Bande dessinée

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Chronologie - 2006 en BD
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La bande dessinée (appelée encore par l'acronyme BD, ou bédé) est un art littéraire et graphique (souvent appelé le neuvième art) où une histoire est racontée grâce à des images, des dessins, accompagnés généralement d'un texte (explicatif ou dialogue, il est dans ce dernier cas, dans une bulle ou phylactère). On appelle les amateurs de bande dessinée, des bédéphiles. L'auteur et théoricien de bande dessinée Scott McCloud définit la BD dans son fameux ouvrage l'Art invisible de la sorte:

Images picturales et autres, volontairement juxtaposées en séquences, destinées à transmettre des informations et/ou à provoquer une réaction esthétique chez le lecteur.

Cette définition restant neutre sur le contenu (séparation du fond et de la forme) semble être la meilleure pour définir ce qu'est la bande dessinée, en excluant ce qu'elle n'est pas. Elle semble importante compte tenu du fait que la BD est souvent victime d'amalgames entre le fond et la forme.

Sommaire

[modifier] Histoire de la bande dessinée

[modifier] Définition

Avant de faire l'histoire de cet art (et non médium, que l'on confond souvent : la télé fait partie des média car elle est un support à d'autres arts tels que le cinéma mais la BD est bel et bien un art car elle est une création en elle-même), il convient de noter que la « bande dessinée » possède plusieurs définitions croisées qui ne se recoupent pas forcément.
Le nom « bande dessinée » devrait permettre de définir la bande dessinée comme un moyen de raconter des histoires par le biais d'une séquence d'images, mais le mot suggère d'autres notions :

  • Deux célèbres auteurs de BD se sont penchés sur une définition précise de leur art. Le premier est Will Eisner. Celui-ci donne d'ailleurs directement sa définition de la bande dessinée dans le titre de son ouvrage sur cet art : "La bande dessinée, art séquentiel". Il y explique que l'auteur de BD traite le message qu'il veut faire passer de façon séquentielle. Mais tout message séquentiel n'est pas pour autant de la Bande Dessinée.
  • Cette idée sera reprise et quelque peu approfondie plus tard par Scott McCloud dans son ouvrage "L'Art invisible". Pour lui, l'essence de la BD réside dans l'espace qui existe entre deux cases, et qui demande un travail de reconstruction (notamment temporelle) au lecteur.
  • Pour certains, une bande dessinée mêle l'image au texte, ce dernier étant présent de manière plus ou moins artificielle (« Pour qui la regarde sans familiarité ni complaisance, la bulle de bande dessinée est loin d'offrir une solution gracieuse ou naturelle au problème de l'insertion du texte dans l'image — c'est-à-dire du croisement entre deux régimes de signes fondamentalement différents. » Thierry Smolderen : Ceci n'est pas une bulle ! Structures énonciatives du phylactère ) sous forme de récitatifs ou de phylactères (« bulles »). De nombreuses bandes dessinées muettes, comme le très classique « petit roi » de Otto Soglow, contredisent ce principe qui voudrait qu'une bande dessinée soit forcément encombrée de texte. On sait par ailleurs que le phylactère existait avant la bande dessinée, et qu'il était utilisé d'une manière très proche de celle qui a cours en bande dessinée dans les caricatures de la fin du XVIIIe siècle siècle en Grande-Bretagne ou en France.
  • Pour certains, la bande dessinée, au-delà d'un simple moyen d'expression (un médium, une boîte à outils), est un « genre ». On retrouve cette opinion chez les amateurs de bande dessinée (« j'aime la science fiction, le roman-policier et la bédé ») comme chez leurs détracteurs (« ce film est une vraie bande dessinée » - phrase qui sous-entend : ce film est fantaisiste et simpliste). Il est à noter que ceux pour qui la bande dessinée est un « genre » considèrent souvent que cette dernière est réservée à un public enfant ou adolescent.
  • D'autres vont plus loin et voient la bande dessinée comme un style graphique, allant jusqu'à qualifier des dessins non-séquentiels de dessins « bd », parce que ceux-ci incluent des détails empruntés au graphisme mis au point par des auteurs de bandes dessinées, tels que le « gros nez ».
  • Enfin, certains avancent que la bande dessinée est essentiellement un média de masse, destiné à exister sous forme imprimée (multiple). Le rapport très étroit qui lie la bande dessinée aux moyens de reproductions mécaniques leur donne sans doute raison : la lithographie (XVIIIe siècle), qui permet au dessinateur un travail rapide, solitaire et sans limite du nombre d'impressions, a permis à l'estampe de se développer et de se démocratiser. La photogravure a encore ôté certaines contraintes aux auteurs. Les progrès de l'offset au cours des années 1980 ont permis à la couleur directe d'éclore, etc.

