Japon

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 日本国
Nipponkoku ou Nihonkoku
(ja)
Japon (fr)
Drapeau du Japon Sceau Impérial du Japon
(Détails) (Détails)
Devise nationale : Aucune
Langues officielles Japonais (de facto)
Capitale Tōkyō
Plus grande ville Tōkyō[1]
Gouvernement
 - Empereur
 - Premier ministre
Monarchie constitutionnelle
Akihito
Shinzō Abe
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 61e
377 835 km²
0,8%
Population
 - Totale (2006)
 - Densité
Classé 10e
127 463 611 hab.
335 hab./km²
Indépendance
 - Actuelle constitution
Antiquité
3 mai 1947
Gentilé Japonais, Japonaise
Monnaie Yen (JPY)
Fuseau horaire UTC +9
Hymne national Kimi ga yo
Domaine internet .jp
Indicatif
téléphonique
+ 81

Le Japon (en japonais 日本国, Nihonkoku ou Nipponkoku, le plus souvent abrégé en Nihon ou Nippon (日本)) est un pays d’Asie de l’Est. 日本 signifie « origine du Soleil » - 日 = jour ou Soleil, 本 = racine - pour évoquer le soleil levant, surnom parfois utilisé pour désigner le Japon ; le prince Shōtoku (聖徳太子, 574-622) s’était servi de cette expression dans une lettre envoyée à l’empereur de Chine (Cf. Noms du Japon).

Sommaire

[modifier] Présentation

Le Japon est un archipel volcanique situé entre l’océan Pacifique, la mer du Japon et la mer de Chine orientale, à l’est de la péninsule coréenne à la croisée de plusieurs plaques tectoniques sources de nombreux séismes. Quatre îles principales, Honshū, Hokkaidō, Kyūshū, et Shikoku,ainsi que de milliers de petites îles composent l’archipel japonais. Hokkaidō, historiquement peuplée par les Aïnus (ou Aïnous), fut incorporée progressivement à l’ère de peuplement japonais, processus qui s’acheva avec l’époque Meiji. Les migrants s’installèrent dans la plaine du Yamato et formeront plus tard les premiers artisans de la culture japonaise alors que les peuples originels seront cantonnés au nord de Honshū et sur l’île de Hokkaidō. Connu sous le nom de « pays du soleil levant », son économie très développée, qui traverse une crise depuis le début des années 1990, résulte de sa longue et riche histoire et de sa culture ethnocentrique.

Le nom japonais Nippon est utilisé sur les timbres et pour les événements sportifs internationaux, alors que Nihon est utilisé plus fréquemment au Japon même. Nippon réfère aussi à l’empire japonais et à une certaine idéologie. Yamato (大和) est le nom que l'on donne à l'ancienne période de la déesse du Soleil « Amaterasu » (qui selon la mythologie ayant cours avant la capitulation en 1945, aurait créé le Japon). C’est à l’origine le nom de la première structure impériale connue qui exerçait son pouvoir autour de Nara (奈良) aux environs du Ve siècle. Aujourd’hui, on trouve toujours le mot Yamato dans des expressions telles que Yamatodamashii (大和魂, « l’esprit japonais »).

[modifier] Histoire

Voir l’article Histoire du Japon.
Le Japon vu par satellite
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Le Japon vu par satellite

La légende prétend que le Japon fut fondé au VIIesiècle av. J.-C. par l’empereur Jimmu. Le système d’écriture chinois et le bouddhisme furent introduits durant les Ve et VIe siècles, initiant une longue période d’influence culturelle chinoise. Les empereurs étaient les dirigeants symboliques, alors que le véritable pouvoir était le plus souvent tenu par les puissants nobles de la Cour, régents ou shogun (général en chef des armées).

