Piano

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Le piano est un instrument de musique à clavier et à cordes frappées, il est donc classé parmi les percussions et les cordes. Le son est produit par les cordes, tendues sur un cadre rigide, au-dessus de la table d'harmonie. Elles sont frappées par des marteaux, couverts de feutre, actionnés par l'enfoncement des touches du clavier. La vibration des cordes est stoppée par un étouffoir lorsque la touche du clavier est relâchée. Un dispositif mécanique, appelé « échappement », permet à la corde de vibrer librement, puis au cours de son évolution, une répétition plus rapide de la note.

Son nom provient d'une abréviation de piano-forte, locution italienne pour doux-fort, (piano en italien) ou fort (forte) qui se rapporte au fait que le volume du son du piano change en fonction de la force avec laquelle les touches sont frappées .

Écouter un petit exemple du son d'un piano : son d'un piano

Piano à queue moderne
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Piano à queue moderne

Sommaire

[modifier] Histoire du piano

[modifier] Invention du piano-forte

Créé au début du XVIIIe siècle par l'Italien Bartolomeo Cristofori, à Florence (Italie), sous le nom piano-forte, le piano naît de l'évolution d'un instrument appelé clavicorde ({{s-|XV|e) et du tympanon (Moyen Âge).

La date de fabrication du premier piano-forte par Bartolomeo Cristofori est incertaine, mais un inventaire réalisé par les employeurs de Cristofori, la famille Médicis, indique l'existence d'un instrument de Cristofori en 1700. Cristofori n'aura construit qu'une vingtaine de piano-forte avant sa mort en 1731. Il n'en existe que trois encore aujourd'hui, datant des années 1720. Comme la plupart des inventions, le piano a été imaginé à partir d'innovations technologiques précédentes: le clavicorde. Le piano-forte est un instrument à part entière entre le clavicorde et le piano du XIXe siècle. Il a tout particulièrement profité des siècles de travail sur le clavicorde, qui a mis en évidence les méthodes pour construire une structure (en bois à cette époque), la table d'harmonie, le chevalet et le clavier. Cristofori était lui-même un facteur de clavicordes et de clavecins, bien au fait des techniques et connaissances associées.

La découverte fondamentale de Cristofori est la résolution d'un problème mécanique fondamental des pianos : les marteaux doivent frapper les cordes mais cesser d'être en contact avec elles une fois frappées, afin de ne pas assourdir le son. De plus, les marteaux doivent retourner à leur position initiale sans rebondir violemment. Enfin, on doit pouvoir répéter une note rapidement.

Les premiers instruments de Cristofori étaient construits avec des cordes fines et étaient beaucoup moins sonores que le clavicorde ou le clavecin de son temps. En deux siècles on assiste à un renversement complet du concept: faible tension des cordes/corps sonore léger/audition de la table - contre forte tension des cordes/corps sonore lourd/audition de la corde. Néanmoins, en comparaison du clavicorde, le piano e forte d'alors permettait des nuances dynamiques et sonnait bien plus fort, avec une tenue des notes plus longue.

Le nouvel instrument de Cristofori resta peu connu jusqu'à ce qu'un écrivain italien, Scipione Maffei, écrivit un article enthousiaste à son propos, incluant un diagramme du mécanisme. Cet article fut distribué de manière très large, et la plupart des facteurs de pianos-forte de la génération suivante mirent les découvertes de Cristofori en pratique après l'avoir lu.

L'un de ces fabricants était Gottfried Silbermann, plus connu comme facteur d'orgue. Les pianos-forte de Silbermann étaient quasiment des copies conformes de ceux de Cristofori, à une exception importante près : Silbermann inventa l'ancêtre de la pédale Forte, qui permet de relever en même temps tous les étouffoirs sur l'ensemble des cordes. Quasiment tous les pianos construits par la suite proposèrent cette pédale.

Silbermann montra à Bach l'un de ces premiers instruments dans les années 1730. Bach n'apprécia pas l'instrument, trouvant que les notes aiguës avaient un son trop faible pour permettre une dynamique du son véritablement complète. Si ces remarques lui valurent une certaine animosité de la part de Silbermann, ce dernier sembla tenir compte de ces critiques. En effet, en 1747, Bach approuva une version plus récente de l'instrument.

La facture de piano-forte prit son essor durant la fin du XVIIIe siècle, avec le travail de l'école viennoise, comptant parmi ses membres Johann Andreas Stein et sa fille Nannette Stein ainsi que Anton Walter. Les pianos de style « viennois » étaient fabriqués sans cadre (seulement un barrage en bois), deux cordes par note et des marteaux recouverts de cuir. C'est pour de tels instruments que Mozart composa ses concertos et ses sonates. Aujourd'hui, des répliques de ces instruments sont fabriquées. Le piano-forte de l'époque de Mozart avait un son plus doux et plus clair que celui des pianos modernes, avec une tenue de la note moins importante.