[modifier] Appellations

Les noms donnés à la bande dessinée selon les pays d'origine ou les époques brouillent encore un peu les pistes :

  • Dans le champ culturel anglo-saxon, on a longtemps parlé de comics (« comiques ») et de funnies (« amusants »), deux mots qui évoquent un registre thématique bien précis et non un « médium ». Le mot comic strip (« bande comique ») donne une meilleure idée de ce qu'est la bande dessinée de manière formelle.
  • Les mêmes anglo-saxons ont proposé au cours des années 1980 deux locutions permettant de faire sortir la bande dessinée du registre léger : Graphic Novel et Sequential Art (« roman graphique » et « art séquentiel »). Il semble que les deux locutions soient des créations de Will Eisner.
  • En Italie, la bande dessinée s'appelle Fumetti (« fumées »), car le phylactère est décrit comme un nuage de fumée. C'est donc le phylactère qui définit, ici, la bande dessinée.
  • En Espagne, c'est le nom de la première revue de bandes dessinées (TBO, 1917) qui a donné leur nom aux bandes dessinées : Tebeos, mais on parle aussi souvent d’historietas (« historiettes »).
  • Au Japon, on utilise le mot manga (漫画) qui est généralement traduit par « images dérisoires », (man signifiant originellement en chinois déborder, à son gré), « dessins libres » dans le sens d'interprétation libre.
  • En Chine, on parle de lianhuanhua (连环画 liánhuánhuà, « images enchaînées ») et parfois Manhua (漫畫/漫画 mànhuà). Il est à noter que, jusque récemment, la (très riche) bande dessinée chinoise est composée de livres qui ne contiennent qu'une image par page. Cette image est accompagnée d'un récitatif, et, de manière rarissime, de phylactères. Le terme mànhuà désigne quant à lui principalement les bandes dessinées japonaises traduites en chinois.
  • En Corée, on parle de Manhwa (만화, prononcer man-h'oua).
  • Dans les pays scandinaves, le mot Tegneserie (norvégien) ou Tecknad serie (suédois) signifie : « série de dessins » (suite de dessins).
  • Dans les pays francophones enfin, outre le mot « bande dessinée », on a parlé d’« illustrés » (« livres illustrés ») et de petits mickey, mots qui évoquent un public enfantin[1]

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[modifier] Anatomie d’une bande dessinée

Les amateurs s'entendent sur un certain nombre de mots et de définitions pour décrire les différents éléments dont sont composés les bandes dessinées.

  • la case est une vignette contenant un dessin.
  • le strip (de l'anglais : « bande ») ou bandeau est une suite de cases, disposées sur une ligne.
  • la planche est un ensemble de cases, souvent disposées sur plusieurs lignes. On applique généralement le mot planche au document original. L'auteur numérote souvent sa planche discrètement dans un coin de celle-ci. La numérotation des planches n'est pas nécessairement égale à la numérotation des pages de l'album dans lequel elles paraîtront.
  • les bulles ou phylactères sont des textes intégrés aux vignettes, destinés à la transcription des dialogues des personnages de l'histoire. Les bulles sont souvent rondes (d'où leur nom) et parfois rectangulaires. Pour les pensées, elles ont souvent une forme de nuage. La « queue » de la bulle désigne le personnage qui parle.
  • les récitatifs sont des panneaux généralement situés au bord des vignettes et servant aux commentaires en « voix off », notamment pour donner des indications de temps et de lieu (« Au même instant à Moulinsart… ») ou pour fournir des informations permettant une meilleure compréhension de l'action (« Linda ignore qu'Alan a survécu à sa chute »).
  • un album est un recueil de planches qui peuvent appartenir à une même série, à un même auteur, ou à un même thème (albums collectifs). On parle typiquement d'album pour les recueils cartonnés et reliés dans un format proche du A4, on qualifie souvent les albums plus petits et reliés par des agrafes de comics (de comic book).
  • Une série est un ensemble d'albums reliés par un thème ou un personnage, parfois dans un ordre chronologique.

[modifier] Avant le XIXe siècle

Il est difficile de donner une date précise aux premières bandes dessinées.

On dit souvent que les peintures rupestres, comme celles la grotte de Lascaux en France, sont une forme archaïque de bande dessinée puisqu'elles racontent des histoires au moyen d'images. Un tel rapprochement est un peu artificiel car a priori, il ne s'agit jamais de suites de dessins, il n'y a pas de raisons de rattacher les peintures rupestres à la bande dessinée plutôt qu'aux autres arts visuels. De plus, la qualité « narrative » de ces peintures reste à prouver, de nombreux archéologues penchent pour une interprétation chamanique (les dessins auraient une fonction magique).

Les fresques et les bas-reliefs antiques en Égypte, en Grèce ou à Rome (la colonne Trajane par exemple), ne sont (parfois) pas très éloignés de la définition de bandes dessinées puisqu'ils utilisent la séquence d'images comme moyen de raconter une histoire.

Au Moyen Âge, le livre prend son essor, et notamment le livre illustré de miniatures. C'est à cette époque aussi que l'on commence à utiliser des bandeaux de textes (phylactères) pour faire parler des personnages. En France la Tapisserie de Bayeux est, au sens strict, une très longue bande dessinée.

À la Renaissance, les peintures des églises racontent souvent des histoires en plusieurs panneaux (aujourd'hui encore, dans la plupart des églises catholiques, le « chemin de croix » raconte les dernières heures de Jésus sous la forme d'une succession d'images). Aux XVIIe siècle et surtout XVIIIe siècle, naît la littérature populaire avec les « livres bleus » diffusés dans les campagnes.

