Années 1970

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Vous avez de nouveaux messages (diff ?).
Années:

1970 - 1971 - 1972 - 1973 - 1974
1975 - 1976 - 1977 - 1978 - 1979

Décennies:

1950 1960 - Années 1970 - 1980 1990

Siècles:

XIXe siècle - XXe siècle - XXIe siècle

Millénaires:

Ier millénaire - IIe millénaire - IIIe millénaire

[modifier] Événements

Les seventies ont tenté l'innovation futuriste avec des tables en formica et des couleurs flashy alliées à des formes renversantes, style qui a été rejeté ensuite pour mauvais goût. Le film Orange mécanique de Kubrick en donne une représentation fidèle tant dans l'habillement que pour le mobilier d'intérieur. - ici: décor de créateur lors de l'exposition universelle de Montréal, 1967
Agrandir
Les seventies ont tenté l'innovation futuriste avec des tables en formica et des couleurs flashy alliées à des formes renversantes, style qui a été rejeté ensuite pour mauvais goût. Le film Orange mécanique de Kubrick en donne une représentation fidèle tant dans l'habillement que pour le mobilier d'intérieur. - ici: décor de créateur lors de l'exposition universelle de Montréal, 1967

[modifier] Personnages significatifs

[modifier] Musique

Voir également catégorie:Groupe de musique des années 1970

[modifier] Inventions, découvertes, introductions

[modifier] Economie & Société

  • 15 août 1971 : Fin du « Gold Exchange Standard » : effondrement du système monétaire issu des accords de Bretton Woods en 1944.
    • Le président Richard Nixon décide l’inconvertibilité du dollar par rapport à l’or, suite aux tensions permanentes sur cette monnaie. Cette décision est prise sans consulter les partenaires (autres pays occidentaux et Japon).
    • Or le système monétaire international reconstruit à Bretton Woods en 1944 reposait sur deux piliers principaux. Un système de changes fixes entre monnaies (avec de très faibles marges de fluctuations) et la reconnaissance du dollar comme monnaie de réserve internationale (as good as gold), on a parlé de Gold Exchange Standard (étalon de change or). L’accumulation des déficits américains encore accrus par les dépenses afférentes à la guerre du Viêt Nam entrainait dans les années 60 et dans les premières années de la décennie 70 de très fortes pressions sur la monnaie américaine. Or sa fonction de monnaie de réserve mondiale gênait fort peu les États-Unis et ne les incitait pas à mieux contrôler leurs déficits.
    • Le dollar étant convertible en or, tout au moins dans les échanges entre banques centrales, le danger que les autres pays exigent la conversion en or de leurs excédents de dollars était sérieux, ce qui permet de comprendre la décision de Nixon.
    • Avec ce « Diktat » américain le système de Bretton Woods entrait en agonie, puisque la valeur de toutes les monnaies étaient déterminées par référence à un poids d'or, les pressions sur le dollar ne pouvaient qu’empirer, ce qui se produisit. Plusieurs réunions, notamment à Washington en décembre 1971 (accords de Washington du 18 décembre 1971) eurent lieu pour s’accorder sur une dévaluation de la devise américaine et tenter un replâtrage du système, en février 1973 la faiblesse du dollar conduisait à un réajustement des parités, insuffisant toutefois pour enrayer la poursuite de sa chute. En mars 1973 intervenait l’abandon de la fixité des taux de change des diverses monnaies par rapport à l’étalon dollar, ce qui permettait aux banques centrales des autres pays de cesser d’acheter du dollar pour maintenir sa parité, selon les règles du jeu du système en vigueur.
    • Un nouveau système monétaire international dit de « changes flottants » voyait donc le jour. Il est toujours en vigueur en 2004, même si depuis cette époque l’euro a fait son apparition.
  • Premier et deuxième chocs pétroliers en 1973 et 1979. Flambée du prix des matières premières.
  • Age d’or de l’OPEP (1974-1978). Les hauts prix du brut procurent aux Etats producteurs d’énormes revenus (23 milliards de dollars en 1972, 140 en 1977) qu’ils s’empressent de dépenser en achetant des armements et des biens de consommation ou en investissant. Les pays acheteurs doivent accepter une ponction sur leur pouvoir d’achat.

[modifier] Europe occidentale

  • Processus de désindustrialisation au Royaume-Uni : en 1970-1979, 15 000 emplois sont supprimés dans la construction navale, 60 000 dans la sidérurgie, 57 000 dans l’extraction charbonnière, 250 000 dans le textile, 80 000 dans la construction automobile. La part de l’industrie dans la population active tombe à 38% à la fin des années 1970 (48% en 1961) alors que les services progressent de 47 à 58% dans le même temps.
  • Phase inflationniste en Italie.

