1990

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Années :
1987 1988 1989  1990  1991 1992 1993

Décennies :
1960 1970 1980  1990  2000 2010 2020

Siècles :
XIXe siècle  XXe siècle  XXIe siècle

Millénaires :
Ier millénaire  IIe millénaire  IIIe millénaire


Chronologie mensuelle :
Jan - Fév - Mar - Avr - Mai - Juin
Juil - Aoû - Sep - Oct - Nov - Déc


Chronologies thématiques :
Aéronautique  Architecture  Automobile  Bande dessinée  Chemins de fer  Cinéma  Droit  Football  Jeu vidéo  Littérature  Musique  Santé et médecine  Science  Sociologie  Sport  Théâtre  TV


Autres calendriers :
Romain  Chinois  Grégorien  Hébreu  Hindou  Musulman  Persan  Républicain

Cette page concerne l'année 1990 du calendrier grégorien.

Sommaire

[modifier] Événements

[modifier] Afrique

[modifier] Amériques

  • 15 février :
  • 25 février : Élections libres au Nicaragua. Le sandiniste Daniel Ortega est battu à élection présidentielle par la candidate de l’Union nationale d’opposition (UNO), Violeta Chamorro, veuve du dirigeant politique assassiné en 1978. Ortega déclare que « le changement de gouvernement ne signifie pas la fin de la révolution » et que son parti, fort de 40% des suffrages et du contrôle des syndicats, continuerait à gouverner « d’en bas » afin de protéger les acquis de la révolution. Les sandinistes conservent le contrôle de l’armée. La situation reste instable jusqu’à la conclusion d’une trêve définitive avec les contras en 1994.
  • Février : Réduction de la dette du Mexique de 12 % suite au plan Brady. Le pays peut reprendre sa croissance tout en payant ses intérêts, après avoir libéralisé son économie.
  • 11 mars - 26 septembre : Crise d'Oka au Québec. Conflit entre les Mohawks et la sûreté québécoise (question du partage territorial et des droits des Indiens au Canada).
  • 15 mars : Fernando Affonso Collor de Mello devient président de la République du Brésil (fin en 1992). Il lance le premier “Plan Collor”, radical mais anticonstitutionnel : tous les comptes en banque rémunérés de plus de 50$ sont gelés, une nouvelle monnaie est créée et diverses mesures sont prises pour réduire le rôle de l’État. La situation économique est si mauvaise (89% d’inflation en mars) que personne ne réagit. Le plan échoue.
  • 4 avril : Reprise du dialogue au Salvador. Un accord signé à Genève prévoit la participation de l’ONU comme médiateur dans le règlement de la guerre civile.
  • 18 juillet : Alberto Fujimori devient président du Pérou. Il parvient à circonscrire les effets du mouvement terroriste du Sentier lumineux, d’inspiration maoïste et totalitaire, en recourant à des moyens souvent illégaux et en profitant pour asseoir son pouvoir personnel.
  • Haïti : élection de Jean-Bertrand Aristide, après une trentaine d'années de gouvernements militaires.
  • 60 000 morts au Nicaragua depuis 1979.
  • Création d’un Fond d’investissement social d’urgence au Nicaragua.
  • Le président George Bush et le président mexicain Carlos Salinas se prononcent en faveur d’une extension de l’ALE au Mexique.
  • Programme « Tortilla-solidarité » au Mexique, consistant à offrir un kilo de tortillas par jour aux 2,3 millions de familles les plus pauvres.
  • La Bolivie, la Colombie, l’Équateur, le Pérou et le Venezuela décident de relancer le pacte andin sur de nouvelles bases.

[modifier] États-Unis

  • Lois sur la pureté de l’air (Clean Air Act), sur la protection des droits des handicapés, sur l’augmentation du nombre des émigrants et sur la réduction du déficit. Bush accepte une nouvelle hausse de la fiscalité.
  • La population des États-Unis est de 248,7 millions de personnes (9,9% de plus qu’en 1980).
  • Ralentissement de l’activité, résultant du surendettement de l’économie.
  • Baisse du salaire hebdomadaire moyen : il passe de 300 dollars constants 1982 pendant les années 1970 à 250 dollars dans la première moitié des années 1990. La plupart des emplois créés se font dans les PME qui ne garantissent pas les prestations sociales des grandes entreprises.

