16 mai : Le gouvernement Edvard Beneš s’installe à Prague.
  • En juin, la Tchécoslovaquie cède la Ruthénie à l'URSS.

[modifier] Europe de l'Ouest

  • 1er janvier : Entrée en vigueur en Suisse de la loi fédérale du 16 décembre 1943 relative à l'organisation judiciaire.
  • 3 mars : Évacuation des internés de Hinzert.
  • 27 avril : Proclamation de l’indépendance en Autriche. Le social-démocrate Karl Renner forme un gouvernement incluant des populistes, des communistes et des socialistes.
  • En mai, retour des premiers déportés et prisonniers de guerre.
  • 12 mai : Discours de Fulton. Première évocation par Winston Churchill du « rideau de fer » qui traverse l'Europe.
  • 14 mai : Proclamation d'indépendance de l'Autriche.
  • 23 mai : Arrêté par les Britanniques, Himmler, ministre de l’Intérieur du Reich et organisateur du système de répression, se suicide à Barnsted.
  • 31 mai-25 juin : Le gouvernent en exil de Johan Nygaardsvold revient s’installer en Norvège pour démissionner aussitôt, comme il en a pris l’engagement.
  • 5 juin : Déclaration de Berlin sur le statut de l’Allemagne occupée. Elle sera divisée en zones confiées aux États-Unis, à l’Union soviétique, à la Grande-Bretagne et à la France, qui exercent l’autorité suprême. La région de Berlin, également découpée en zones, sera commandée par une commission de contrôle. Les décisions concernant l’Allemagne entière seront prise à l’unanimité des quatre puissances.
  • 9 juillet : Les accords de Londres fixent les quatre zones d’occupation des Alliés en Autriche. Vienne, divisée en quatre secteurs, est soumise à une autorité quadripartite.
  • 16 juillet : Le roi Léopold II renonce à rentrer en Belgique où l’opposition à son retour est très vive. Il refuse cependant d’abdiquer.
  • 17 juillet-2 août : Conférence de Potsdam entre Truman, le Britannique Attlee et Staline. L’Union soviétique obtient des territoires de Prusse orientale, la frontière occidentale de la Pologne est fixée provisoirement par la ligne Oder-Neisse, les Allemands des territoires libérés seront expulsés. L’Autriche ne paiera pas de réparations. Les traités de paix seront préparés par les ministres des Affaires étrangères des cinq pays alliés (avec la Chine). Délimitation des quatre zones d'occupation en Allemagne. Staline refuse l’internationalisation des voies d’eaux européennes. Le démantèlement de l'industrie lourde de l'Allemagne est prévu. La question des réparations est réglée à la satisfaction de l’URSS qui obtient à Potsdam le droit de prélever non seulement ce qu’elle veut dans sa zone d’occupation, mais encore un quart de l’équipement des zones occidentales.
  • 26 juillet : Proclamation de Potsdam.
  • 17 août : l'Indonésie prend son indépendance des Pays-Bas.
  • 3 septembre : Application de la réforme agraire déjà engagée en Saxe dans la zone d’occupation soviétique : les propriétés de plus de 100 ha sont expropriées.
  • 9 octobre : En zone américaine, l’administration locale est confiée aux Allemands. Création des Länder.
  • 9 novembre-21 décembre : Conférence de Paris sur les réparations imposées à l'Allemagne.
  • 20 novembre : Ouverture du procès de Nuremberg de 24 chefs nazis(verdict le 1er octobre 1946).
  • 24 novembre, Norvège : Le chef du gouvernement collaborateur Vidkun Quisling, condamné à mort pour haute trahison, est exécuté.
  • 25 novembre : Victoire des populistes devant les socialistes aux élections législatives en Autriche.
  • 14 décembre : Le procès de Nuremberg révèle le massacre de six millions de Juifs.
  • 21 décembre : Fin de la conférence sur les réparations alors que les Soviétiques ont commencé les prélèvements dans leur zone. Les occidentaux recevront un certain pourcentage de biens d’équipements.
  • Début de la guerre froide.
  • Grèce : Les communistes acceptent que leurs forces armées soit dissoutes.

[modifier] France
Article détaillé : 1945 en France.

[modifier] Royaume-Uni
  • Le programme travailliste (Let Us Face the Future) marque le Royaume-Uni d’après 1945. La politique économique, d’inspiration keynésienne, donne le contrôle à l’État d’important secteur de l’activité. Les syndicats ouvriers (trade-unions) jouissent d’une force considérable. Ils poussent aux hausses de salaires et refusent les licenciements, alors que la productivité croit lentement et la compétitivité des produits britanniques se détériore.
  • Pour financer les réformes, Keynes se rend à Washington et obtient un prêt de 3,75 milliards de $ sur cinquante ans au taux avantageux de 2% après une période franche de cinq ans. En contrepartie, la Grande-Bretagne s’engage à ratifier les accords de Bretton Woods et restaurer dans un délai de douze mois la convertibilité du sterling en or.
  • Le Royaume-Uni aligne 5 millions de combattants, près de 5000 navires et plus de 10 000 avions. Ses soldats sont présents en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie. La guerre a fait 400 000 victimes, dont 60 000 civils. L’effort de guerre a mis le pays au bord de la banqueroute (17 milliards de £ d’endettement total), mais l’économie britannique est en bien meilleur état que celles des autres belligérants européens, au troisième rang mondial derrière les États-Unis et le Canada.

