Hypoglycémie

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Une hypoglycémie est une glycémie trop basse ; c'est lorsque le taux de glucose (sucre) dans le sang est inférieur à la normale, ne permettant plus au métabolisme de se dérouler normalement.

Pour un être humain adulte, une hypoglycémie est une glycémie inférieure à 0,8 g/L.

Le contraire d'une hypoglycémie est une hyperglycémie.

Sommaire

[modifier] Causes

  • Prise d'alcool : cause la plus fréquente.
  • le jeûne : l'alimentation a été insuffisante, la digestion n'a pas apporté suffisamment de sucre, et le corps n'a pas encore réagi pour libérer ses réserves ; il peut s'agir d'un problème ponctuel, mais aussi nutritionnel (régime trop sévère, contexte d'anorexie, dénutrition de causes variées...) ;
  • l'effort : le fonctionnement des muscles a consommé le glucose disponible dans le sang, et le corps n'a pas encore libéré ses réserves (c'est la « fringale » du sportif), toujours temporaire chez le sujet sain ;
  • la prise de médicament : certains médicaments produisent une hypoglycémie ; c'est notamment le cas médicaments antidiabétiques, comme l'insuline et les anti-diabétiques oraux chez les sujets diabétiques. D'autres médicaments peuvent être en cause : Aspirine, anti-inflammatoires non stéroïdiens, béta-bloquants non cardio-séléctifs, quinidine.

Plus rarement, l'hypoglycémie peut être révélateur :

  • d'une pathologie endocrinienne : hyper sécrétion d'insuline dans le cadre par exemple d'un insulinôme, tumeur sécrétant de l'IGF1 ;
  • d'antécédents de gastrectomie (ablation de l'estomac), le plus souvent après cancer gastrique.

[modifier] Diagnostic

Un sujet atteint d'hypoglycémie peut ressentir tout ou partie des symptômes suivants :

  • sensation de faim
  • tremblements
  • sueurs
  • fourmillements dans les extrémités (paresthésie), engourdissement des membres
  • troubles de la vision
  • vertiges
  • fatigue (asthénie)
  • nausées, vomissements
  • palpitations cardiaques
  • pâleur, cyanose
  • maux de tête (céphalées)
  • troubles comportementaux : confusion, parole difficile, excitation, énervement...
  • troubles de la vigilance : somnolence, convulsions, voire coma

Dans le cadre des premiers secours, il n'est pas possible de distinguer le malaise hypoglycémique d'un autre malaise : tout malaise ou coma doit faire évoquer l'hypoglycémie, qui lorsqu' elle est profonde et prolongée peut entraîner la mort.

Dans le cadre médical, la mesure de la glycémie fait partie du bilan de base de tout malaise et doit être fait en particulier au décours immédiat de ce dernier.

[modifier] Réaction physiologique

Dans un premier temps, le corps réagit à la baisse de la glycémie par une décharge d'adrénaline (réponse hormonale adrénergique, sécrétion de catécholamine endogène par les glandes surrénales), qui provoque

pour compenser l'état de faiblesse. Le corps libère également des réserves de glucose pour faire remonter la glycémie ; en particulier, il y a une sécrétion de glucagon par le pancréas, une hormone provoquant la transformation des graisses en sucre (lipolyse), en particulier des graisses stockées dans le foie et les muscles (glycogénolyse hépatique et musculaire).

Le réponse adrénergique consomme de l'énergie, elle peut en elle-même aggraver l'hypoglycémie, notamment chez le diabétique insulinodépendant.

La glycogénèse faisant remonter la glycémie, cela entraîne une libération d'insuline (sauf chez le patient diabétique insulinodépendant) qui peut à son tour provoquer un nouveau malaise si la personne n'a pas pris de sucre. On peut ainsi avoir une alternance fringale-état normal.

[modifier] Traitement

Le resucrage par voie orale (chez un sujet conscient : jus de fruit ou sucre, plus du pain ou des biscuits) ou intraveineux (en cas de coma : soluté glucosé à 30%) est le traitement indispensable et suffisant de l'hypoglycémie. Dans un second temps, on devra rechercher la cause de l'hypoglycémie (bilan des prises médicamenteuses, alcoolémie, etc.)

[modifier] Traitement préventif

Pour une personne sans problème particulier : il convient d'adapter son régime à son activité physique, d'éviter de « sauter un repas », et notamment d'insister sur le petit déjeuner. Cela fait également partie de l'éducation du sportif : consommation de sucres lents plusieurs heures avant de fournir un effort, avoir à disposition des sucres rapides pendant l'effort. Il faut également bien déjeuner avant d'aller donner son sang (contrairement à la prise de sang pour analyse qui elle se fait à jeun).

Chez le diabétique traité :

  • apprendre à reconnaître sur soi les signes d'hypoglycémies ; avoir toujours des sucres d'absorption rapide sur soi ;
  • réadapter le traitement médicamenteux du diabétique avec le médecin traitant ;
  • fractionner les repas et faire si besoin une collation ;
  • privilégier les sucres d'absorption lente.
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