[modifier] Asie & monde indien

  • Janvier : Une loi introduisant le multipartisme est votée au Kazakhstan.
  • 16 février : Adoption du drapeau de Hong Kong.
  • 21 mars, Mongolie : Au sein du parti communiste, la crise économique contraint le président Jambyn Batmonkh à la démission. La référence au rôle dirigeant du parti est supprimée de la Constitution (Mars). Les premières élections multipartites ont lieu en juillet. Les communistes se maintiennent au pouvoir. Punsalmaagin Ochirbat, ancien ministre du Commerce extérieur, leur candidat à la présidence, triomphe aisément. Il inaugure une période de libéralisation politique et économique.
  • 24 avril : Noursoultan Nazarbaïev est élu président du Kazakhstan par le Parlement puis confirmé à ce poste au suffrage universel avec 95% des suffrages le 1er décembre 1991. Il s’engage avec un gouvernement resserré dans une transition douce vers l’économie de marché. La recherche de la stabilité, à l’intérieur comme à l’extérieur, constitue la priorité pour les dirigeants du pays. La liberté de parole et de réunion est accordée à tous à l’exception des extrémistes nationalistes russes et kazakhs. Toutes les activités susceptibles de fomenter des troubles ethniques sont interdites. Des relations étroites sont maintenues avec la Russie dans les domaines économiques, militaires et politiques.
  • Avril : La loi martiale est levée au Tibet à la fin du mois.
  • Mai : Kim Il-sung est réélu à la présidence de la Corée du Nord pour quatre ans.
  • 6 août : Benazir Bhutto, la première ministre pakistanaise, est limogée par le président Ghulam Ishaq Khan, pour corruption, elle est remplacée par Nawaz Sharif.
  • 9 septembre : Première rencontre, à Séoul, entre les premiers ministres nord et sud coréens.
  • 25 octobre : Le Kazakhstan proclame sa souveraineté.
  • 12 novembre : Couronnement de l'empereur Akihito au Japon, qui succède à Hiro Hito.
  • 14 décembre : Accord soviéto sud Corée pour la fin de la guerre froide en Asie
  • Manifestations pour la démocratie au Népal, violemment réprimées. Le roi Birendra autorise les partis politiques et un gouvernement de coalition est formé en avril.
  • Gyelten Norbu, onzième panchen-lama présenté par le gouvernement chinois.

[modifier] Inde

  • Regain de tension entre l’Inde et le Pakistan au Cachemire, qui nécessite l’intervention de l’armée. Reprise des assassinats au Panjab.
  • Scandales impliquant des membres du gouvernement à New Delhi.
  • Activité des extrémistes nationalistes hindous Le VHP demande à chaque Hindou de contribuer financièrement à l’édification du temple de Rāma à Ayodhya, dont la construction est décidée en juin.
  • Août : Le Premier ministre V. P. Singh annonce en que le gouvernement étend sa politique en faveur des castes défavorisées. En divisant les Hindous sur la question des castes, il espère contrecarrer le BJP (commission B. P. Mandal de 1979). Le BJP réagit immédiatement en organisant une gigantesque procession de chars à travers tout le pays jusqu’à Ayodhya, après avoir lâché le gouvernement. Une nouvelle majorité est trouvée avec l’appui du Congrès.
  • 10 novembre : Chandra Shekhar devient Premier ministre.
  • 5 mai : un éléphant écrase un autobus. Cinq morts et vingt blessés