À partir du XVIe siècle, des commerçants venus du Portugal, d’Espagne, des Pays-Bas et d’Angleterre débarquèrent au Japon avec des missionnaires chrétiens. Pendant la première partie du XVIIe siècle, le shogunat japonais craignit qu’ils fussent les prémisses d’une conquête militaire par les forces européennes. En 1635, il interdit la religion chrétienne et fit tuer ceux qui bravaient cet interdit avant de cesser toute relation avec l’étranger, en 1639, exceptés certains contacts restreints avec des marchands chinois et hollandais à Nagasaki (長崎), précisément sur l’île de Dejima (出島). Cet isolement volontaire dura jusqu’à ce que les États-Unis, avec le commodore Matthew Perry, forcent le Japon à s’ouvrir à l’Occident en signant la Convention de Kanagawa en 1854.

En seulement quelques années, le renouement des contacts avec l’Occident transforma profondément la société japonaise. Le shogunat fut forcé de démissionner et l’Empereur fut remis au pouvoir. La restauration Meiji de 1868 initia de nombreuses réformes. Le système de type féodal fut officiellement aboli et de nombreuses institutions occidentales furent adaptées. De nouveaux systèmes juridiques et de gouvernement ainsi que d’importantes réformes économiques, sociales et militaires transformèrent le Japon en une puissance régionale. Ces mutations donnèrent naissance à une forte ambition qui se transforma en guerre contre la Chine (1895) et contre la Russie (1905) dans laquelle le Japon gagna la Corée, Taiwan et d’autres territoires.

L’expansionnisme militaire du Japon au début du XXe siècle qui débuta avec l’annexion de la Corée (1910), se poursuivit avec l’invasion de la Mandchourie et une seconde guerre sino-japonaise avec le premier bombardement aérien à Shanghai d’une ville et de ses civils (à partir de 1937). Le Japon se construisit un empire colonial étendu jusqu’à l’Asie du Sud-Est qui lui permit de se fournir en matières premières. L’attaque sur Pearl Harbor dans l’archipel d’Hawaii en 1941 l’engagea dans la Seconde Guerre mondiale. Le Japon fut finalement vaincu en 1945 après le largage de deux bombes atomiques, une sur Hiroshima (6 août 1945) et une autre sur Nagasaki (9 août 1945). Il se rendit aux États-Unis et ses alliés le 15 août 1945. Le traité de paix avec la Russie est toujours en négociation, en réglement du problème des îles Kouriles du sud, occupées par cette dernière depuis la fin du conflit.

Le Japon dévasté d’après-guerre, confiné à l’archipel, resta sous la tutelle des États-Unis jusqu’en 1951 (traité de San Francisco). Ils imposèrent une nouvelle constitution plus démocratique et fournirent une aide financière qui encouragea le renouveau du pays.

L’économie se rétablit rapidement et permit le retour de la prospérité sur les îles.

À la fin des années 1980, le Japon connaît un apogée culturel et pour le moins économique.

Actuellement, bien que sa part soit relativement faible dans les finances de l’État, le Japon a le cinquième plus important budget militaire du monde en chiffres absolus, mais l’importance de ce budget ne fait pas pour autant du Japon une grande puissance militaire. La constitution japonaise interdit en effet le maintien d’une armée, le droit de belligérance et le lancement de toute opération militaire en dehors de ses frontières autre que l’autodéfense. Cependant, des « forces d’autodéfense », un corps militaire professionnel disposant de moyens techniques avancés.

Avec la guerre en Irak en 2003, la Constitution a été aménagée pour pouvoir déployer des troupes hors de son territoire dans le cadre d’opérations à caractère non strictement militaire (reconstruction, aide humanitaire…). De la sorte, le Japon espère pouvoir acquérir un rôle diplomatique plus en rapport avec sa puissance économique.

[modifier] Politique

Voir l’article Politique du Japon.