[modifier] Bloc de l'Est

  • Au début des années 1970, la Hongrie accroît ses contacts commerciaux et culturels avec les pays non communistes. On autorise l’économie à s’inspirer des principes d’économie libre ce qui profite à toute la population. Le niveau de vie des Hongrois se situe aux alentours de 80-90% de la moyenne européenne dans les années 1970. Le salaire réel et la consommation des ménages ont triplé par rapport à l’avant-guerre et l’époque stalinienne.
  • Mesures économiques en Pologne : blocage des prix, augmentation des salaires, réduction de la durée de travail, extension de la sécurité sociale, construction de nouveaux logements. Le gouvernement Edward Gierek, pour relancer la croissance, met peu à peu en œuvre une profonde réforme économique en donnant une plus grande autonomie aux entreprises, en privatisant une partie du secteur commercial, en ouvrant plus largement le commerce extérieur vers l’Occident. La Pologne s’endette auprès des pays Occidentaux pour acheter des équipements et des brevets, comptant rembourser sa dette en exportant vers l’Ouest des articles manufacturés compétitifs grâce aux faibles salaires polonais. Mais la crise économique consécutive au choc pétrolier l’empêchera de réaliser ses objectifs, et il lui faudra se rabattre sur les marchés des pays socialistes et surtout de l’URSS, où les transactions commerciales à partir de 1976 s’effectuent en unités de compte inconvertibles dont la valeur nominale s’apprécie au fur et à mesure de la dévaluation du dollar. La Pologne ne gagnera pas assez de devises fortes pour rembourser ses dettes (qui passent de 764 millions de dollars en 1971 à 7,4 milliards en 1975, 26 milliards en 1981) et sa croissance en sera bloquée (faute d’un approvisionnement régulier) avec des conséquences néfastes sur le niveau de vie.
  • En URSS, une série de mesures sont prises pour essayer d’accroître les rendements agricoles : salaire mensuel pour les agriculteurs, techniques de gestion affinées, usage d’engrais et de machines, développement de l’irrigation, regroupement les petits fermiers des kolkhozes et renforcement les sovkhozes, grands centres d’exploitation agricole appartenant à l’état. Ces mesures, associées à des conditions météorologiques favorables, ont pour effet les moissons records en 1973, 1974 et 1976.

[modifier] Proche-Orient

  • Sadate se rapproche de l’Occident et se tourne vers le libéralisme économique. L’Egypte bénéficie de nouvelles ressources : émigrés égyptiens travaillant dans le Golfe persique et l’Irak, réouverture du canal de Suez, tourisme. La croissance économique redémarre (7% par an en moyenne entre 1972 et 1986).
  • Hafez el-Assad entreprend en Syrie une politique de libéralisation économique tout en conservant l’idéologie socialiste. Les importations étrangères sont pour partie autorisées, l’entreprise privée renaît.
  • Les importantes ressources financières que lui procure la hausse du pétrole en 1973 font de l’Iran la puissance dominante du golfe Persique ; l’armée se dote d’équipements modernes. Mais la politique de modernisation du chah inquiète des intérêts acquits, particulièrement ceux du clergé chiite qui attise le mécontentement populaire. Le régime se maintient grâce à une police brutale.

[modifier] Asie

  • Le premier choc pétrolier met un arrêt à la Haute croissance et ralentit l’expansion commerciale du Japon. Le taux de croissance du PIB est divisé par plus de deux (4 % par an entre 1973 et 1990).
  • Les investissements japonais à l’étranger passent de 10 à 80 milliards de dollars de 1974 à 1987.
  • En Corée du Sud, de 1973 à 1990, le PNB croit de 8,6 % par an, alors que la population n’augmente qu’au rythme de 1,5 %. L’agriculture et les mines n’augmentent que lentement, mais les secteurs de l’industrie (+12,6 % par an), du bâtiment, des transports et communications, des activités financières font preuve d’un dynamisme stupéfiant et entraîne l’ensemble de l’économie à la suite des changements structurels qui assurent leur prépondérance. La population active employé dans l’agriculture passe de 63 % à 18 % du total, au profit de l’industrie et des services. La proportion de la population active diplômé de l’enseignement secondaire passe de 14 % en 1970 à 38 % en 1990.