[modifier] Asie du Sud-Est

  • Mai, Birmanie : Les élections législatives voient la victoire écrasante du parti d’opposition, la Ligue nationale pour la démocratie, dirigé par Mme Aung San Suu Kyi (fille de Aung San, assignée à résidence dès 1989) mais le SLORC refuse la tenue de la convention de l’Assemblée du peuple et poursuit sa politique de répression.
  • 28 août : Plan de paix au Cambodge.
    • Les États-Unis et d’autres pays renoncent à soutenir la guérilla au Cambodge. En août, les quatre factions acceptent la création par les Nations unies d’un Conseil national suprême (CNS) comme gouvernement provisoire. L’ONU envoie des troupes et du personnel afin de contrôler l’administration et d’organiser des élections nationales. Le prince Norodom Sihanouk, de retour au Cambodge comme chef du Conseil national suprême, est accepté par la plupart des Cambodgiens comme la seule personne capable d’instaurer la paix.
  • Malaisie : Les élections maintiennent le Front national au pouvoir. Au Sabah et à Sarawak, par contre, les partis d’opposition remportent les élections. Les deux États estiment ne pas avoir profité de la croissance et de l’industrialisation des années 1970 et 1980, alors que pétrole, gaz naturel et bois ont permis cette industrialisation.

[modifier] Europe

[modifier] Europe occidentale

[modifier] Allemagne
  • 8 janvier : Manifestations massives en RDA en faveur de la réunification allemande.
  • 10 février : Mikhail Gorbatchev accepte l'unification allemande mais hors de la structure de l'OTAN.
  • 13 février : L'OTAN et le Pacte de Varsovie réunis à Ottawa décident de la réduction des forces conventionnelles en Europe et discutent de la réunification allemande.
  • 8 mars : La RFA reconnaît la ligne Oder-Neisse.
  • 14 mars : Première réunion conférence 2+4 : +1 car la Pologne y est associée.
  • 18 mars : Déclaration d'indépendance de la RDA vis-à-vis de l'URSS, suite aux élections libres qui voient le succès de chrétiens démocrates (apparentés à la CDU au pouvoir en RFA). Le parti communiste, rebaptisé parti du socialisme démocratique, s’effondre.
  • 12 avril : Le chrétien démocrate (CDU) Lothar de Maizière est élu dernier chancelier de la RDA.
  • 28 avril : Au conseil européen de Dublin (sous présidence irlandaise), la communauté européenne se met d'accord sur la réunification allemande.
  • 5 mai : L'URSS refuse l'entrée de l'Allemagne réunifiée dans l'OTAN.
  • 18 mai : La RDA et la RFA signent un accord d'union économique et monétaire, étape vers la réunification.
    • Pour éviter une émigration massive de la main-d’œuvre de l’est vers l’ouest, le chancelier Kohl fait adopter, en dépit de l’opposition de nombreux économistes, la parité monétaire entre le deutschemark de la RFA et celui de la RDA ; les salaires, les retraites et l’épargne (jusqu’à 4000 DM) seront convertis au taux de un pour un ; d’énormes crédits (115 milliards de DM) sont prévus pour faciliter le passage à l’économie de marché.
  • 1er juin : Mikhail Gorbatchev et George Herbert Walker Bush signent à Washington un traité de désarmement chimique.
  • 17 juin : Signature d'un accord de bon voisinage entre l'Allemagne réunifiée et la Pologne.
  • 21 juin : La Volksammer (assemblée est-allemande) et le Bundestag (assemblée ouest-allemande) reconnaissent solennellement la frontière Oder-Neisse, et ratifient le Traité d'État RDA-RFA.
  • 22 juin : Disparition à Berlin de Checkpoint Charlie, point de passage entre l'est et l'ouest depuis 1961.
  • 1er juillet : Entrée en vigueur de l'union économique et monétaire entre la RDA et la RFA : la réunification se fait sous les auspices du libéralisme. L’union monétaire entre dans les faits, mais sans union politique, elle n’incite guerre les entreprises occidentales à investir, d’autant que le coût du travail paraît désormais très élevé. Le gouvernement est-allemand de Lothar de Maizière accepte de négocier un second traité qui ne pourra s’appliquer qu’après l’accord des quatre puissances occupantes (États-Unis, URSS, Royaume-Uni, France).
  • 16 juillet : Lors d'une rencontre entre Helmut Kohl et Mikhail Gorbatchev, celui-ci accepte sous condition l'entrée de l'Allemagne réunifiée au sein de l'OTAN.
  • 23 août : La Volksammer (assemblée de la RDA) décide l'adhésion de la RDA à la RFA à compter du 3 octobre 1990. Avant la réunification, le Bundestag (RFA) et la Volkskammer (RDA) votent une résolution précisant que la frontière avec la Pologne ne sera pas remise en cause par les Allemands, en échange de quoi la Pologne renonce aux réparations de guerre et s’engage à respecter les droits culturels de sa petite minorité germanophone.
  • 31 août : Signature à Berlin du traité de réunification entre la RFA et la RDA.
  • 12 septembre : Traité de Moscou : 2+4 sur la réunification de l'Allemagne entre les deux Allemagnes et les quatre puissances d’occupation. Gorbatchev renonce à son opposition à la participation de l’Allemagne à l’OTAN. Le pays est immédiatement un État pleinement souverain. Son armée sera réduite à 370 000 hommes. Aucune arme nucléaire ne pourra être déployée en ex-RDA que les soldats soviétiques quitteront au plus tard en 1994, contre versement d’une indemnité de 13 milliards de deutschemarks. Les quatre puissances abandonnent les droits et les responsabilités que leur donnait la victoire de 1945.
  • 3 octobre : Réunification de l'Allemagne de l'Est avec l'Allemagne de l'Ouest. Les cinq Länder de RDA rejoignent la RFA. La réunification s’effectue par une annexion de l’Est par l’Ouest.
  • 14 novembre : Accord frontalier entre la Pologne et l'Allemagne réunifiée, qui reconnaît la ligne Oder-Neisse.
  • 2 décembre : La CDU est reconduite au pouvoir à Bonn lors des élections.
  • Vigoureuse expansion économique en Allemagne au moment de la réunification (1990-1991), qui contraste avec la langueur qui frappe simultanément la France, le Royaume-Uni et l’Italie.