Le Japon est une monarchie constitutionnelle avec un parlement bicaméral, la diète (ou Kokkai). Le pouvoir exécutif appartient au cabinet, responsable devant la diète, composé du premier ministre et de ministres d’État devant tous être des civils. Le premier ministre est choisi au sein de la diète par ses pairs. Il a le pouvoir de nommer et de démettre les autres ministres, dont une majorité doit être membres du parlement. La constitution attribue la souveraineté, qui revenait auparavant à l’empereur, au peuple japonais. Le monarque est alors défini comme symbole de l’État. La branche législative se compose d’une chambre des représentants (Shūgi-in) de 480 sièges, dont les membres sont élus au suffrage universel tous les quatre ans et d’une chambre des conseillers (Sangi-in) de 242 sièges, composée de personnes élues pour une durée de six ans. Le suffrage est toujours universel et secret. Plusieurs centaines de milliers de Coréens ont le statut de résidents permanents au Japon depuis plusieurs générations et parmi eux, un grand nombre refuse de prendre la nationalité japonaise pour ne pas devoir renoncer à leur nationalité coréenne ; ils sont donc toujours considérés comme des étrangers sur le plan légal, même si nombre d’entre eux utilisent couramment un nom japonais ou ne savent pas parler coréen. Ils bénéficient cependant du statut de « résidents permanents spéciaux » qui leur donne certains avantages par rapport aux autres résidents permanents. Ils ne peuvent tout de même pas voter aux élections japonaises et accéder à certains postes élevés de la fonction publique sans se faire naturaliser. Il y a cependant un débat sur la possibilité de donner le droit de vote aux élections locales aux résidents permanents, comme c’est le cas depuis 2005 dans certaines régions de Corée du Sud.

Le Japon pratique officiellement la peine de mort, bien que les sentences ne soient pas toujours appliquées et que les condamnés attendent parfois des années une exécution. Le dernier cas en date est celui de Masumi Hayashi, une Japonaise de 43 ans, qui a été condamnée à mort par pendaison par la Haute Cour d’Ōsaka en appel en 2005. Elle était accusée d’avoir empoisonné quatre personnes à l’arsenic et d’en avoir intoxiqué 63 autres en 1998. (Source : journal Le Monde, 28 juin 2005).

[modifier] Préfectures

Voir l’article Préfectures du Japon.

Le Japon est subdivisé en 47 préfectures (ou départements).

Préfectures du Japon
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Préfectures du Japon

[modifier] Géographie

Carte du Japon
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Carte du Japon
Voir l’article Géographie du Japon.

Le Japon est un archipel s’étendant le long de la côte est de l’Asie. Quatre îles principales composent le pays : du Nord au Sud, Hokkaidō, Honshū (la plus grande), Shikoku et Kyūshū. En outre, l’archipel comporte environ 3 000 autres îles, plus petites. Naha, sur l’île d’Okinawa dans l’archipel des Ryūkyū (Ryūkyū rettō en japonais), est située à plus de 600 km au sud-ouest de Kyūshū. Au sud de Tōkyō, l’archipel des Nanpō s’étire sur plus de 1 000 km jusqu’à Iwo Jima. Au nord, les îles de Sakhaline (Karafuto en japonais) et les Kouriles (Chishima rettō qui s’étendent à plus de 1 200 km au nord-est de Hokkaidō), entièrement russes depuis 1945, sont parfois considérées comme les points extrêmes de l’archipel.

Le Japon est habituellement découpé en huit régions (ou neuf, selon qu’Okinawa est inclu ou non dans le Kyūshū) qui sont (du nord au sud) : Hokkaidō, Tōhoku, Kantō, Chūbu, Kansai (couramment appelé Kinki), Chūgoku, Shikoku, Kyūshū et Okinawa.

Les principales villes (agglomérations) Japon sont dans l’ordre :

Source : Statistics bureau, Ministry of Internal Affairs and Communications[1]

Le gratte-ciel Mori situé sur les collines Roppongi, photo prise depuis la Tokyo tower.
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Le gratte-ciel Mori situé sur les collines Roppongi, photo prise depuis la Tokyo tower.

La conurbation de Tōkyō, englobant entre autres Yokohama, Kawasaki et Saitama est avec plus de 30 millions d'habitants l'une des plus peuplées au monde.

Voir l’article Villes du Japon.

Environ 73 % du pays est constitué de montagnes, avec une chaîne traversant chacune des îles principales. La plus grande montagne japonaise est le célèbre mont Fuji (Fuji-san) culminant à 3 776 m d’altitude. Du fait qu’il existe peu de terrains plats, de nombreuses collines et montagnes sont cultivées sur toute leur hauteur.

