1979

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1976 1977 1978  1979  1980 1981 1982

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Cette page concerne l'année 1979 du calendrier grégorien.

Sommaire

[modifier] Événements

  • 26-27 mars : Conférence de l’OPEP. Le prix du pétrole augmente de 20%. Début du deuxième choc pétrolier.
  • 15-18 juin : Accords SALT 2 signés à Vienne par Brejnev et Carter, ils ne seront jamais ratifiés du fait de l'invasion de l'Afghanistan.
  • 28-29 juin : Sommet du G7 à Tokyo qui refuse toute régulation à l’échelle internationale concertée face au second choc pétrolier et à l’inflation mondiale. Tokyo et Bonn rejoignent Paris pour imputer la responsabilité du second choc pétrolier au laxisme monétaire et au gaspillage énergétique des États-Unis.
  • 3-9 septembre : Réunion des pays non-alignés à La Havane : Tito conduit les modérés dans leur opposition à la position prosoviétique du leader cubain Fidel Castro.
  • 27 décembre : Intervention soviétique en Afghanistan, fin de la détente. La guerre entre procommunistes et maquisards islamistes dure dix ans et s’achève par le retrait unilatéral des soviétiques incapables de contrôler le pays.
  • Les négociations pour la reprise des relations bilatérales entre la Chine et l’Union soviétique qui débutent fin 1979 sont interrompues au début de 1980, avant de reprendre en 1982.

[modifier] Europe

  • 1er janvier : Entrée en souveraineté du canton du Jura dans la Confédération suisse.
  • 1er mars : Élections législatives en Espagne. L’UCD obtient 37% des suffrages (elle doit gouverner avec l’Alianza Popular).
  • 3 mars : Gouvernement de Wilfried Martens en Belgique.
  • 13 mars : Dans la CEE, entrée en vigueur du SME (Système Monétaire Européen) et de l'Ecu, monnaie de compte.
  • 2 juin : Premier voyage du pape Jean-Paul II en Pologne.
  • 7-10 juin : CEE : Premières élections au parlement européen au suffrage universel dans les neuf pays membres de la CEE. Les chrétiens-démocrates et les sociaux démocrates dominent, mais doivent passer des compromis. Simone Veil est élue président de l’Assemblée.
    • Élection de 81 députés britanniques au Parlement européen de Strasbourg : 60 conservateurs, 17 travaillistes, un nationaliste écossais et trois irlandais.
  • 1er août, Portugal : Démission du gouvernement de Carlos Mota Pinto et dissolution du parlement. Gouvernement de transition de Maria de Lourdes Pintasilgo. Victoire de la droite modérée aux élections législatives de décembre.
  • 12 décembre : Décision de déploiement des Cruise et des Pershing II en Europe de l'Ouest en 1983 si l'URSS laisse les SS-20, début de la « crise des missiles ».
  • La Catalogne et le Pays basque acceptent par référendum le statut d’autonomie.
  • Réforme du Parti socialiste ouvrier espagnol (Felipe González abandonne son poste de mai à octobre). Toute référence au marxisme-léninisme est exclue de la charte socialiste. Le parti fait la conquête de presque toutes les mairies entre 1979 et 1982.
  • Condamnation et emprisonnement en Tchécoslovaquie des intellectuels dirigeants le mouvement d’opposition au régime (l’écrivain Václav Havel, le journaliste et dramaturge Jiří Dienstbier, le journaliste Petr Uhl et le mathématicien et philosophe Václav Benda). Un groupe dissident, le Comité pour la défense des personnes injustement persécutées, continue à communiquer à l’Occident des informations sur les conditions de vie en Tchécoslovaquie.