[modifier] Italie
  • Février : Dévaluation de la lire de 4%.
  • Loi sur le droit de grève, qui impose un préavis.
  • La loi Amato prévoit la transformation des banques du secteur public en sociétés par action.
  • 80% des Italiens se disent catholique (58% des Français) et 53% pratiquent régulièrement (17% en France).

[modifier] Royaume-Uni
  • 15 février : L'Argentine et le Royaume-Uni rétablissent leurs relations diplomatiques.
  • 31 mars : Violentes manifestations dans tout le pays contre la poll tax, projet inégalitaire visant à remplacer les taxes immobilières locales par un impôt de capitation égal pour tous, quel que soit le revenu et le patrimoine. Un grand rassemblement dégénère en émeute à Londres.
  • 2 août : Margaret Thatcher appuie le président George Bush dans la crise du Golfe.
  • Octobre : Entrée du Royaume Uni dans le Système monétaire européen.
  • 23 novembre : Démission de Margaret Thatcher après avoir été premier ministre durant 11 ans et demi, à la suite d’une fronde des députés conservateurs.
  • 28 novembre : Début du ministère conservateur de John Major, Premier ministre du Royaume-Uni (fin en mai 1997). Il poursuit le programme de privatisation.
  • Le Royaume-Uni refuse de ratifier les accords de Schengen qui suppriment les les contrôles aux frontières des États de la CEE.
  • Privatisation de la distribution de l’électricité au Royaume-Uni (1990-1991).
  • Loi assouplissant le fonctionnement du National Health Service en introduisant la notion de « marché interne » autorisant les médecin généralistes à mettre les hôpitaux en concurrence et rendant aux établissements l’autonomie perdue en 1946 en matière de gestion de leurs ressources et de recrutement du personnel.
  • 1,6 million de chômeurs (3,2 en 1986). De 1979 à 1990, les emplois industriels tombent de 7,1 à 5,2 millions.
  • Ford acquiert le constructeur automobile Jaguar.

[modifier] France
Article détaillé : 1990 en France.

[modifier] Suisse
Article détaillé : 1990 en Suisse.