[modifier] Portugal
  • Autorisation du Mouvement d’union démocratique (M.U.D.), parti d’opposition. Il n’aura aucun représentant à la chambre. Cette prétendue libéralisation politique permet à Salazar de surveiller les opposants.
  • Création du P.I.D.E., Police internationale de défense de l’état (1945-1969). L’instruction des procès politiques est officiellement enlevée au juge pour être confiée à la police politique. Des tribunaux spéciaux (plenarios) sont créés à Lisbonne et à Porto.
  • Emprisonnement du président élu de l’Université de Coïmbra, Francisco Salgado Zenha.

[modifier] Espagne
  • 19 juin : L’Espagne franquiste est exclue de la future ONU à la conférence de San Francisco.
  • Juillet :
    • Condamnation du franquisme à Potsdam.
    • L’arrivée d’Alberto Martín-Artajo Álvarez comme ministre des affaires étrangères inaugure une nouvelle orientation (accès de démocrates chrétiens au gouvernement).
  • 19 juillet : Le Fuero de los Españoles (charte des Espagnols) proclame les droits et les devoirs du peuple.
  • Une loi du 22 octobre prévoie des consultations populaires par référendum.
  • La Junte d’union nationale et la Junte espagnole de libération se regroupent en un gouvernement en exil et se préparent à entrer en Espagne.
  • Dissolution des milices paramilitaires de la Phalange espagnole.

[modifier] Italie
  • 3 mars : Grèves insurrectionnelles dans le Nord déclenchées par le CLNAI. Le parti communiste italien appelle quelques jours plus tard au soulèvement armé.
  • 28 mars : Grèves des ouvriers de Milan et de Turin.
  • 18 avril : Nouvelle grève des ouvriers de Turin.
  • Avril : Offensive militaire alliée doublée des opérations des partisans en Italie du Nord.
  • 20-21-22 avril : Bologne, Modène et Reggio Emilia sont évacuées par les Allemands. Dans chacune des trois villes, les partisans s’insurgent et prennent le pouvoir avant l’arrivée des troupes alliées.
  • 24 avril : Insurrection de Gênes.
  • 24 avril : Insurrection de Milan.
  • 27 avril : Arrestation de Mussolini par des partisans alors qu’il tentait de passer en Suisse.
  • 28 avril : Benito Mussolini et Clara Petacci sont exécutés par des partisans italiens à Dongo avec une quinzaine de hiérarques dont Pavolini.
  • 29 avril : Les Britanniques prennent Venise, Padoue, Côme et les Américains Milan.
  • 2 mai : Les troupes allemandes capitulent.
  • 21 mai : Le CLNAI installe partout des administrations provisoires, annonçant une transformation radicale de la politique et de la société en Italie du Nord, mais Togliatti annonce à Milan que le parti communiste italien avait décidé de transformer la société italienne par voie légale, la pratique parlementaire et la participation au gouvernement du CLN.
  • Mai : Ivanoe Bonomi démissionne sous la pression de la nouvelle situation politique.
  • 19 juin-8 décembre : Gouvernement de Ferruccio Parri, leader du parti d’Action.
    • Les partisans de Haute-Italie prennent possession de nombreuses entreprises, expropriant les propriétaires accusés de collaboration, leur substituant des « conseils de fabrique » gérés par les ouvriers. Le gouvernement décide une épuration financière visant les entreprises ayant gagné de l’argent pendant la période fasciste. À l’automne, Parri élabore un plan économique prévoyant un impôt sur le capital et des avantages aux petites industries. Ces projets inquiètent les fonctionnaires de la Commission alliée qui contrôle l’Italie du Nord, et elle obtient la dissolution des conseils d’usines et le retrait de toute responsabilité au CLNAI.
  • 24 novembre : Sous la pression du parti libéral (conservateur), Ferruccio Parri doit démissionner.
  • 4 décembre : Après de longues négociations, le démocrate-chrétien Alcide De Gasperi forme un gouvernement avec les communistes et les socialistes.
  • 29 décembre : Congrès du parti communiste italien à Rome (fin le 8 janvier 1946). Il déclare vouloir prendre en charge l’héritage du Risorgimento et la défense des valeurs nationales.
  • La production industrielle représente 23% de celle de 1938. 1,6 millions de chômeurs.