[modifier] Royaume-Uni

  • « Hiver du mécontentement » sous le ministère travailliste Callaghan (début 1979). Les grèves exaspèrent la population (29,5 millions de journées de travail perdues pour cause de grève).
  • 28 mars : Le gouvernement Callaghan tombe pour n’avoir pas réussit à faire voter par référendum la dévolution de l’autonomie à l’Écosse et au pays de Galles.
  • 3 mai : Les élections ramènent les conservateurs au pouvoir.
Margaret Thatcher
Margaret Thatcher
  • 4 mai : Margaret Thatcher, du parti conservateur, qui ne cache pas son intention de démanteler l’État-providence et de « casser » les syndicats, devient premier ministre du Royaume-Uni. Elle est la première femme à occuper ce poste (jusqu'en 1990).
  • 27 août : Attentat de l’IRA qui coûte la vie à Lord Mountbatten.
  • Margaret Thatcher présente un programme inspiré des idées libérales et monétaristes ; une politique monétaire ferme pour lutter contre une forte inflation, des stimulants fiscaux pour redonner du tonus aux entreprises privées, un abaissement du pouvoir syndical. Geoffrey Howe, chancelier de l’Echiquier (1979-1983), entend marquer une rupture avec le passé. L’impôt sur le revenu voit son taux standard passer de 33 à 30 % et son taux maximal diminué de 83 à 60 %, mais pour éviter un approfondissement du déficit, il faut augmenter la TVA de 8 à 15 %. Du côté des dépenses, comme les crédits affectés au maintien de l’ordre et à la défense croissent, on diminue les budgets des services publics relevant des autorités locales, du logement et de l’éducation. La priorité est accordée à la lutte contre l’inflation, afin de bénéficier des avantages que procure la stabilité des prix. La progression des dépenses sociales, qui sont passées entre 1945 et 1979 de 8 à 22 % du PNB, est enrayée.
  • Suite à sa défaite, le parti travailliste effectue un virage à gauche avec l’élection à sa tête de Michael Foot (1980), qui préconise la planification de l’économie, davantage de nationalisations, l’augmentation des impôts, le retrait de l’Europe et l’abandon immédiat de tout armement nucléaire. La fraction modérée (Jenkins, Williams, Rodgers, Owen) fait sécession pour fonder le parti social-démocrate (SDP) qui négocie une alliance avec les libéraux de David Steel en vue des élections de 1983.

[modifier] Italie

  • 31 janvier : Le gouvernement Andreotti donne sa démission quand les communistes annoncent qu’ils retournent dans l’opposition.
  • 13 mars : L’Italie adhère au SME.
  • 21 mars : Après l’échec de Ugo La Malfa (PRI), Giulio Andreotti forme un nouveau gouvernement.
  • 31 mars : N’ayant pas obtenu la confiance au Sénat, Andreotti démissionne.
  • 1er avril : Face à l’absence de majorité parlementaire, le président de la République dissout le Parlement.
  • 7 avril : La lutte contre les terroristes s’étend aux milieux universitaires et intellectuels. 25 professeurs et intellectuels, dont le philosophe de l’université de Padoue Toni Negri sont arrêtés par la police. Della Chiesa démantèle les Brigades Rouges (1979-1981).
  • Aux élections de juin, le PCI passe de 34,4% à 30,4% des voix, le PSI augmente un peu, la DC se maintient à la baisse (38,3%) et le parti radical de Marco Pannella passe de 1,1% à 3,5%.
  • 22 juin : Le gouvernement Andreotti, qui avait assuré les affaires courantes pendant les élections, démissionne. Les communistes refusent d’appuyer un gouvernement dans lequel ils ne seraient pas représentés par des ministres.
  • 5 août : Le démocrate-chrétien Francesco Cossiga forme un gouvernement avec la participation des libéraux.
  • 12 septembre : Une éruption de l'Etna, en Sicile (Italie) fait 12 morts.
  • En novembre, Enrico Berlinguer annonce la nouvelle ligne du PCI : la solution d’alternative démocratique, soit l’alliance avec le PSI contre la DC.
  • Semaine de 39 heures. Plan d’assainissement triennal.
  • Le recensement estime à une fourchette de quatre à sept millions le nombre de personnes travaillant illégalement. Cette économie souterraine, bénéficiant de coûts de production assez bas, se révèle être un appui non négligeable pour l’économie italienne dont l’état réel est moins catastrophique que les chiffres officiels le laissent entendre.

[modifier] France

Article détaillé : 1979 en France.

[modifier] Afrique

  • Raid sud-africains en Angola en soutient à l’UNITA.

[modifier] Economie & société

  • Autorisation des syndicats Noirs en Afrique du Sud. Les syndicats multiraciaux restent interdits.
  • Le Nigeria subit une grave crise économique due au ralentissement des exportations de pétrole (chômage, inflation...).
  • Déclaration de Monrovia : les responsables politiques africains s’engagent à promouvoir le développement économique et social et l’intégration de leurs économies en vue d’accroître leur indépendance.
  • Le FMI impose au Sénégal un Plan d’ajustement structurel (PAS), impliquant la diminution des dépenses publiques en vue de rétablir l’équilibre du budget, la liquidation des entreprises non rentables et la privatisation des firmes potentiellement ou réellement rentables, la dévaluation de la monnaie nationale, la compression des effectifs des administrations publiques et du secteur public. Les PAS se répandent dans tous les pays africains, provoquant des licenciements et des réductions de salaire, la hausse des prix, la réduction massive de l’offre scolaire, la détérioration des systèmes de santé et des conditions d’existence.
  • 44,2% de la population d'Afrique du Nord habite en ville en moyenne.