[modifier] Europe de l'Est

  • Janvier :
    • Roumanie : Des milliers de mineurs sont envoyés à Bucarest pour réprimer des manifestations antigouvernementales.
    • Des milliers d’Albanais participent à des démonstrations contre le régime, cherchent refuge dans les ambassades étrangères ou partent par bateau pour l’Italie. De timides promesses de réformes ne satisfont pas les mécontents qui se plaignent de la misère et de l’absence de libertés.
  • 14 février : Instauration du multipartisme en Albanie.
  • 25 mars-8 avril : Victoire d’une coalition des partis de centre-droit lors des premières élections législatives libres depuis quarante-cinq ans en Hongrie. Le parti socialiste (MSZP) obtient 10,89% des voix. Le référendum pour l’élection directe du président échoue faute de participants. L’Assemblée nationale choisit un écrivain, Árpád Göncz, à la tête de l’État. La Hongrie devient la première nation d’Europe centrale à rejoindre le Conseil de l’Europe.
  • 30 mars : Manifestation du mouvement pour l’indépendance de la Slovaquie à Bratislava.
  • 8 avril : Déclaration d'indépendance de la Hongrie vis-à-vis de l'Union soviétique.
  • Avril : Le parti communiste bulgare prend le nom de parti socialiste bulgare.
  • 20 mai : Déclaration d'indépendance de la Roumanie vis-à-vis de l'Union soviétique. Première premières élections pluralistes législatives depuis 44 ans et élection du président Ion Iliescu (Front de salut national). Il prend pour Premier ministre le très médiatique Petre Roman. Les manifestations populaires anticommunistes se poursuivent.
  • 23 mai : Jozsef Antall forme le premier gouvernement de l'après communisme en Hongrie (fin en 1993).
  • 8 juin : Premières élections libres en Tchécoslovaquie depuis 1946, gagnées par les opposants au communisme. Le Forum civique de Václav Havel et ses alliés obtiennent la majorité des deux chambres du Parlement tchécoslovaque. Havel est réélu pour un mandat de deux ans et maintient Calfa, un ancien communiste, à la tête du gouvernement de coalition.
  • 9 juin : Déclaration d'indépendance de la Tchécoslovaquie vis-à-vis de l'Union soviétique.
  • 17 juin : Premières élections libres en Bulgarie. Le parti socialiste bulgare obtient une courte majorité absolue, sans être capable de mettre en œuvre une politique de réforme, alors que la crise économique s’approfondit.
  • En juillet, L'Ukraine réclame son indépendance.
  • 5 juillet : L'OTAN offre son amitié à ses anciens adversaires du pacte de Varsovie.
  • 6 juillet : Déstabilisé par un scandale, le président de Bulgarie Petar Mladenov démissionne.
  • 1er août : Jeliou Jelev, premier président bulgare de l'après communisme. La Bulgarie connaît une situation instable dont elle espère sortir par de nouvelles élections en 1991.
  • 4 août : Árpád Göncz, président de la République de Hongrie (fin en 2000).
  • 13 novembre : Évolution « démocratique » en Albanie (Ramiz Alia).
  • 9 décembre : Lech Wałęsa est élu président de la Pologne.
    • La double candidature à la présidentielle de Walesa et de Tadeusz Mazowiecki provoque l’éclatement de Solidarité. Walesa est élu au second tour, alors que près de la moitié des inscrits s’abstiennent. Déchirée entre ses rôles politiques et syndicaux, Solidarité perd beaucoup de son influence et ne compte plus que 2,3 millions d’adhérents au début des années 1990. Le pays reprend officiellement le nom de République de Pologne. Mazowiecki démantèle le système communiste (dissolution du POUP) et consolide la transition vers la démocratie.
  • 11 décembre : Le multipartisme est proclamé en Albanie. Le parti communiste cède aux manifestations populaires et approuve le principe d’élections libres ouvertes à tous les partis.
  • 23 décembre : Référendum sur l'indépendance de la Slovénie.
  • La Hongrie aborde la transition dans un climat idéologique tendu, qui freine les mobilisations des énergies pour passer d’un système planifié à une économie de marché.
  • 142 000 Tsiganes recensés en Hongrie.
  • Le ministre des finances polonais, Leszek Balcerowicz, maîtrise l’hyperinflation et entreprend une rapide transition vers une économie de marché. Pour réduire la demande globale interne, il emploie conjointement les instruments budgétaires et monétaires : hausse des taux d’intérêts nominaux, réduction des dépenses publiques, augmentation des impôts, recherche d’un surplus budgétaire, fixation d’un taux de change bas et stable. Cette politique restrictive à des effets négatifs sur la croissance et sur l’emploi.