[modifier] Développement du piano-forte

Durant la longue période s'étendant de 1790 à 1890, le piano-forte de l'époque de Mozart subit de très nombreux changements qui amenèrent à la forme actuelle du piano XIXè puis moderne. Cette évolution de l'instrument a été causée par le besoin permanent des compositeurs et des pianistes d'un son plus puissant, plus soutenu. Elle fut aussi permise par la révolution industrielle en cours, qui mit à disposition des procédés technologiques permettant de produire des cordes en acier de grande qualité et la précision d'usinage pour la production de cadres en fonte.

Au fur et à mesure de cette évolution, jouer du piano devint de plus en plus fatigant, la force nécessaire pour enfoncer les touches ainsi que la course de la touche ayant augmenté. La tessiture du piano-forte augmenta elle aussi, passant de 5 octaves à l'époque de Mozart aux 7 octaves 1/3 (voire parfois plus) des pianos modernes.

Pendant la première partie de cette période, les progrès technologiques apportés sur le piano-forte durent beaucoup à la firme anglaise de Broadwood, qui avait alors déjà une grande réputation pour le son puissant et majestueux de ses clavecins. Au cours du temps, les instruments produits par Broadwood devinrent plus grands, plus puissants et construits de manière plus robuste. La firme, qui envoya ses pianos-forte à Haydn et Beethoven, fut la première à construire des pianos-forte avec une tessiture de plus de 5 octaves : 5 octaves 1/5 dans les années 1790, 6 octaves en 1810 (ce qui permit à Beethoven d'employer les notes ajoutées dans ses dernières œuvres), 7 octaves en 1820. Les facteurs viennois suivirent cette tendance. Ces deux écoles, néanmoins, se distinguent par des mécaniques différentes : celle de Broadwood étant plus robuste, celle de l'école viennoise plus sensible.

[modifier] Naissance du piano moderne

Piano à queue Hansen
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Piano à queue Hansen

Au cours des années 1820, les firmes Erard (1780-1959) et Pleyel (Paris), développèrent l'instrument et se firent une concurrence stimulante. Chopin et Liszt, utilisèrent leurs pianos. La firme Érard apporta certainement les innovations les plus importantes surtout au point de vue de la mécanique du piano. Ignace Pleyel, musicien, puis son fils Camille surent s'entourer de chercheurs acousticiens, de scientifiques (Gustave Lyon, Auguste Wolf). Ils développèrent beaucoup la sonorité et furent les premiers en France à adopter le croisement des cordes et le cadre métallique d'une pièce, permettant à l'instrument plus de puissance et des cordes plus longues. Pleyel fit construire à Paris une célèbre salle de concert portant son nom (qui a été réaménagée complètement en 2006) et implanta la première usine électrifiée (c'est l'ancêtre de la production moderne en usine). En 1821, Sébastien Érard inventa le double échappement, qui permet à une note d'être répétée, même si la touche n'est pas encore revenue à sa position initiale. Ce mécanisme est très avantageux pour le jeu rapide. Amélioré par Henri Herz vers 1840, le principe du double échappement devint finalement le mécanisme standard des pianos à queue, utilisé par tous les facteurs. (La firme Erard déposa en France et en Angleterre, plusieurs centaines de brevets décrivant des améliorations importantes des pianos) Le déclin de la firme Erard fut en partie du a sa volonté de conserver l'instrument à cordes parallèles (ou obliques) dans lequel l'homogénéité du son est meilleure entre les basses et les mediums. Malgré la tendance, Erard continua longtemps à produire instruments à cordes parallèles et instruments à cordes croisées.

D'autres innovations importantes ont été apportées durant cette période :

  • l'utilisation de trois cordes au lieu de deux pour toutes les notes sauf les plus graves.
  • le cadre métallique : situé au-dessus de la table d'harmonie, il sert à contenir la tension des cordes. Le cadre métallique fut la solution permettant de résister alors que les cordes devenaient plus épaisses, plus tendues et en plus grand nombre (la tension des cordes d'un piano de concert moderne avoisine les 20 tonnes). Le cadre métallique fut inventé en 1825 à Boston par Alpheu Babcock, achevant la tendance d'utiliser de plus en plus de parties métalliques pour renforcer le piano.
  • le croisement des cordes, les cordes basses, passant au dessus des cordes blanches, et portant sur un chevalet séparé. Cette configuration répartit mieux les tensions mais permet surtout une plus grande longueur de cordes donc une plus grande puissance.
  • les marteaux recouverts de feutre : les cordes en acier, plus dures, nécessitent l'usage d'un marteau plus mou afin de conserver une belle sonorité. Les marteaux recouverts de feutre compressé furent introduits par le fabricant parisien Jean-Henri Pape en 1826 ; ils sont désormais utilisés universellement.
  • la pédale tonale, inventée en 1844 par Jean Louis Boisselot et améliorée par le facteur Steinway en 1874.