John Bull par James Gillray et les premiers phylactères
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John Bull par James Gillray et les premiers phylactères

En 1796, les premières images d'Épinal sont imprimées en série par L'Imagerie d'Épinal fondée par Jean-Charles Pellerin (Vosges). Ce sont des estampes aux sujets populaires (histoire, chanson, contes, etc.) et aux couleurs vives. Plus tard L'Image d'Épinal se transforme. Au tableau unique succède la planche composée d'une histoire, de dessins, de chansons. Jean-Charles Pellerin fut sans nul doute un précurseur des maisons d'édition de bande dessinée.

À la même époque, le dessin de presse connaît sa première grande période, notamment en Grande-Bretagne (avec William Hogarth, Thomas Rowlandson et James Gillray) ou, pendant la Révolution, en France. On y voit naître la pratique régulière du phylactère et, plus généralement, l'imbrication du dessin et du texte, on y voit aussi naître les premiers personnages stéréotypés (comme le célèbre John Bull).

[modifier] XIXe siècle

Au XIXe siècle, les histoires en images se sont répandues grâce à une plus large diffusion de la presse due aux progrès de l'imprimerie et annonce les prémices de la bande dessinée en dépassant l'illustration traditionnelle.

une planche de manga par Hokusai
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une planche de manga par Hokusai
  • Au Japon, Katsushika Hokusai créa une série d'esquisses de dessins grotesques, comparables aux Grotesques de l'italien Léonard de Vinci, qu'il appela manga. Ce nom est encore aujourd'hui celui de la bande dessinée japonaise. Les mangas actuels ont souvent recours aux mêmes genres que les estampes du XIXe siècle : horreur, samouraïs, érotisme, humour. Même si les mangas ont profité d'une influence anglo-saxone au début du XXe siècle et même si le genre s'est cristallisé après la Seconde Guerre mondiale avec Osamu Tezuka, on peut tout à fait considérer qu'une continuité relie les œuvres de l’Ukiyo-e (Hokusai, Sensei, Utamaro, Hiroshige, Sharaku, etc.) aux mangas contemporains.
  • En Europe, on s'accorde généralement à reconnaître le Suisse Rodolphe Toepffer (ou Töpffer) comme le premier créateur de bande dessinée, son premier ouvrage Histoire de M. Jabot ayant été publié en 1833. Plusieurs ouvrages du même type suivront. On peut dire que Töpffer a inventé l'album de bandes dessinées (chacun de ses livres est un long récit), le personnage de bande dessinée et même, la théorie de la bande dessinée avec son Essai de physiogonomie. L'expérience connaîtra un grand succès et s'attire cet éloge de Goethe : « C'est vraiment fou, tout pétille de talent et d'esprit ! S'il choisit un jour un sujet moins frivole, et s'il s'applique un peu plus, ce qu'il fera dépassera toute idée ! » Les livres de Töpffer seront réédités (et parfois redessinés, par Cham notamment) et suffisamment bien diffusés, y compris aux États-Unis, pour ne laisser aucun doute sur l'influence considérable qu'ils ont eue sur la suite de l'histoire de la bande dessinée. Viennent ensuite Christophe, auteur de La Famille Fenouillard (1893) et du Sapeur Camember (1896), mais aussi Nadar, Cham, Grandville, Gustave Doré et Caran d'Ache.
Les dialogues ne sont pas inclus dans ces bandes dessinées sous forme de phylactères, ils sont généralement présents dans des récitatifs situés sous les vignettes.

[modifier] XXe siècle

Little Sammy Sneeze (Le Petit Sammy éternue) - Winsor McCay
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Little Sammy Sneeze (Le Petit Sammy éternue) - Winsor McCay

[modifier] Années 1900

  • En 1905, La Semaine de Suzette offre à ses petites lectrices les aventures d'une servante bretonne au grand cœur née à Clocher-les-Bécasses, surnommée Bécassine. Ses aventures sont racontées sous la plume de plusieurs auteurs, dont les premiers furent M. Languereau et J. Pinchon.
  • En 1908, dans un genre très différent, L'Épatant publie les tribulations d'un trio de petits malins, Les Pieds Nickelés. Cette expression, imaginée par Tristan Bernard, désigne des hommes peu portés sur le travail. Croquignol, Filochard et Ribouldingue ne conçoivent pas de vivre autrement que par la débrouille.

[modifier] Années 1910

  • En 1915, William Randolph Hearst, le plus important homme de presse de son temps, crée le King Features Syndicate dédié à la distribution nationale et internationale de bandes dessinées. Il est imité par Joseph Medill Patterson, son principal concurrent.
  • En 1917 à Barcelone en Espagne c'est la première publication du périodiques TBO; le succès fut si grand que dès cette époque toutes les revues de bande dessinée furent appelées tebeos en Espagne, ainsi que les sections des journaux qui publiaient des encarts de bande dessinée ou des histoires pour enfant.