[modifier] Amériques

[modifier] États-Unis

Manifestation à Washington DC contre la prise d'otages, 9 novembre 1979
Manifestation à Washington DC contre la prise d'otages, 9 novembre 1979
  • Création de la « Majorité morale » par les leaders de la droite religieuse et populiste et ceux de la « Nouvelle Droite ».
  • 69 centrales nucléaires civiles sont en fonction aux États-Unis.
  • Les États-Unis importent 50% du pétrole qu’ils consomment.

[modifier] Amérique latine

  • Janvier : Le pape Jean-Paul II visite le Mexique.
  • 27 janvier-12 février : Troisième conférence de l’épiscopat latino-américain de Puebla, au Mexique. Les théologiens de la libération sont écartés des débats.
  • 12 mars : Luís Herrera Campíns, démocrate-chrétien au pouvoir au Venezuela.
  • 13 mars : Coup d'État à Grenade (Maurice Bishop).
  • 15 mars, Brésil : Le général João Figueiredo prend le pouvoir, et le pays amorce un timide retour à la démocratie.
  • 16 mars, Nicaragua : Les trois tendances du FSLN forment une direction nationale unique.
  • 29 mars : Révolution sandiniste au Nicaragua (fin en 1990). L’offensive finale est lancée. La dictature de Somoza ne peut plus compter sur aucun soutien.
  • 29 juin : En Bolivie, les élections ne dégagent pas de net vainqueur. Siles (35,9%) arrive en tête devant Paz (35,8%) et Banzer (14%), mais sans disposer de majorité absolue. Le Parlement se révèle incapable de trancher entre Siles et Paz et le président du Sénat Wálter Guevara Arze assure l’intérim pour un an (8 août). Les manœuvres politiques et les complots se multiplient pour préparer l’échéance électorale suivante. À l’Assemblée, l’armée est accusée de corruption.
  • 17 juillet : Somoza fuit le Nicaragua.
  • 19 juillet : Chute de la dictature de Somoza, lâchée par les États-Unis, au Nicaragua. Prise du pouvoir par les Sandinistes. Le FSLN fait une entrée triomphale dans Managua. Une junte de gouvernement de reconstruction nationale de cinq membres se met en place, comprenant les différentes tendances de l’opposition. Son programme est clairement sandiniste : confiscation des biens de la famille Somoza, suppression de la Garde nationale, nationalisation du système bancaire, et du commerce extérieur, réforme agraire. L’économie mixte doit être atteinte par la création d’un secteur nationalisé, appelé « aire de propriété du peuple » qui doit coexister avec le secteur privé et un secteur mixte. Le secteur privé conserve cependant une nette prépondérance (60% du PNB en 1980). Des divergences apparaissent entre la bourgeoisie et les Sandinistes, qui s’imposent peu à peu à l’exécutif comme au législatif tout en conservant le pluralisme politique.
  • 10 août : Le populiste Jaime Roldós Aguilera (38 ans), est élu démocratiquement président de l’Équateur. Il forme un gouvernement réformiste.
  • 31 août : Les États-Unis révèlent qu'une brigade soviétique est stationnée à Cuba.
  • 3-9 septembre : Conférence des non-alignés à la Havane, qui marque l'échec et la fin du mouvement.
  • 15 octobre : Coup d’État réalisé par de jeunes officiers réformistes au Salvador destiné à prévenir une évolution à la nicaraguayenne. Ils lancent un processus de démocratisation du pays, mais la « junte révolutionnaire de gouvernement » dirigée par le colonel Adolfo Majano-Ramos qui s’installe se trouve dans l’impossibilité d’affirmer son autorité face à l’armée qui continue à réprimer toute forme de contestation sociale au nom de la lutte contre le communisme. La réforme agraire décrétée le 5 mars 1980, tout comme la réforme du commerce extérieur et celle de la banque ne peuvent être menés à bien. Les organisations révolutionnaires refusent de soutenir ce qu’elles qualifient de coup d’État proaméricain. Leurs violences font écho à celle des escadrons de la mort.
  • 1er novembre : En Bolivie, coup d'État du général Alberto Natusch Busch, qui prend le pouvoir, devenant le 55 e président de la République. L'armée organise la dissolution de l’assemblée.
  • 16 novembre, Bolivie : Le général Alberto Natusch Busch, après 16 jours de régime militaire et 200 morts, se retire et les militaires remettent le pouvoir aux civils, la présidente de l’Assemblée, Lidia Gueiler Tejada, devenant président de la République.