Le piano de concert moderne atteignit sa forme actuelle aux alentours du début du XXe siècle.

Depuis, seules des améliorations mineures ont été apportées à l'instrument. Récemment cependant, l'ajout d'une nouvelle pédale, appelé pédale harmonique par son inventeur, a éveillé l'intérêt de pianistes renommés tels que Martha Argerich, Anne Queffélec ou Georges Pludermacher.

[modifier] Le piano moderne

Piano droit moderne
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Piano droit moderne

[modifier] Le clavier

Le clavier du piano est composé de 88 touches (sauf exception). Les 52 touches blanches correspondent aux notes non altérées, et les 36 touches noires aux notes altérées (dièse ou bémol).

Les touches du piano sont généralement faites en épicéa ou en tilleul, bois choisis pour leur légèreté. L'épicéa est généralement utilisé pour les pianos de bonne qualité. Historiquement, les touches noires étaient recouvertes d'ébène et les touches blanches d'ivoire. Bien évidemment, les éléphants étant désormais protégés, les matières synthétiques l'ont remplacé. Néanmoins, de l'ivoire peut toujours être obtenu, mais en quantité limitée. Des facteurs de piano ont d'ailleurs proposé des matières plastiques imitant la sensation et/ou l'aspect de l'ivoire aux doigts du pianiste. L'os est parfois employé, ou de l'ivoire fossile.

Certains claviers atteignent 8 octaves. Les touches supplémentaires peuvent être généralement cachées sous un petit couvercle afin de ne pas troubler les pianistes habitués à la disposition à 88 touches. Une autre solution proposée pour éviter d'être désorienté est de colorer ces touches supplémentaires de manière inversée. Ces notes sont ajoutées principalement afin d'augmenter la résonance. Seul un très petit nombre de morceaux utilisent ces notes.

D'autres pianos, dits d'étude, peuvent ne disposer que de 5 ou 6 octaves. La très grande majorité des partitions écrites pour le piano supposent l'utilisation d'un piano à 88 touches.

Une octave sur un clavier correspond à la distance entre deux notes successives du même nom, entre do et do par exemple. L'octave est plus précisément une différence de 6 tons entre deux notes. Sur le clavier, on obtient l'octave en prenant la 13e touche (blanches et noires comprises) à partir de la touche de départ.

[modifier] Le mécanisme

L'un des mécanismes primordiaux du piano est le mécanisme d'échappement : si la touche et le marteau étaient directement liés, lors de la propulsion du marteau vers la corde, ce dernier resterait bloqué sur la corde, entraînant un étouffement du son produit. Afin d'éviter cet assourdissement, le marteau est propulsé par l'intermédiaire d'une pièce en forme d'équerre, le bâton d'échappement, qui bascule en arrière lorsque sa partie horizontale atteint une butée (réglable). Ainsi le marteau est libre de repartir en arrière dès qu'il a percuté la corde, qui peut alors vibrer sans être étouffée par le marteau.

Pour éviter que le marteau ne reparte sans contrôle dans la mécanique, il se bloque dans l'attrape, pièce solidaire soit pour les pianos droits du chevalet (pièce de base du mécanisme, à ne pas confondre avec le chevalet de table d'harmonie, qui porte les cordes); soit pour les pianos à queue,de la touche.

Simultanément, l'enfoncement de la touche actionne l'étouffoir, permettant à la corde de vibrer librement jusqu'au relâchement de la touche.

Le système qui vient d'être décrit (présent sur tous les pianos depuis l'origine) a un défaut : tant que la touche n'est pas revenue entièrement à sa position initiale, on ne peut jouer à nouveau la note, ce qui pose problème pour le jeu rapide.

Afin de régler ce problème, Sébastien Érard inventa le système appelé -à tort- double échappement. Dans ce mécanisme, on a ajouté un levier supplémentaire et un ressort placé de manière à repousser le mécanisme vers le bas et le marteau vers le haut. Dans ce cas, lorsque le marteau échappe à l'attrape par relâchement de la touche, il est aussitôt replacé au-dessus du bâton d'échappement, permettant de rejouer sans même avoir relâché la touche entièrement (si le ressort est trop tendu, il arrive même que le marteau refrappe tout seul la corde : c'est le phénomène de grelottage). Ce mécanisme est présent sur tous les pianos à queue modernes, mais très exceptionnellement sur les pianos droits.