[modifier] Années 1920

  • En 1929, en Belgique, une bande dessinée en noir et blanc est publiée dans Le Petit Vingtième, un supplément du journal Le Vingtième Siècle destiné aux jeunes. C'est le début des Aventures de Tintin créées par Georges Remi, dit Hergé. D'un point de vue graphique, la ligne claire de Tintin n'est pas la révolution que l'on dit souvent, puisqu'à l'époque, La Famille Illico paraît depuis près de quinze ans, et Zig et Puce, par Alain Saint-Ogan, existent depuis quelques années aussi — Hergé s'en est, du reste, beaucoup inspiré. Ce sont à d'autres qualités qu'Hergé devra son succès : une technique épurée du récit graphique (jamais de textes inutiles, un grand sens de l'ellipse), de bonnes réminiscences d'auteurs tels que Jules Verne ou Maurice Leblanc, et, à partir du Lotus Bleu, un goût tout à fait inédit en bande dessinée à l'époque pour le travail de documentation.
  • En 1929, aux États-Unis, c'est l'apparition des strips d'action avec Buck Rogers et Tarzan, d'autres histoires apparaissent sous l'appellation comics, terme qui fut vite adopté pour désigner une forme plutôt qu'un genre. C'est aussi cette année-là que fut publiée sous forme de tabloïds, les Funnies, une compilation d'une série de strips publiée dans les journaux américains ; c'est la première publication en quatre couleurs de comics. Son format Tabloïd provoqua une confusion avec les suppléments du dimanche des divers journaux de l'époque et provoqua l'arrêt de ces suppléments.

[modifier] Années 1930

[modifier] Années 1940

  • En 1946, au Japon, après la Seconde Guerre mondiale, le manga japonais commença à se moderniser. L'abrogation de l'interdiction des publications (hors propagande) permet à Osamu Tezuka de rendre aussi bien le contenu que la forme du manga plus énergique. Le premier livre de Tezuka fut une adaptation de L'Île au trésor intitulée La Nouvelle Île au trésor (1947).
  • En 1949, en France, une loi se propose d'œuvrer à une « amélioration des publications destinées à la jeunesse ». Son véritable programme est en fait de supprimer la bande dessinée en y appliquant de nombreuses contraintes, comme celle, toujours en vigueur, qui veut qu'un journal destiné aux jeunes doive contenir une part importante de rédactionnel.

[modifier] Années 1950

[modifier] Années 1960

Spiderman et Captain America soutiennent les troupes américaines et rencontrent les enfants des employés du Pentagone, le 28 avril 2005
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Spiderman et Captain America soutiennent les troupes américaines et rencontrent les enfants des employés du Pentagone, le 28 avril 2005
  • En 1964, Quino crée son incroyable Mafalda, petite fille argentine qui nous livre sa vision particulière du monde qui l'entoure.

La bande dessinée « adulte » sort de la confidentialité (elle a toujours existé, mais soumise à une censure importante, restreinte à un public précis et cantonnée aux thèmes pornographiques), avec V Magazine, et la série Barbarella, par Jean-Claude Forest, ainsi qu'avec Blanche Épiphanie, par Georges Pichard.

Enfin, c'est au cours des années 1960 que des chercheurs et des passionnés commenceront à étudier la bande dessinée de manière sérieuse : Pierre Fresnaut-Deruelle, Alain Resnais, Francis Lacassin, etc.

[modifier] Années 1970

À la suite de Pilote, qui avait été le premier journal à s'adresser aux jeunes (c'est-à-dire aux adolescents — donc ni aux enfants, ni aux adultes), à la suite de V Magazine, de Chouchou, de Hara-Kiri, et dans le cadre de la libéralisation progressive des mœurs post-soixante-huit, une presse « adulte » offre au public un contenu pornographique souvent mais aussi, et c'est là une nouveauté, subversif, politique, underground : Actuel (1970), L'Écho des savanes, créé par trois transfuges de Pilote (Nikita Mandryka, Claire Bretécher, Marcel Gotlib) en 1972, Mormoil (1974) et bien d'autres titres qui ont, à ce jour, tous disparu à l'exception notoire de Fluide Glacial, né en 1975, qui avait choisi une voie relativement marginale en son temps, inspirée du journal américain Mad : pas de politique, relativement peu de subversion, mais de l'humour à chaque page.

[modifier] Années 1980

À la fin des années 1970 début 80, la bande dessinée s'offre de nouvelles ambitions et se fait nommer roman graphique, aux États-Unis avec Will Eisner (Un bail avec Dieu), en Italie avec Hugo Pratt, en Argentine avec Alberto Breccia, en France avec le journal (À SUIVRE) et ses « romans à suivre » tels que Ici-même (Tardi/Forest), Comès (L'Ombre du Corbeau, La Belette), Jean-Claude Servais (Isabelle). Les premiers « romans graphiques » sont en noir et blanc et, souvent, d'un graphisme qui tranche avec les productions habituelles. Les dernières décennies ont vu l'affirmation du succès de bandes dessinées destinées aux adultes, abordant des thèmes nouveaux, développant des intrigues complexes et des personnages ambigus.