Comme le Japon est situé dans une zone de subduction des plaques tectoniques, des volcans sont actifs, de fréquentes secousses telluriques d’intensité variable sont ressenties dans tout le Japon. De puissants et destructeurs tremblements de terre se produisent régulièrement et peuvent créer des tsunamis. Le séisme de Kōbe en 1995 fit 6 433 morts et 43 700 blessés. Les sources naturelles d’eau chaude sont nombreuses et ont souvent été aménagées pour la villégiature. Le Japon enregistre environ 20 % des séismes les plus violents dans le monde.

[modifier] Climat

Du fait de son orientation nord-sud, le Japon possède un climat assez varié. A Sapporo, sur l’île du nord, l'été est doux et l'hiver long et froid avec de fortes chutes de neige. Tōkyō, Nagoya, Kyōto, Ōsaka et Kōbe, au centre et à l’ouest de la plus grande île (Honshū), subissent des hivers relativement doux, avec peu ou pas de neige, et des étés chauds et humides, avec une saison des pluies (tsuyu) de début juin à mi-juillet.

Le climat de Fukuoka (Hakata), sur l’île de Kyūshū, est relativement tempéré avec des hivers doux et un été court, alors que celui d’Okinawa est subtropical.

L’archipel japonais est touché par les tempêtes tropicales et les cyclones (appelés typhons), surtout entre juin et octobre. En 2004, dix cyclones se sont abattus sur le Japon, parmi lesquels Meari qui a fait 22 morts et 6 disparus. Le bilan matériel de la saison 2004 est catastrophique : au moins 155 milliards de yens (1,4 milliard de dollars américains ou 1,1 milliard d’euros) de dégâts. Les typhons les plus violents du XXe siècle au Japon ont dévasté Muroto en 1934 (3 000 morts) et la baie d’Ise en 1959 (5 000 morts).

[modifier] Économie

Voir l’article Économie du Japon.

Depuis la seconde guerre mondiale au cours de laquelle le pays a subi de lourdes pertes humaines et matérielles, le Japon a progressé à un rythme extraordinaire jusqu’à devenir la deuxième économie du monde, derrière les États-Unis. Ces progrès sont dus principalement à la coopération entre l’État et les entreprises, une forte éthique du travail, la maîtrise des hautes technologies et la faiblesse relative des dépenses militaires (1 % du PIB). Cette coopération est dans l'idéologie de l'harmonie industrielle du Japon moderne, chef de file d'une économie politique asiatique à partir du miracle japonais de l'après-guerre des années 50-60.

L’organisation économique du Japon a quelques traits propres :

  • les liens étroits entre industriels, sous-traitants, et distributeurs dans des groupes appelés keiretsu ;
  • de puissants syndicats d’entreprise, peu de conflits, un mouvement de revendications salariales annuel (shuntō) au printemps.
  • de forts investissements dans la recherche et le développement

Jusqu'à récemment, une part importante des employés de l’industrie disposait d'une garantie d’emploi à vie, mais depuis l’éclatement de la bulle financière, les licenciements et surtout la fermeture de très nombreux sous-traitants ont détruit ce mythe. La crise a provoqué une croissance du chômage (+ de 5% aujourd'hui) et de la pauvreté (multiplication des SDF).