Bien évidemment, il n'existe qu'un seul mécanisme d'échappement dans ces pianos, mais le fait de pouvoir rejouer rapidement la note donne l'impression qu'un autre mécanisme prend la suite. Il vaudrait mieux parler de mécanisme de répétition.

[modifier] Le pédalier

Pédalier de piano moderne
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Pédalier de piano moderne

Le pédalier d'un piano est généralement composé de 2 ou 3 pédales, éventuellement quatre.

  • À droite, la pédale forte sert à prolonger le son en empêchant les étouffoirs de s'appuyer sur les cordes une fois les touches relâchées.
  • À gauche, la pédale douce (ou una corda) déplace le clavier d'un piano à queue et les marteaux de manière à ce qu'il n'y ait plus que deux des trois cordes d'une note qui soient frappées (ou, sur certains dispositifs, que les trois cordes soient frappées avec la partie moins tassée des marteaux). Sur un piano droit, cette pédale rapproche les marteaux des cordes, ce qui diminue la vitesse de frappe et allège le toucher. Dans les deux cas, le son est moins fort, dans le cas du piano à queue, le timbre aussi change du fait du mode vibratoire du son (conservation de l'énergie) différent avec 2 cordes au lieu de trois.
  • Sur certains pianos, la pédale du milieu est une pédale de soutien (ou de sostenuto, ou tonale) qui permet de tenir les notes déjà appuyées au moment où cette pédale est enfoncée (et non toutes les notes qui sont jouées tant que cette pédale est enfoncée, comme c'est le cas de la pédale forte), ce qui la rend pratique pour tenir des accords. Cette pédale est plus souvent présente sur les pianos de concert que sur les pianos d'étude.
  • Sur certains pianos droits, la pédale du milieu est une sourdine, appelée parfois sourdine d'appartement servant à réduire le volume sonore grâce à un feutre s'intercalant entre les marteaux et les cordes. Cette sourdine ne joue aucun rôle dans l'interprétation mais uniquement afin d'assourdir le son pour de ne pas déranger l'entourage. En absence de pédale destinée à cet usage, cette sourdine est activée par une poignée sur laquelle on tire, à droite, sous le clavier.
  • Sur les pianos équipés de capteurs MIDI et d'un synthétiseur additionnel, la sourdine a été supprimée, et la pédale du milieu actionne alors une barre rotative garnie de caoutchouc,qui arrête la course des marteaux avant qu'ils ne touchent les cordes, permettant de jouer sur la seule partie électronique de l'instrument, le toucher reste plus proche d'un piano que certains claviers electroniques, mais le fait de devoir arréter les marteaux plus loin des cordes entraîne un léger dérèglement du fonctionnement optimal, ce qui dégrade légèrement l'accoustique normale ou demande des corrections de l'intonation des marteaux (renforcer le timbre pour le préserver malgré la propulsion moins grande du marteau). Ces systèmes s'installent en général assez facilement sur tout piano droit et même sur des pianos à queue.
  • Lorsqu'elle existe,la quatrième pédale, dite pédale harmonique, a un double effet : lorsqu'elle est enfoncée à moitié,les étouffoirs se soulèvent, et seuls les étouffoirs des notes jouées retombent; c'est l' inverse de la pédale tonale. Lorsqu' elle est enfoncée complètement, elle se comporte comme une pédale forte ordinaire

[modifier] Partie acoustique

Cordes et étouffoirs dans un piano à queue. Les cordes aiguës (en acier) croisent les cordes graves (en cuivre)
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Cordes et étouffoirs dans un piano à queue. Les cordes aiguës (en acier) croisent les cordes graves (en cuivre)
Pointes d’accroche des cordes, chevalet.
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Pointes d’accroche des cordes, chevalet.
Cordes, marteaux et chevilles.
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Cordes, marteaux et chevilles.
  • Les cordes sont faites en acier de diamètre variable (plus mince dans l'aigu). Les cordes de grave sont dites filées dans la mesure où elles sont gainées d'un fil de cuivre destiné à les alourdir (sinon, le piano devrait être bien trop long).

Chaque corde est tendue entre une cheville (qui sert à accorder) et une pointe d'accroche. Chaque corde est calculée en diamètre et longueur pour être à une tension donnée (environ 80Kg) lorqu'elle est accordée a sa fréquence fondamentale. elle devra alors être suffisemment sollicitée (tension suffisante) pour pouvoir conserver l'énergie qu'elle reçoit lors de l'impact du marteau, et la retransmettre le plus longtemps possible à la table d'harmonie.