[modifier] Années 1990

Les années 1990 connaissent trois évolutions importantes :

  • Les influences s'internationalisent : la bande dessinée franco-belge se penche sur les comics et les mangas, les Américains s'intéressent eux aussi aux mangas, ainsi qu'à la bande dessinée européenne, les Japonais débauchent des auteurs européens, et de nombreux pays s’intéressent à nouveau à la bande dessinée après avoir laissé le genre en friche (ou sous la triple influence de Mad Magazine, Disney et du King Features Syndicate) pendant des décennies : Grande-Bretagne et Commonwealth, Allemagne et pays scandinaves, etc.
  • La quasi-disparition de la bande dessinée périodique au profit de l'album, y compris dans la BD dite « populaire » : Lanfeust de Troy, Largo Winch, XIII, Blake et Mortimer ou encore Titeuf, qui atteignent à chaque nouvelle parution des volumes de vente très importants (jusqu'à 500 000 exemplaires). De fait, le secteur de la bande dessinée est l’un des rares secteurs du livre qui progresse régulièrement en termes financiers.
  • Les expériences de micro-édition underground des années 1970 et 1980 se transforment en un véritable secteur de l'édition de bédé, dite « BD indépendante » ou « BD alter », avec des éditeurs phares tels que L'Association ou Cornélius en France, Fréon en Belgique, Atrabile en Suisse, Fantagraphics Books et Drawn and Quarterly en Amérique du nord, Cockroach en Chine, etc. Les auteurs qui éditent (et souvent, s'auto-éditent) dans ce secteur sont souvent tentés par l'autobiographie, la bande dessinée expérimentale (cf. Oubapo), mais aussi la bande dessinée d'aventure. Citons, parmi les plus emblématiques : Art Spiegelman, Lewis Trondheim, David B, Marjane Satrapi. Ces auteurs ne renient pas pour autant le grand public ni les genres plus classiques. La série Donjon en est un bon exemple, dans le genre heroic fantasy avec un zeste d'ironie et de parodie, ainsi que la participation à chaque numéro de dessinateurs différents (comme dans les années 1950 avec les histoires de l'oncle Paul). Actuellement, les collections « Poisson-Pilote » chez Dargaud ou « Aire Libre » chez Dupuis sont très représentatives de ce changement.

[modifier] XXIe siècle

[modifier] Années 2000

Les grands traits des années 1990 restent vrais, mais connaissent des mutations qui inquiètent certains professionnels du secteur :

  • la surproduction : en 2005, il se publie près de dix albums francophones par jour, personne n'est plus à même de savoir tout ce qui se publie en bande dessinée.
  • la digestion des expériences de la micro-édition par les gros éditeurs, qui débauchent les auteurs les plus accessibles au grand public et n'ont pas peur de fournir des ersatz de bande dessinée d'auteur à un public non-spécialisé.

On voit également avec l'explosion d'internet apparaître le phénomènes des Blogs BD : des auteurs, souvent jeunes mais parfois déjà connus utilisent leurs blogs pour faire connaître leur travail.
Le plus emblématique de ces BD-bloggueurs est le mystérieux Frantico, dont le blog a finalement été repris en album.

Autre phénomène connexe, l'apparition des webcomics. Certains auteurs utilisent le web pour trouver directement leur public, sans passer par la case éditeur. La forme choisie est majoritairement celle du comic strip. Mais le phénomène, massif aux États Unis, reste plus marginal en France. Les principaux webcomics français se retrouvent sur le Portail Lapin de Phiip. On retrouve aussi de vieilles séries comme Krazy Kat et des créations originales sur Coconico World (http://www.coconino-world.com/).

Enfin depuis 2006, une collaboration entre la BD franco belge et le manga a été amorcée. En effet les personnage Spirou et Fantasio, personnages phares de la bande dessinée européenne, ont été repris dans un manga 100% japonais de Ooshima. C'est un tout nouveau groom, a la fois naif et éspiègle, très mignon qui évolue dans les nouvelles aventures japonaises.

[modifier] BD & cinéma

Les industries de la bande dessinée et du cinéma sont nées en même temps, et ont beaucoup de traits communs (la séquence, la narration, le temps). Des séries telles que la Famille Illico ou Little Orphan Annie ont eu très tôt les honneurs d'adaptations en films « live » et on ne compte pas les adaptations de bandes dessinées en dessin animé (Popeye) et vice-versa (Mickey). De nombreux auteurs de bande dessinée sont passés, temporairement ou définitivement, à la réalisation ou à la scénarisation de films : Gérard Lauzier, Didier Martiny, Patrice Leconte, Marc Caro (co-auteur de Delicatessen), Terry Gilliam, Frank Miller (qui scénarise Robocop), etc.

Longtemps, les adaptations de bandes dessinées au cinéma (ou en séries télévisées) ont été des productions à petit budget et sans grandes ambitions artistiques (avec quelques exceptions, comme Barbarella) : Lucky Luke, Gros dégueulasse, Fais gaffe à la gaffe (Gaston Lagaffe), Spiderman. Aux États-Unis, au début des années 1980, de véritables films adaptés de bandes dessinées ont vu le jour, revisitant les classiques du comic-strip : Popeye par Robert Altman, Annie par John Huston, Flash Gordon, Dick Tracy, Superman par Richard Lester, etc.

À la fin des années 1980, une nouvelle voie est ouverte par Tim Burton avec son Batman : ayant grandi avec les comics et ayant suivi les évolutions récentes du genre (Frank Miller, Alan Moore), Burton filme Batman comme un conte sombre et dramatique. Enfin on prend un super-héros au sérieux. Le progrès des effets spéciaux numériques, au cours des années 1990, a permis de rendre presque crédibles visuellement les effets exubérants autrefois imaginés par Stan Lee et Jack Kirby, ce qui aboutira à la création d'une grande quantité de films inspirés par les comic-books : Spiderman par Sam Raimi, Les X-Men, Daredevil, Catwoman, La Ligue des gentlemen extraordinaires, The Crow, etc.). En France, Astérix bénéficie de moyens équivalents.