[modifier] Yougoslavie

[modifier] URSS
  • Début janvier, l'Union soviétique disposait de 10 500 têtes nucléaires, auxquelles devaient d'ajouter quelques 66 000 autres têtes nucléaires au-delà de l'Oural, hors du contrôle du traité CFE.
  • 31 janvier : Ouverture du premier « McDonald's » à Moscou.
  • Février :
    • Mikhail Gorbatchev accepte, dans un discours au comité central, le « pluralisme politique ».
    • Elections pluralistes en Lituanie. Victoire de la coalition antisoviétique et indépendantiste Sajudis (Mouvement lituanien de la reconstruction), parti de Vytautas Landsbergis.
  • 11 mars : Proclamation de l'indépendance de la Lituanie, Moscou impose un blocus.
  • 15 mars : Mikhail Gorbatchev est élu président de l'Union soviétique pour 5 ans. Le parti communiste abandonne son monopole du pouvoir politique en abrogeant l’article 6 de la Constitution. Le Politburo, qui avait été actif pendant les cinq premières années de la perestroïka perd une bonne partie de son pouvoir au profit de deux nouvelles institutions d’État, le Conseil présidentiel et le Conseil de la Fédération. En mars, alors que Gorbatchev est devenu président exécutif, les opposants remportent des succès importants lors d’élections locales.
  • Mars : Institution de la propriété privée.
  • 4 mai : Indépendance de la Lettonie.
  • 12 juin : Proclamation de souveraineté de la République de Russie. Boris Eltsine, président du parlement de Russie, quitte le parti communiste.
  • 10 juillet : Gorbatchev est réélu secrétaire général au 28e congrès du Parti communiste.
  • Août : Proclamation d’indépendance de la minorité gagaouze en Moldavie.
  • 2 septembre : Sécession de la République de Transnistrie moldave vis-à-vis de la Moldavie.
  • 15 octobre : Mikhail Gorbatchev reçoit le prix Nobel de la paix.
  • Octobre : Gorbatchev effectue un « virage à droite » (fin en mars 1991) pour apaiser les conservateurs. Mais il ne gagne pas pour autant leur faveur, tout en perdant le soutient d’une bonne partie des démocrates qui se rallient à Eltsine. Sa popularité chute (81% en décembre 1989, 52% un an plus tard). Il abandonne le programme économique des 500 jours, abolit le Conseil présidentiel, promeut des conservateurs hostiles aux réformes.
  • 20 décembre : Le ministre des Affaires étrangères Edouard Chevardnadze démissionne en signe de protestation contre « la montée de la dictature ».
  • Crise alimentaire.
  • Un groupe d’économistes dirigé par Stanislas Chataline propose un « programme de 500 jours » radical, où n’apparaît pas le mot « socialisme ». Il prône une vaste privatisation, un large transfert des pouvoirs aux républiques constituant l’URSS et la mise en place rapide d’institutions offrant un cadre stable pour le fonctionnement d’une économie de marché. Soutenu au départ par Gorbatchev, le plan se heurte à l’opposition des secteurs menacés dans leurs privilèges, qui font valoir que le délai est trop court. Gorbatchev opte pour un compromis qui mécontente tout le monde.