Au dela d'une certaine tension, la corde se déforme (devient plastique), et casse (fluage et point de rupture) en deça, une certaine élasticité est préservée. Plus importante quand la corde est neuve, (et cause d'un désaccord plus rapide) elle se dissipe petit a petit en quelques années, permettant alors une meilleure stabilité d'accord. Certains procédés sont employés en usine et en restauration pour diminuer rapidement cette élasticité (surtension, chaleur)qui demande plusieurs accords annuels les 2 premières années de la vie d'un instrument (voir les brochures des constructeurs) La trop grande raideur des cordes anciennes nuit au timbre, d'ou l'intérêt de les remplacer sur un piano de bonne qualité.

Il y a plusieurs manières d'attacher les cordes à la pointe :

  • Montage indépendant de toutes les cordes par des bouclettes
  • Montage à cheval, chaque corde faisant un aller et retour
  • Montage mixte, pour éviter qu'une même corde serve à deux notes différentes (les notes à cordes triples sont montées avec une corde en aller et retour et une corde en bouclette).

Aucun de ces trois montages n'est clairement meilleur que les autres.

La cheville est plantée dans une pièce en bois dur ou multipli nommée sommier. La tension des cordes étant d'environ 800 N, les 250 cordes d'un piano exercent une traction de plusieurs tonnes (20 tonnes sur un piano de concert moderne).

La longueur vibrante de la corde est comprise entre une agrafe (ou une barre du cadre,ou un sillet) et le chevalet de table d'harmonie.

Le montage par agrafes est meilleur dans les graves, le montage par un sillet rigide est meilleur dans les aigus, ce qui fait que la plupart des pianos ont un montage mixte.

La corde présente une bien trop petite surface pour produire un son exploitable. Elle transmet donc sa vibration à la table d'harmonie par le chevalet, grâce à la position surélevée de ce dernier par rapport aux agrafes et aux pointes d'accroche. Cette position surélevée permet à la corde d'appuyer sur la table d'harmonie et de transmettre plus facilement son énergie vibratoire tout en rgidifiant la table, ce qui améliore le rendement (jusqu'a un certain point).

De nombreux pianos modernes sont équipés de "maisonnettes" ou "d'échelles duplex" dans les aigus et le haut medium, ce sont petits sillets situés entre le chevalet la pointe d'accroche inventées par Steinway, et qui ont pour objet de créer une harmonique supplémentaire pour enrichir les sons aigus. leur role prète a controverse, accordés a une fréquence de la note ils réduisent l'énergie de la corde par un effet de filtre (?) légèrement désaccordés , ils rajoutent de la brillance inharmonique, qui se mélange au spectre déja naturellement inharmonique des cordes de pianos, la deuxième solution semble donc plus appropriée...

Blûthner, utilise une corde supplémentaire ajouté à chaque choeur appelée (systeme aliquot), mais non sollicitée par le marteau, et accordée elle précisément a la hauteur d'un partiel (nom exact des "harmoniques" du piano).

Celle ci rentrant en résonnance par sympathie ajoute une composante soyeuse au timbre. A noter qu'un déséquilibre de phase est automatiquement présent dans la vibration simultanée des 3 cordes en acier d'une note de piano, générant des modifications dans le timbre lors de la décroissance du son.

Les notes les plus graves n'ont qu'une grosse corde par note (corde filée), les intermédiaires ont deux cordes, les aiguës trois, (deux sur les pianos-forte anciens, d'où le nom d'una corda donné à la pédale douce).

Un piano à quatre cordes par choeur a été fabriqué par l'Italien Borgato, les 4 cordes permettent (sans doute)un équilibre des phases 2 par 2, le son est alors puissant mais la décroissance du son rémanent est peut être plus prévisible en ce cas vu le moindre déséquilibre (?).

Les cordes sont frappées par des marteaux, initialement munis d'une petite tête en bois recouvert de cuir (piano-forte), actuellement munis d'une grosse tête recouverte de feutre tendu.

  • la table d'harmonie. C'est une mince planche de bois (idéalement plus mince au bord qu'au milieu). Elle est renforcée par des nervures en bois (barres de table d'harmonie). Elle est mise en vibration par l'intermédiaire des chevalets, qui transmettent la vibration des cordes. C'est certainement la partie du piano où les matériaux employés sont de la plus grande importance. Dans les pianos de qualité, elle est réalisée en épicéa (planches d'épicéa collées entre elles par leurs bords). L'épicéa est choisi pour son rapport élevé résistance/poids. Les meilleurs facteurs de piano utilisent un épicéa avec un bois au grain fin et sans défaut; ils s'assurent de plus, que le bois a séché durant une période suffisamment longue avant de l'utiliser pour en faire une table d'harmonie. Pour les pianos bas de gamme, la table d'harmonie est réalisée en contreplaqué.