D'autres genres de bandes dessinées ont inspiré le cinéma : Les Sentiers de la perdition, From Hell, Ghost World, Sin City ou encore American Splendor. L'influence de la bande dessinée sur le cinéma prend parfois des chemins plus détournés : l'univers de Jean-Claude Mézières (Valérian) est par exemple une influence majeure et assumée du Cinquième Élément, de Luc Besson, mais a aussi été une source d'inspiration importante pour Star Wars.

[modifier] Théorie de la Bande Dessinée

[modifier] Processus de création

Bien que les étapes de la création d'une bande dessinée dépendent des artistes et des œuvres, un cheminement général peut être évoqué :

  • synopsis : histoire ou idée originale ou inspirée d'une œuvre existante (littéraire ou cinématographique, par exemple).
  • scénario : traitement détaillé de l'histoire. Il précise, planche par planche, le découpage de l'action, la position des personnages, et présente les dialogues.
  • recherche graphique : Le dessinateur travaille au style général. Il crée les personnages principaux et l'environnement dans lequel ils évoluent.
    Si le lieu et l'époque existent, ou ont éxisté, un travail de recherche de matériel typographique et iconographique est effectué. Si l'univers de l'histoire sort de l'imaginaire de l'auteur, les recherches sont beaucoup plus orientées vers du design graphique.
  • mise en page : choix des points de vue, des cadrages et de l'agencement des vignettes dans la planche ;
  • crayonné : première ébauche proprement dite du dessin. A partir de cette étape, le travail s'effectue généralement sur un support plus grand (format A2) que celui de la planche imprimée (format A4).
  • encrage : opération consistant à redessiner à l'encre les contours du crayonné et les ombres afin de donner au dessin un trait définitif. Au final, seul ce tracé sera imprimé. Les décors et les phylactères sont aussi ajoutés et positionnés lors de cette étape. Ils ne sont pas toujours présents, où alors de manière succincte, dans le crayonné.
    Certains auteurs encrent directement sur le crayonné, qu'ils éliminent ensuite en gommant. Perdant ainsi toutes traces de cette étape. D'autres utilisent un calque transparent placé par dessus le crayonné.
  • mise en couleur : opération qui consiste à choisir et appliquer la couleur aux différentes zones délimitées par les traits encrés (personnages, décors, vêtements), tout en respectant la continuité des couleurs au fil des planches. Le coloriste doit aussi définir les lumières et les ombres du dessin. La mise en couleur dite traditionnelle est effectué sur une tirage particulier de la planche, appelé "bleu", où les traits noirs de l'encrage sont imprimés en bleu-gris clair.
    Par le passé cette tâche était faite à l'aquarelle appliquée au pinceau et à l'aérographe; de nos jour elle est effectuée par informatique. Les couleurs sont de plus en plus réalisées par des professionnels, les coloristes et quelques fois par le dessinateur lui-même.
  • couleur directe : l'encrage et le mise en couleur peuvent être réalisés lors d'une étape unique, à la manière d'un peintre.
  • lettrage : le texte des dialogues et commentaires est encré en l'alignant dans les espaces laissés à cet effet lors de l'encrage de la planche. L'opération est répétée pour chaque langue dans laquelle l'histoire est publiée.

En fonction de l'œuvre et de l'artiste, la même personne peut réaliser tout ou une partie du travail de création ; scénario, dessin, encrage. Le plus souvent le travail est partagé entre un scénariste et un dessinateur. Certaines étapes plus spécifiques, telles que le lettrage et la mise en couleur, peuvent être laissées à des spécialistes.

Enki Bilal, par exemple, est un artiste complet. Scénariste et dessinateur, il travaille en couleur directe. Il a aussi la particularité de dessiner les cases sur des feuilles séparées, ce qui lui permet de les agencer à loisir sur la planche.

[modifier] Bibliographie

  • Marjorie Alessandrini, Marc Duveau, Jean-Claude Glasser, Marion Vidal, L'Encyclopédie des bandes dessinées, Albin Michel, 1986
  • Brad Brooks, Tim Pilcher, Steve Edgell, Hervé Flores, Le B.A.-BA de la BD et du dessin d'humour : du rough à la réalisation, Eyrolles, 2002
  • Bernard Duc, L'Art de la BD, tome 1 : du scénario à la réalisation, Glénat, Collection Art et technique, 1993
  • Philippe Goddin, Comment naît une bande dessinée par-dessus l'épaule d'Hergé, Casterman, 1991
  • Bernard Duc, L'Art de la BD, tome 2 : la technique du dessin, Glénat, Collection Art et technique, 1993
  • Jean-Benoît Durand, BD mode d'emploi, Flammarion, Collection Castor Doc, 1999
  • Will Eisner, La bande dessinée, art séquenciel, Vertige Graphic, 1997
  • Henri Filippini, Dictionnaire de la bande dessinée, Bordas, 2005
  • Thierry Groensteen, Système de la bande dessinée, PUF, Collection Formes sémiotiques, 1999
  • Scott McCloud, L'Art invisible, Vertige Graphic, 1999 (présentation théorique de la bande dessinée sous forme de bande dessinée)
  • Harry Morgan, Principes des littératures dessinées, Angoulême, l’An deux, 2004.
  • Benoît Peeters, Lire la bande dessinée, Flammarion, Collection Champs Flammarion, 2003
  • Jean-Bruno Renard, Clefs pour la bande dessinée, Seghers, collection Clefs, 1978

[modifier] Fanzinat

Il existe une importante culture underground de la bande dessinée au travers de fanzines. Les fanzines permettent à de jeunes auteurs de se faire la main sur des histoires courtes et de recueillir des critiques sur leur travail.