L’industrie, secteur dominant de l’économie (avec 39 % du PIB, contre 25 % aux États-Unis, et 33 % de la population active, contre 25 % en France), est très dépendante des importations de matières premières et d’énergie. En effet, le territoire japonais ne pourvoit qu’à 3 ou 4 % des ressources naturelles dont a besoin le pays. Le secteur agricole, bien moindre, est fortement subventionné. Les rendements sont parmi les plus hauts du monde. Le plus souvent autosuffisant en riz, le Japon importe la moitié de sa consommation des autres céréales. Sa flotte de pêche est une des plus importantes au monde et réalise presque 15 % des prises totales. Pendant trois décennies, la croissance a été spectaculaire : en moyenne et hors inflation 10 % par an dans les années 1960, 5 % dans les années 1970 et 4 % dans les années 1980. Dans les années 1990 la croissance a été nettement plus faible, essentiellement à cause de surinvestissements à la fin des années 1980, et d’une politique économique d’austérité destinée à purger les excès antérieurs des marchés boursiers et immobiliers. Les efforts du gouvernement pour relancer la croissance ont eu peu de succès. La signature d’accords avec l’organisation mondiale du commerce força le Japon a réduire ses subventions aux agriculteurs, ouvrant la voie aux riz américains ou vietnamiens (le riz constitue la base alimentaire des repas des Japonais). La crise économique asiatique de 1997 a eu pour effet d'accentuer cette situation économique tendue.

Depuis fin 2002, un mouvement de reprise s’est amorcé, tiré par le rapide développement du voisin chinois, et, plus récemment, par la demande intérieure (consommation des ménages, chômage en baisse...) et l’assainissement du secteur bancaire. Ceci s'est confirmé début 2006, quand le Japon a pu officiellement annoncer avoir vaincu la déflation persistante depuis le début des années 2000.

À long terme, la surpopulation des zones habitables et le vieillissement de la population sont deux problèmes majeurs. La robotique est une des grandes forces de l’économie à long terme. 410 000 des 720 000 robots industriels du monde sont au Japon.

[modifier] Démographie

Voir les articles Population du Japon et Villes du Japon.

La société japonaise est au moins linguistiquement très uniforme avec 99 % de la population parlant le japonais pour langue maternelle. Le 1 % restant étant constitué principalement de population d’immigrants venus de Corée et de Chine, ainsi que de la petite minorité indigène des Aïnus d’Hokkaidō.

En 2004, 19,5 % des Japonais avaient plus de 65 ans.

La même année, il y avait moins de deux millions d’étrangers sur un total de près de 130 millions d’habitants.

Pour la première fois en 2006 la population recule avec un taux de fécondité de 1,25 enfant par femme (Tokyo est même passé sous la barre des 1 avec 0,98).

[modifier] Religion

Voir les articles Religion japonaise et Burakumin.

La plupart des Japonais ne croient pas en une religion particulière et unique. Ceux-ci sont profondément animistes, de nombreuses amulettes tant à la maison qu’en voyage en attestent. Leur pratique est chamanique au travers du shintoïsme, les autres religions n’étant qu’une appropriation animiste des dieux d’autres lieux dans leur panthéon personnel ou collectif. Cependant, nombreux sont les Japonais, particulièrement au sein de la jeune génération, qui sont opposés aux religions pour des raisons historiques et en raison du développement de la science. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut exigé du peuple japonais de participer aux cérémonies shinto avec la limitation des activités des autres religions. Ce shintoïsme d’État fut indissociable du nationalisme nippon qui prônait une élimination pure et simple des apports, pourtant anciens, du bouddhisme et enfin du christianisme apporté par les missionnaires portugais (dont faisait partie le père jésuite François-Xavier). Beaucoup d’autres ont su garder une vision plus apaisée de la religion et en « utilisent » plusieurs dans leur vie. Ainsi, une même personne peut aller invoquer les dieux au sanctuaire shintō à l’occasion du nouvel an et tenter d’attirer leur attention avant les examens d’entrée à l’école ou à l’université. Celle-ci, raisonnant de manière confucianiste, souhaitera parfois un mariage à l’occidentale dans une église chrétienne après une cérémonie plus traditionnelle et aura des funérailles dans un temple bouddhiste. Au début du XVIIe siècle et après une période de relative tolérance, le christianisme fut interdit puis pourchassé jusqu’à une quasi éradication du pays (mis à part Nagasaki et ses environs). Aujourd’hui, la situation s’est inversée et un certain nombre de nouvelles religions ou sectes qui se sont établies juste avant ou à la suite de la Seconde Guerre mondiale occupent une place importante au Japon.

[modifier] Transport

Voir aussi :

[modifier] Tourisme

Voir l’article Tourisme au Japon.