Les chevalets doivent être le plus au centre possible de la table, car les bords de la table sont fixés et ne peuvent pas vibrer. C'est la raison pour laquelle, sur les très grands pianos, les cordes n'atteignent pas le bout de la table.

[modifier] Structure

La table d'harmonie, surplombant le barrage
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La table d'harmonie, surplombant le barrage

Le piano moderne nécessite une structure solide, notamment pour soutenir l'importante tension des cordes. C'est pourquoi les matériaux utilisés dans la construction d'un piano comprennent le bois massif et des pièces en métal épaisses. Ainsi, même un petit piano droit peut peser aux alentours de 130 kg, et un grand piano de concert de type Steinway D pèse 480 kg. Le plus grand piano à queue actuel, le Fazioli F308 pèse 691 kg.

Classiquement, le piano repose sur de grosses poutres, nommées barrage. Sur le piano droit, elles se situent derrière l'instrument.

Sur les pianos très anciens (+- 1880), il n'y a pas d'autre structure de renforcement. C'est ce qu'on appelle -à tort, puisqu'ils n'ont pas de cadre- des pianos à cadre bois.

Sur le piano moderne, on a commencé à ajouter, du côté des cordes, de petits renforts métalliques, puis de grandes poutres métalliques parallèles (sur les pianos à cordes parallèles), puis un cadre monobloc en fonte, permettant le croisement des cordes. On à aussi commencé a croiser les cordes en 2 éventails (originellement toutes les cordes sont parallèles , verticalement, ou obliques). Ce "piano à cordes croisées" permet une plus grande longueur de cordes et une meilleur répartition de la tension.

Sur certains pianos droits économiques, le cadre métallique est fait de telle manière qu'il n'y a plus besoin de barrage (cadre autoporteur).

Le piano à queue est entouré d'une caisse nommée ceinture.

[modifier] Entretien et réglages

Le piano nécessite un grand nombre de réglages, en sus de son accord.

Pour produire le son d'une note, une soixantaine de pièces mécaniques est mise en jeu; toutes peuvent avoir du jeu, ou nécessiter un réglage tridimensionnel. Ce travail de réglage est assez long et délicat et nécessite donc d'être réalisé par un accordeur/régleur ou réparateur au grand savoir-faire. Avertissement : certaines des opérations sommairement décrites ci-dessous peuvent entraîner des réparations onéreuses si elles sont mal comprises. Un livre américain excellent pour ceux qui veulent vraiment comprendre la façon de réparer ou de régler un piano est " Piano Servicing, Tuning & Rebuilding" de Arthur Reblitz, récemment traduit en français (éditions l'Entretemps). Un autre ouvrage de référence, allemand celui-ci, est le "Forss", qui est en cours de traduction (ouvrage technique très complet destiné aux écoles et apprentis)