[modifier] Festivals

  • Le Festival BD d'Angoulême est considéré comme le plus important en France. Il a lieu chaque année à Angoulême depuis 1974, durant la dernière semaine de janvier, du jeudi au dimanche. Les prix décernés se nommaient jusqu'en 2003 « Alph'Art », auparavant nommés les « Alfred » (du nom d'un héros dessiné par Alain Saint-Ogan, dans la série Zig et Puce).
  • Le Festival de la bande dessinée de Lyon a lieu chaque année le dernier week-end de juin. Il existe depuis 2006 sur Lyon. Le cœur du festival se situe place de la Croix Rousse (le 4ème arrondissement de Lyon) et le Festiv'Off (Festival hors des murs) a lieu sur tous les arrondissements de Lyon. Il intègre des expositions, des dédicaces, des conférences, des concerts et diverses animations. Plus d'informations sur [*http://www.lyonbd.com/].
  • Festival BD d'Arlon - Festival BD et du livre pour enfants aussi appelé « le tout BD des 3 frontières ». Il a lieu chaque année en septembre à Arlon en Belgique depuis 2000.
  • Sierre secoue la bande dessinee Festival alternatif et novateur. 'La bande dessinée est un art sans frontières ! Suisse. Le festival à lieu chaque début d'été dans la Cité du soleil et il reprend le flambeau du fameux BD'Sierre festival qui a noué à jamais Sierre et la bande dessinée.
  • Le festival de Solliès-ville a lieu dans ce charmant village perché sur une colline du Var non loin de Toulon tous les ans le dernier week-end d'août, en plein air, l'entrée y est gratuite.
  • le festival BD d'Aix en Provence, surnommé également les Rencontres du 9ème Art, a lieu chaque année entre mars et avril.
  • le festival de Colomiers, dans la banlieue de Toulouse, a lieu pour sa part tous les ans au mois de novembre.
  • le bd boum - France (Blois), Au fil des années, bd BOUM a étalé sa programmation dans le temps. Actions en direction des écoles, ateliers en milieu carcéral, locations d’expositions BD se sont prolongés et intensifiés pour arriver à un travail autour de la bande dessinée qui dure toute l’année. Les objectifs de bd BOUM restent les mêmes et, de janvier à décembre, les actions de l’association se déclinent dans les quatre objectifs : l’artistique, le pédagogique, le social et le citoyen.http://www.bdboum.com/
  • Epitanime - France, Tous les ans en mai/juin depuis 1997. Festival de manga (bande dessinée japonaise), animation japonaise et culture du Japon organisé par l'association Epitanime de l'école Epita. (site officiel)
  • Lucca - Italie, devenu « comics and games festival », existe depuis 1966. Se tient fin octobre.
  • Festival international de la Bande Dessinée de la Principauté des Asturies se déroule à Gijón en Espagne. Créé en 1972.
  • Festival EURO BD à Lexy (54720 - France), depuis 2004, rassemblant une trentaine de dessinateurs européens. Se tient tout les ans le 3ème week-end de novembre.
  • Le Palais de la BD est le seul festival généraliste de bande dessinée à Paris.Il se tient durant un week-end, en octobre, à la Conciergerie, pendant la manifestation Lire en Fête.(site officiel).

[modifier] Les différents genres BD

BD Franco-belge
La BD franco-belge désigne comme son nom l'indique les BD produites en France et en Belgique. Par extension, on parle aussi de BD européenne.
Comic strip
Bandes dessinées de quelques cases, toujours très courantes dans les pays anglo-saxons. Voir Comic strip.
Comics
Bandes dessinées américaines : voir la page dédiée aux comics.
Fumetti
Bandes dessinées en Italie : voir la page dédiée aux fumetti.
Historieta
Bandes dessinées en Amérique hispanophone : voir la page dédiée aux historietas. Plus particulièrement les articles Historieta argentine et Historieta mexicaine
Manga
Bandes dessinées japonaises : voir la page dédiée aux mangas.
Manhwa
Bandes dessinées coréennes : voir la page dédiée aux manhwas.
Manhua
Bandes dessinées chinoises proches des mangas : voir la page dédiée aux manhuas.
Roman graphique
Bande dessinées racontant une histoire plus détaillée et complexe se situant entre Le roman et la Bande dessinée dite traditionnelle : voir la page dédiée aux romans graphiques.
Tebeo
Bandes dessinées en Espagne : voir la page dédiée aux tebeos.
BD suisse
La BD suisse - notamment suisse romande - n'est pas en reste, avec des auteurs tels que Zep (série Titeuf), Daniel Ceppi (série Stéphane Clément, chroniques d'un voyageur), ou Cosey (série Jonathan), Gérald Poussin, Frederik Peeters ou Thomas Ott, entre autres. Les éditeurs Paquet, Atrabile ou Drozophile sont helvètes.
BD québécoise
La BD québécoise est particulierement représenté par les Éditions de la Pasteque, les 400 coups et le magazine Safarir. Ses auteurs marquants se nomment Julie Doucet et Guy Delisle, entre autres. C'est par ailleurs au Québec qu'est basé un des éditeurs les plus influents de la bande dessinée "alternative" nord-américaine anglophone, Drawn and Quarterly.
Petits Formats
Bandes dessinées de poche (généralement au format 13x18 cm) et le plus souvent en noir et blanc : voir la page dédiée aux Petits Formats.
Webcomic
Se dit des bandes dessinées publiées directement sur une page Web. C'est une forme particulière de récit sur support numérique également désignée par le terme BD en ligne. Exemple : Megatokyo. Cette forme nouvelle de BD a permis à certains dessinateurs de se faire rapidement remarquer. C'est le cas par exemple du bédéiste de La Vie du Lutin, remarqué par Spirou et Lewis Trondheim.
Lianhuanhua
Voir l'article consacré à la bande dessinée chinoise traditionnelle.
Bande dessinée africaine
(en cours)