[modifier] Asie

  • 27 décembre : Intervention de l'Union soviétique en Afghanistan.
    • Incapable de contenir la rébellion, Mohammad Taraki et Hafizullah Amin sollicitent l’aide militaire des Soviétiques. Le 27 décembre, le Président Amin est renversé et tué lors d’un coup d’État soutenu par les Soviétiques, et l’Afghanistan est occupé par leurs troupes.
  • 26 décembre : Babrak Karmal, ancien vice-président écarté et exilé en 1978, est installé à la présidence de l'Afghanistan (fin en 1986). L’insurrection se poursuit, et plus de 3 millions de personnes passent la frontière pour se réfugier au Pakistan. Les troupes soviétiques (120 000 hommes) s’enlisent, ne contrôlent qu’une faible partie du pays, subissent des pertes (15 000 tués) et finalement se démoralisent.

[modifier] Asie du Sud-Est

  • Les troupes vietnamiennes tentent de vaincre les forces de la guérilla antigouvernementale au Cambodge (1979-1989).
  • Des réfugiés cambodgiens et laotiens affluent en Thaïlande, qui doit également faire face aux pressions vietnamiennes sur sa frontière.
  • Conférence à Genève sur la question des réfugiés.
  • Le gouvernement birman met l’accent sur l’autonomie de la Birmanie, en réduisant sa dépendance vis-à-vis de l’aide étrangère et en différant son adhésion à la Banque asiatique de développement. La Birmanie rompt même ses liens avec le groupe des pays non-alignés en 1979 pour protester contre ses inclinations pro-soviétiques ; elle y sera réadmise en août 1992.
  • Situation alimentaire tragique au Cambodge selon l’ONU.
  • Le nombre de réfugiés fuyant les régimes communistes culmine avec 393 562 départs (1 359 260 départs de 1975 à 1989).

[modifier] Sous-continent Indien

  • Charan Singh, ministre indien de l’Intérieur, accuse publiquement le Premier ministre Morarji Desai de népotisme au début de l’année.
    • Troubles entre hindous et musulmans dans plusieurs États. Le RSS, bras temporel du Jan Sangh, est accusé d’en être l’instigateur.
    • Charan Singh démissionne pour protester contre l’attitude de Morarji Desai qu’il accuse de soutenir le Jan Sangh.
  • 4 avril : Pendaison d'Ali Bhutto au Pakistan.
  • 22 juillet : Morarji Desai démissionne et Charan Singh devient Premier ministre (15 août). Compte tenu du fait qu’il risque de ne pas obtenir la confiance de l’Assemblée, il est convenu qu’il réglerait les affaires courantes jusqu’aux élections de janvier 1980.
  • 17 octobre : Mère Teresa obtient le prix Nobel de la paix pour son aide aux déshérités de l’Inde.
  • Violentes émeutes antimonarchistes au Népal. Le roi Birendra accepte de soumettre au vote populaire une réforme politique, introduisant le suffrage universel pour l’élection des conseils locaux.
  • La situation économique se dégrade à nouveau en Inde par la conjugaison d’une nouvelle mousson et du second choc pétrolier.