[modifier] Principales pannes mécaniques

Symptôme Cause Remède
Étouffement insuffisant Étouffoir portant mal sur toutes les cordes de la note - feutre ou ressort d'étouffoir abimé ou trop vieux (mites, durcissement, usure) -mécanique pas en place. Régler l'étouffoir par torsion de sa tige, ou mettre les cordes à niveau.
Étouffement insuffisant ou excessif Départ prématuré ou trop tardif de l'étouffoir : garniture de départ d'étouffoir usée (sur la touche des P.Q, sur le bas de lame des P.D.)+ bien d'autres causes mécaniques ou simples (pédale sans garde de repos). Régler la hauteur par action soit sur la vis de fixation de la tige pour le piano à queue, soit par la cuillère (travail très délicat pour le piano à queue, ne pas faire soi-même avant de comprendre la provenance exacte de la panne)
Le marteau reste bloqué sur la corde Échappement trop tardif ou course excessive de la mécanique (enfoncement exagéré) Baisser la poupée d'échappement en la vissant (ou corriger la source de la panne : reprise du jeu touche/chevalet, drap usé ou baguette des poupées d"'échappement déplacé, enfoncement, bien d'autres causes…)
Le marteau a du mal à atteindre la corde. Jeu incertain Échappement trop précoce (beaucoup de causes possibles, en général usure ou modification de la géométrie mécanique) Monter la butée d'échappement (ou corriger la source de la panne: baguette des poupées d'échappement déplacée, dressage du clavier, enfoncement, reprise du jeu touche/chevalet, touches ovalisées/mortaises très usées au balancier, bien d'autres…)
Les touches ont du jeu latéral ou sont instables. Usure des draps (casimirs) de guidage de la touche Tourner la pointe ovale de guidage de la touche jusqu'à disparition du jeu, ou remplacer les feutres de mortaises. Tourner les pointes à l'excès va user très vite le drap restant (frottement sur l'angle de la pointe, puis le bois de la touche). Ce procédé sert plus à égaliser le jeu latéral qu’à réparer l'usure. Le regarnissage des mortaises est une réparation simple et très efficace pour redonner de la stabilité au toucher.
Le marteau se bloque dans l'attrape Attrapage trop précoce Régler l'attrape par torsion de sa tige (Avertissement : ceci est le signe de la nécessité d'un réglage complet, ne pas intervenir sur les tiges, toute torsion devra un jour être défaite)
Le marteau se promène librement dans la mécanique (n'attrape pas) Attrapage insuffisant du aussi aux jeux excessifs, ou à l'usure des feutres. Régler l'attrape (commentaire d'un professionnel: une fois encore, les réglages ne se font que sur des pièces en état, on peut corriger un peu l'usure des attrapes mais la cause est en général ailleurs)
Le marteau rejoue la note tout seul après relâchement de la touche Ressort de répétition trop tendu (piano à queue) Commentaire: ceci n'arrive pas sauf si on intervient sans savoir sur les ressorts ou si la mécanique est complètement déréglée. Régler la vis de réglage du ressort (quand elle existe)
Le marteau se remet mal en place - la répétition ne se fait pas. Ressort de répétition trop mou Régler la vis de réglage du ressort quand elle existe - autrement le travail sur ces ressorts est très délicat, leur remplacement onéreux, une fois tordus l'égalité du toucher est compromise.
Bruit de casserole Accord non fait (ou marteaux très empreintés + désaccord, ou problème à la table d'harmonie) Accorder (un piano s'accorde une fois par an dans un appartement moderne, avant chaque concert et répétition dans le milieu musical) Le passage régulier de l'accordeur est aussi une sécurité quand a prévenir l'usure anormale de la mécanique, notamment grâce au resserrage des 250 vis qui tiennent les pièces mobiles et même les axes des marteaux de pianos droits. N'hésitez pas à demander si la visserie est bien serrée, les pièces alors ne peuvent se déplacer et s'usent régulièrement (1/2h à 1h de travail de temps à autre selon les conditions d'utilisation et l'hygrométrie).
Les cordes d'une note ne sont pas toutes mises en vibration Le marteau frappe à côté, ou sa surface n'est pas adaptée au plan des cordes Recentrer le marteau en agissant sur sa vis de fixation, ou corriger la position de son axe par calage, ou chauffer le manche de marteau, ou adapter sa portée sur les cordes soit en égalisant les hauteurs de cordes ou en ponçant le feutre de la tête du marteau (piano neuf).

[modifier] Technique d'accord

En principe l'accord du piano se fait selon le tempérament égal.

Le piano s'accorde suivant une certaine hauteur de diapason. L' Europe a connu tout au long de son Histoire une grande variété de diapasons, parfois très éloignés les uns des autres. A une certaine époque, on a pu nommer le diapason 435 Hz le la des physiciens (435 Hz), aujourd'hui on utilise différents la des musiciens (440 à 445 Hz). Vérification rapide avec la tonalité du téléphone +/- 440 Hz.

Pour accorder une note, on utilise une clef d'accord, clef munie d'un embout carré (pianos antiques) ou étoilé à 8 branches, d'une taille correspondant à celle des têtes des chevilles (3 tailles selon les marques).

Le maniement de la clef est délicat : il ne s'agit pas de tourner simplement la clef, car les différentes pentes de la corde migrent avec un certain retard,et doivent être équilibrées entre elles,tout comme les différentes cordes des graves aux aigüs.

Il faut tourner la clef en restant bien dans l' axe de la cheville, sans essayer de l' incliner ou la tordre, ce qui a des effets néfastes sur la tenue d' accord. Pour la plupart des pianos, il faut approcher la justesse par le bas, en ayant très peu à remonter et en laissant l'élasticité de la corde finir le travail, pour éviter de stocker dans le sur-diapasonnement (longueur de corde entre le sillet ou l'agraffe et la cheville),une surtension qui ne demanderait qu'à désaccorder le piano par la suite. A cette fin, surtout si l'instrument n'est pas accordé règulièrement, et afin d'équilibrer les tensions de gauche à droite de l' instrument, il ne faut pas hésiter à effectuer avant l'accord un, voire deux pinçages ou ébauches  : technique de rééquilibrage des tensions généralement employée pour remonter un piano au diapason (et il est souvent préférable de faire en deux visites si le diapason est vraiment trop bas, reprendre alors l'accord au bout de quelques semaines/jours lorque l'instrument aura travaillé avec les centaines de kilos de tension supplémentaires appliqués).