[modifier] Notes et références

  1. Le critique et théoricien Jessi Bi, propose sur le site Du9 de chercher, pour décrire la bande dessinée, un mot qui ne soit pas un nom composé ou un acronyme (« bd »). A partir de la notion de "9e Art", il propose des néologismes basés sur ennéa (9, en grec - εννέα), tels que ennéagraphie, ennéaplastie, ennéalogie, ennéaste, ennéaplasticien, ennéaphile, ennéathèque, etc.

[modifier] Liens internes

Le Wiktionnaire possède une entrée pour « bande dessinée ».
Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur Comics.

[modifier] Articles connexes

[modifier] Quelques sites dédiés à la bande dessinée

[modifier] Bédéthèques

  • BDovore : Site pour gérer gratuitement sa collection de BD en ligne.
  • La bédéthèque : Bdthèque du logiciel BDGest.
  • BDTheque : Bdthèque mis en ligne par les internautes.
  • Encyclo'BD : Site permettant de gérer gratuitement sa collection de BD en ligne. Gère les albums et les objets par BD.
  • bd/BD : Site encyclopédique. BD européenne et Manga.
  • ordoMANIA : Gérez votre collection de bande dessinées en ligne gratuitement, de manière simple et conviviale

[modifier] Chroniques

  • aVoir-aLire.com : Chroniques hebdomadaires de Bandes dessinées.
  • Du9 : Anciennement un fanzine, Du9 est un webzine actif depuis 1996, promoteur d'une bande dessinée exigeante.
  • BD Sélection : L'hebdo de la bande dessinée.
  • Bulledair : Chroniques de BD et Hebdos BD en ligne.
  • BDGest Forum : Chroniques et forum autour des sorties BD.
  • ART9 : Chroniques et synopsis par des bénévoles sur les séries BD terminées.
  • CoinBD.com : Site proposant de nombreuses chroniques sur des milliers d'albums BD.
  • Bdtresor.net : Le monde de la bd sur le net

[modifier] Sites Généralistes

  • Coin BD : Présentations détaillées de plusieurs milliers d'albums BD.
  • elffilms.free.fr : Site de creation de dessins animés
  • 1001 BD : Site sur la BD sous toutes ses formes.
  • BDaBD : Base de données sur la Bande-Dessinée, chroniques et achat/vente comme à la bourse.
  • BD Central : Site traitant de l'actualité BD et des sorties.
  • BLAM! : Site contenant des chroniques, des infos, des interviews…
  • BD oubliées : Base de données répertoriant tout ce qui est paru dans de nombreuses revues de BD (Spirou, Pilote, Tintin, Vaillant/Pif, Métal Hurlant, Fluide Glacial…).
  • BD Paradisio : Site contenant des chroniques, des infos, des interviews…
  • Clair de Bulle : Site de la bande dessinée alternative ou indépendante.
  • Neuvieme-art.com : Critiques, portraits, interviews, blog, vidéos… Un site complet sur la BD.
  • PIMPF : PIMPF le portail des BD Petits Formats.
  • Sceneario.com : Site contenant des chroniques, des infos, des interviews…
  • Conseils pour créer sa BD : Créer un dossier de Bande Dessinée, protéger et faire publier sa BD…
  • W'Art : Webzine PDF gratuit consacré à la BD mais pas seulement…
  • Bruit De Bulles : Site de passionnés sur la BD Européenne, US et Asiatique.

[modifier] Actualité - News

[modifier] Communauté BD

  • LE MARAIS Petite communauté de dessineux.
  • Abdel-INN : BD en ligne sur Internet, animations flash, animations 2d, 3d…
  • BD Amateur : Site ouvert à tous les auteurs amateurs et leur public…
  • ComicArtists : La Communauté pour les artistes de le bande dessinée, réalisateurs de dessins animés, illustrateurs, artistes visuels.
  • Babylon Studio : association d'auteurs de bande dessinée et illustrateurs.

[modifier] Autres

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