[modifier] Océanie, Pacifique & Antarctique

[modifier] Proche-Orient

  • Février : Incidents de frontière entre l’Irak et l’Iran.
  • Mars : Jimmy Carter doit intervenir, mais ne parvient pas à modifier la nouvelle orientation de l’accord israélo-égyptien qui laisse de côté la question des territoires.
  • 26 mars : Traité de paix entre l'Égypte et Israël (Washington) mettant fin à la guerre qui durait depuis 1948. L'Égypte reconnaît l'État israélien, qui évacue le Sinaï.
  • Avril :
    • Saad Haddad proclame l’État du Liban libre dans la région qu’il contrôle (Liban Sud). La Syrie ne parvient pas à dominer le réduit chrétien et diminue son engagement au Liban.
    • Face à la menace iranienne, l’Irak conclu avec l’Arabie saoudite un accord de sécurité par lequel l’Irak s’engage à défendre l’Arabie saoudite en cas d’agression iranienne ou de menace soviétique.
  • 26 mai : Israël restitue officiellement à l'Égypte la ville d'El Arich, capitale du Sinaï, en application des accords de Camp David. Pour sortir de l’impasse, la question des territoires jordaniens et syriens occupés par Israël est occultée, ainsi que les problèmes des implantations de colons juifs en Cisjordanie et à Gaza, du statu ultime de Jérusalem et de l’autonomie palestinienne. La coalition arabe anti-israélienne perd sa principale force militaire.
  • 29 mai : Les pourparlers sur l’autonomie palestinienne reprennent entre l'Égypte et Israël en même temps que le retrait israélien du Sinaï (1979-1982).
  • 6 juin : Attentats islamistes en Syrie. Un commando attaque l’école d’artillerie d’Alep et assassine 83 cadets, tous de confession alaouite. Le mouvement islamiste s’implante surtout dans les grandes villes du Nord (Alep, Hama, Homs, Lattaquié) et délaisse Damas solidement tenue par les forces armées et policières du régime.
  • 16 juillet : Saddam Hussein devient Président de la République en Iraq après avoir écarté du pouvoir son oncle, le général Ahmad Hasan al-Bakr, dirigeant baasiste historique. Il cumule les fonctions de président de la République, secrétaire général du Ba’th, chef du conseil de commandement de la révolution et commandant en chef des forces armées. Dans les jours qui suivent, ses opposants au sein du Ba’th, en majorité chiites, sont éliminés.
  • Octobre : Les tensions entre le Yémen du Sud et le Yémen du Nord, aiguisées par la découverte de gisements pétroliers sur des frontières mal définies, poussent le gouvernement du sud à l’allier avec l’Union soviétique, à laquelle il accorde des facilités navales et aériennes.
  • 20 novembre : Un groupe d’exaltés s’empare de la grande mosquée de La Mecque et proclame son chef le mahdi, homme guidé par Dieu. Les forces de polices saoudiennes, aidées par un contingent du GIGN français, reprennent le contrôle des lieux après quinze jours de siège. Les insurgés sont tous exécutés. L’affaire remet en cause le dogme de la protection des villes saintes par le régime saoudien, qui doit retrouver une légitimité en luttant contre les hérésies de l’Islam.
  • Novembre : Les populations chiites du royaume saoudien, qui n’ont pas le droit de célébrer leurs culte, prises dans l’exaltation de la révolution iranienne, organisent des manifestations religieuses immédiatement réprimées par la police (19 morts).

[modifier] Iran

Article détaillé : Révolution iranienne.
  • 16 janvier : Fuite du shah d'Iran Mohammad Reza Pahlavi, atteint d’un cancer.
  • 1er février : Proclamation de la république islamique en Iran. L’ayatollah Khomeyni, alors en exil en France, rentre en Iran et fonde une république islamique vasée sur le retour à la pureté religieuse et sur le rejet de l’occidentalisation.
  • 11 février : L’ayatollah Khomeyni annonce la victoire de la révolution et prend le pouvoir. Il établit une théocratie autoritaire où il s’attribue le pouvoir suprême d’arbitrage. Mehdi Bazargan devient son premier ministre (fin le 5 novembre).
  • 30 mars: La république islamique est approuvée par référendum.
  • Avril : Deuxième choc pétrolier suite à la révolution iranienne. Les grèves dans l’industrie iranienne du pétrole stoppent les exportations iraniennes et déclenchent une seconde vague de panique chez les pays consommateurs, qui effectuent des achats de précaution. Le cours du baril de brut triple, de 12,70 à 36 dollars entre 1979 et 1980.
  • 4 novembre : Crise iranienne des otages. Quand Jimmy Carter accepte que le shah se fasse soigner à New York, des extrémistes iraniens contrôlés par le nouveau pouvoir occupent l’ambassade américaine de Téhéran et détiennent 66 otages pendant quinze mois (fin le 20 janvier 1981).
  • L’Iran de Khomeyni, hostile au « grand Satan » américain, déteste aussi l’Union soviétique et lui barre l’accès au golfe Persique et aux gisements pétroliers. Il suscite son inquiétude de voir s’étendre la contestation religieuse en Asie centrale soviétique, une des raisons de l’intervention en Afghanistan.

[modifier] Arts & culture

[modifier] Arts plastiques

[modifier] Tauromachie

[modifier] Sciences & techniques

Article détaillé : 1979 en science.
Article détaillé : 1979 en aéronautique.
Article détaillé : 1979 dans les chemins de fer.

[modifier] Sports

Article détaillé : 1979 en sport.
Article détaillé : 1979 en football.

[modifier] Naissances en 1979

[modifier] Janvier

[modifier] Fevrier

[modifier] Mars

[modifier] Avril

[modifier] Mai

[modifier] Juin

[modifier] Juillet

[modifier] Août

[modifier] Septembre

[modifier] Octobre

[modifier] Novembre

[modifier] Decembre

[modifier] Décès en 1979