[modifier] Afrique

  • 8-13 mai, Algérie : Massacre de Sétif et de Guelma à l'occasion de la célébration de la capitulation nazie. Ces manifestations aboutirent à des émeutes nationalistes algériennes. Il y eut 12 000 à 15 000 morts algériens suite à la répression militaire en réponse à l'assassinat de 109 colons par les émeutiers arabes. L'Algérie indépendante fixe à cette date le vrai début de la Guerre d'Algérie et elle revendique 45 000 morts dus à la répression militaire.
  • Septembre : États Généraux de la Colonisation réunis à Douala, réaffirmant l’attachement des colons aux formes les plus rétrogrades de la colonisation. Des émeutes nationalistes éclatent dans la partie française du Cameroun et sont réprimées dans le sang.
  • 20 décembre : Création du franc CFA (Colonie Française d’Afrique), avec une parité de 1 franc CFA pour 1,70 franc métropolitain, puis à partir du 17 octobre 1948, de 100 francs CFA pour 200 francs français.
  • La Libye et la Somalie sont mises sous mandat de l’ONU.
  • Grèves à Douala et au Congo belge.
  • Grèves en Rhodésie et en Afrique du Sud.
  • Emeutes agraires au Bouganda.
  • Premiers Africains au Conseil législatif à Zanzibar, au Tanganyika et en Ouganda.
  • Constitution Richards au Nigeria. Campagne de protestations et grève générale orchestrée par Nnamdi Azikiwe.
  • Le Ve Congrès panafricain de Manchester proclame la « détermination des Africains à être libres ». Kwame Nkrumah crée un Secrétariat National Ouest-Africain, activement soutenu par la WASU (West Africa Students Union) pour en appliquer concrètement les résolutions. Ce mouvement promeut l’idée d’une Fédération ouest-africaine, premier échelon vers la réalisation d’États-Unis d’Afrique.
  • Phase de croissance et de diversification économique en Afrique de l’Ouest (1945-1955).
  • Création du Lycée Terrasson de Fougères de Bamako.
  • Parution de la Voix du Congolais. La revue parait régulièrement de 1945 à 1959 sous l’autorité de son rédacteur en chef Antoine-Roger Bolamba.

[modifier] Océanie & Pacifique

[modifier] Proche-Orient

  • Janvier, Égypte : Le Premier ministre Ahmad Maher organise des élections qui sont boycottées par le Wafd. Les partis du gouvernement remportent la majorité des sièges parlementaires. L’Égypte déclare alors la guerre aux puissances de l’Axe, entraînant le mécontentement des forces politiques radicales.
  • 14 février : Rencontre historique à bord de l'USS Quincy, sur le canal de Suez, entre le président américain Franklin D. Roosevelt et le roi Abd el-Aziz Ibn Saoud d'Arabie saoudite.
    • La Grande-Bretagne décide de réduire sa subvention à l’Arabie saoudite tandis que les États-Unis maintiennent la leur. Ils envoient une mission militaire chargée d’instruire l’armée saoudienne et obtiennent la possibilité d’établir une base militaire à Dahran. De retour de Yalta, Roosevelt rencontre Ibn Sa’ud en mer Rouge sur le croiseur le Quincy.
  • 23 février : La Turquie déclare la guerre à l'Allemagne et au Japon.
  • 24 février : Le Premier ministre égyptien Ahmad Maher est assassiné par un jeune nationaliste.
  • 22 mars : À Alexandrie (Égypte), création de la Ligue arabe avec comme membres fondateurs : L'Égypte, l'Irak, le Liban, l'Arabie saoudite, la Syrie, la Transjordanie et le Yémen du Nord. Elle doit favoriser la coopération entre ses membre. Abd al-Azzam Pacha, un Egyptien, est nommé premier secrétaire général de la Ligue.
  • 29 mai : Après des manifestations réclamant l’indépendance promise, une véritable révolte éclate au Liban et en Syrie. Des affrontements sanglants ont lieu à Damas entre l’armée française et la police syrienne. Les Français bombardent Damas. La Grande-Bretagne menace d’intervenir militairement. Un cessez-le-feu est proclamé et les troupes françaises rentrent dans leur casernes.
  • 21 juin : La Syrie et le Liban relèvent tous les Français de leurs services.
  • Juillet :
    • L’émir saoudien Faysal se rend aux États-Unis.
    • Truman demande à la Grande-Bretagne qu’elle délivre 100 000 certificats d’immigration en Palestine pour les rescapés de la Shoah. Devant le refus de Londres, Truman décide de porter la question sur la place publique.
  • Octobre : Manifestations populaires pour le retrait des troupes britanniques en Égypte. Elles dégénèrent en actes de pillages et de violences.
  • 13 décembre : Français et Britanniques négocient leur évacuation définitive de la Syrie et du Liban.
  • 20 décembre : Le gouvernement égyptien demande officiellement la révision du traité de 1936 avec la Grande-Bretagne.
  • Décembre : En Irak, le soulèvement kurde mené par Mulla Mustafa Barzani est réprimé. Barzani se réfugie avec ses partisans dans le kurdistan iralien pour créer la république de Mahabad.
  • Attentats successif dans le quartier juif du Caire, perpétrés par les Frères musulmans.
  • A la fin de la période mandataire, les propriétés juives représentent 6,6% de la superficie totale de la Palestine et environ 12% de la surface agricole utile.
  • Des revenus pétroliers importants surviennent pour les pays du Golfe après 1945.

[modifier] Arts & culture

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Article détaillé : 1945 en science.
Article détaillé : 1945 en aéronautique.

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