[modifier] Océanie & Pacifique

[modifier] Proche-Orient & monde arabo-musulman

  • Dates non renseignées ou inconnues :
    • Le gouvernement soviétique renoue ses relations diplomatiques avec l'Arabie saoudite, rompues depuis 1938.
    • Novembre-décembre : Élections législatives en Égypte. Les partis d’opposition légale s’abstiennent. Le PND, parti gouvernemental, remporte 79,6% des suffrages et 348 sièges sur 444.
    • Saddam Hussein entend, en annexant les champs pétrolifères du Koweït, contrôler 20% des réserves mondiales, et mettre un terme à ses problèmes financiers et faire de son pays une grande puissance militaire. L’acquisition par la force d’un État souverain met en jeu des problèmes moraux et risque de bouleverser à plus ou moins long terme l’équilibre géostratégique. Le président des États-Unis, George Bush, fait voter par l’ONU un embargo sur les exportations de pétrole d’Irak et du Koweït annexé, et comme les effets de cette mesure tardent à se faire sentir, il bâtit une vaste coalition. Le pris mondial du brut hausse fortement, mais pour peu de temps, car les autres producteurs augmentent les quantités extraites et les réserves stratégiques constitués par les États industrialisés sont prêtes à être mis à la consommation.

[modifier] Levant

  • Janvier : Le gouvernement soviétique autorise plus de 250 000 juifs russes à émigrer vers Israël, ce qui constitue pour les peuples arabes un signe insupportable, et multiplie avec les Israéliens les contacts directs et indirects. À partir de janvier 1990, 10 000 Juifs soviétiques par mois émigrent vers Israël.
  • 30 janvier, Liban : Début de violents combats entre les forces aounistes et FL.
  • 9 mars : Le gouvernement israélien annonce qu’il accepte l’ouverture de négociations avec les Palestiniens. L’enjeu ne portera que sur l’autonomie des territoires. Yitzhak Shamir, chef d’un gouvernement plus à droite depuis le 11 mars, ajoute qu’il poursuivra une politique d’implantation de colonies et qu’il ne reconnaîtra pas la présence de ressortissants de Jérusalem-est dans la future délégation palestinienne. C’est l’impasse.
  • 30 mai : Un raid du Front de libération de la Palestine sur la plage de Tel-Aviv, certainement commandité par Bagdad, échoue.
  • Mai : Elections en Syrie. Les candidats indépendants remportent un certain nombre de sièges au détriment du Baath. Ce sont essentiellement des chefs tribaux, des hommes de religion et des hommes des nouveaux milieux d’affaires.
  • Juin : Les États-Unis, refusant de faire pression sur Israël, renoncent également au dialogue avec l’OLP.
  • 13 octobre : L’aviation syrienne bombarde les positions aounistes au Liban. Le général Michel Aoun décide de se rendre et se réfugie à l’ambassade de France. Le général Émile Lahoud est chargé de mettre en place une armée forte pour restaurer l’autorité de l’État.
  • 3 décembre : Réunification officielle de Beyrouth.

[modifier] Caucase

  • 20 janvier : Entrée des troupes soviétiques en Azerbaïdjan.
    • L’importante communauté arménienne de Bakou (environ 100 000 personnes) subit en janvier à son tour un terrible pogrom, renouvelé, en toute impunité par quelques milliers d’Eraz (Azéris réfugiés d’Arménie). Une semaine après, l’armée soviétique donne l’assaut à la ville de Bakou, perpétrant un véritable massacre dans la population civile.
  • 23 août : L'Arménie déclare son indépendance vis-à-vis de l'URSS. Le Mouvement national arménien, issu du Comité Karabakh, remporte les premières élections législatives libres au cours de l’été. Le Parlement arménien adopte des lois sur les libertés de parole, de presse et d’association, sur le multipartisme et sur la privatisation des terres.
  • 20 septembre : En Géorgie, l’Ossétie du Sud se déclare république souveraine. Le Soviet suprême géorgien supprime le statut administratif de la région. Des combats entre les Géorgiens et les Ossètes s’ensuivent et ne se calment que lorsqu’une force de maintien de la paix composée de quatre parties (russe, géorgienne, ossète du Sud et ossète du Nord) est déployée.
  • 28 octobre : Election libres en Géorgie.
  • 14 novembre : Zviad Gamsakhourdia est porté au pouvoir en Géorgie. Anticommuniste fanatique et paranoïaque, il se transforme très vite en dictateur.

[modifier] Arts et culture

[modifier] Chronologies thématiques

[modifier] Prix Nobel

[modifier] Naissances en 1990

[modifier] Décès en 1990

Autres langues