[modifier] Culture

La culture japonaise est influencée par celle de la Chine et celle de la Corée (bien que ceci ne soit pas toujours complètement admis). Mais elle en est aussi distincte. Les influences culturelles étrangères se sont historiquement effectuées via la Corée du fait de leur proximité géographique. L'arrivée des Portugais et plus tard des Américains a quelque peu modifié ce système.

Articles détaillés : Culture japonaise ~ Dessins animés ~ Manga ~ Gastronomie ~ Musique ~ Art contemporain ~ Sports ~ Lieux touristiques ~ Cinéma ~ Théâtre ~ Astrologie japonaise


Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local En japonais Remarques
1er janvier Jour de l’An Ganjitsu 元日
2e lundi de janvier Jour de l’accession à la majorité Seijin no Hi 成人の日 déplaçable depuis 2000,
15 janvier auparavant
11 février Anniversaire de la fondation de l’État Kenkoku Kinenbi 建国記念日
20 ou 21 mars Equinoxe de printemps Shunbun no Hi 春分の日 déplaçable selon l’Observatoire
29 avril Fête de la nature Midori no Hi みどりの日 à l’origine l’anniversaire de l’empereur Shōwa (Hirohito), rebaptisé ainsi en raison de l’amour de celui-ci pour la nature. Cette fête sera deplacée à partir de 2007 au 4 mai, et le 29 avril deviendra « Fête de Shōwa ».
3 mai Commémoration de la constitution Kenpō Kinenbi 憲法記念日
4 mai Repos national Kokumin no Kyûjitsu 国民の休日
5 mai Fête des enfants Kodomo no Hi こどもの日
3e lundi de juillet Fête de la mer Umi no Hi 海の日 déplaçable depuis 2003,
20 juillet auparavant,
3e lundi de septembre Fête des personnes âgées Keirō no Hi 敬老の日 déplaçable depuis 2003,
15 septembre auparavant
22 ou 23 septembre Equinoxe d’automne Shūbun no Hi 秋分の日 déplaçable selon l’Observatoire
2e lundi d’octobre Fête des sports Taiiku no Hi 体育の日 déplaçable depuis 2000,
10 octobre auparavant
3 novembre Fête de la culture Bunka no Hi 文化の日
23 novembre Fête du travail Kinrō Kansha no Hi 勤労感謝の日
23 décembre Anniversaire de l’empereur Tennō Tanjōbi 天皇誕生日
Voir l’article Fêtes et jours fériés japonais.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Bibliographie

Voir l’article Bibliographie sur le Japon.


  • Préhistoire du Japon :
    • Poussart, Annick. – Japon. – Préface de Francine Leliève et Hiroshi Nozaki. - Montréal : Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal, 2006. – 128 p. – ISBN 2-921718-42-1.
  • Histoire du Japon :
    • Jean-François Sabouret (dirigé par), La dynamique du Japon, Saint-Simon, 2005, 432 pages
    • Maison franco-japonaise de Tokyo, Dictionnaire historique du Japon, Maisonneuve & Larose, coll. « Monde Asiatique », 2002, 2993 pages ;
    • Francine Hérail, Histoire du Japon - des origines à la fin de Meiji, Pof - Publications, coll. « Bibliothèque japonaise  », 1996, 460 pages ;
  • Sur l’esthétique japonaise, à lire pour tout occidental passionné par le Japon :
    • Roland Barthes, L'Empire des signes, Le Seuil, coll. « Points Essais », 2005 (1re éd. 1970), 150 pages ;

[modifier] Liens externes

Sites généralistes

Blog de Tcheco19 sur le Japon


Langue japonaise
Histoire, géographie
Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur le Japon.
Wikinews propose des actualités concernant « le Japon ».
Géopolitique
Tourisme
Blogs et récits de séjours

[modifier] Ambassades du Japon dans les principaux pays francophones

[modifier] Sites officiels en anglais

[modifier] Divers

[modifier] Notes

  1. La ville de Tokyo n'est cependant pas une entite administrative. La ville la plus peuplee disposant d'une administration est Yokohama


Pays d’Asie
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