La cheville quand à elle tenant à frottement dur dans un bloc en hêtre, se vrille sur elle même lorsque l'on tourne la clef. Dans un sommier en bon état, on peut laisser la cheville légèrement vrillée, la tension de la corde la tirant de son coté. Ceci fait en quelque sorte un blocage qui permet une meilleure tenue de l'accord, et si le blocage lache, la corde est légèrement retendue , ce qui est moins perceptible que l'inverse. C'est la bonne tenue (le "calage") des chevilles qui est le geste le plus long a maitriser pour l'apprenti accordeur, les pianos réagissant différemment à cause de la glisse plus ou moins bonne des cordes dans les divers coudes.

Sur un piano, la plupart des notes sont produites par plusieurs cordes vibrant en sympathie. Cela fait que si deux de ces cordes produisent une fréquence même légèrement différente, la sonorité est affreuse (cet effet peut être recherché pour le piano "bastringue"). L'accord des 2 et 3 cordes ensemble s'appelle "l'unisson". Les effets de phase entre les cordes, le temps plus ou moins long entre l'impact (bruit) du marteau et la stabilisation des phases entre elles fait que différents timbres peuvent être obtenus selon la façon d'accorder les unissons (il s'agit plutot d'une utilisation de l'énergie sonore mettant plus l'accent sur l'attaque ou plus sur le son rémanent). De par sa frappe, son écoute, l'accordeur génère déja un type de dynamique sonore qui lui convient.

Pour trouver la justesse de la partition (nom donné au tempérament), octave de référence qui sert de modèle pour toute l'étendue du piano, on commence à accorder une corde en fonction du diapason (en général le la 440 ou 442 Hz), en étouffant les autres cordes avec un coin d'accord ou une bande de feutre insérée entre les cordes. Puis on trouve la hauteur des autres notes de cette partie en accordant des intervalles et en comparant les battements d'harmoniques que ces intervalles génèrent. Une fois la partition réalisée, les autres notes sont accordées octave par octave au moins sur une corde, en réalisant d'oreille des preuves (comparaisons d'intervalles entre eux) quant à la justesse. Puis on libère une autre corde à chaque chœur (ou unisson), et on cherche à faire disparaître le battement. Ce battement est facile à reconnaître à l'oreille : on entend une sorte de « oua-oua-oua ». Plus on est proche de l'unisson, plus la fréquence du battement diminue, jusqu'à disparaître. L'accordeur expérimenté prend soin de gérer l'attaque et le son rémanent de chaque note de façon à fournir une sensation agréable et égale tant pour l'oreille que pour les doigts du pianiste(qui "écoute" beaucoup avec ses doigts !).

Il convient de souligner qu'à la différence des autres instruments à accord par chevilles comme la harpe et le clavecin que l'instrumentiste accorde toujours lui-même, les pianistes qui savent accorder un piano sont très rares. Accorder un piano demande du temps, de la patience et nécessite une formation professionnelle. Suivant la quantité de travail,la dureté de la prise du sommier autour des chevilles et l'expérience de l' accordeur, il faut compter de 40 minutes à deux heures et demie -hors opérations annexes - pour accorder un piano, lequel, pour un clavier de 88 touches, compte environ 220 cordes et autant de chevilles.Il faut souligner également qu'une tentative d'accord par un amateur non formé sur un piano très faux,nécessitant une tension supplémentaire de une ou deux tonnes, peut éventuellement se solder par la casse du piano.(Rupture irrémédiable du cadre)

Il existe des logiciels et des appareils d'accord dédiés au piano ou génériques. De par leur prix et les connaissances qu'ils supposent, ces outils s'adressent à un public de techniciens confirmés et ne sont d'aucune utilité à des amateurs;leur intérêt est de pouvoir travailler dans un environnement bruyant (magasin),de pouvoir recopier le même accord sur un piano de concert pour le stabiliser au mieux,de proposer une grande variété d'étirement des aigüs selon les goûts du pianiste.

[modifier] La place du piano dans la musique

Deux jeunes filles au piano (peinture de Pierre-Auguste Renoir)
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Deux jeunes filles au piano (peinture de Pierre-Auguste Renoir)

[modifier] Le piano et les types de musique

Le piano est un instrument très utilisé en musique classique occidentale. Beaucoup de compositeurs sont également pianistes, et utilisent le piano comme instrument de composition. Les chefs d'orchestre sont souvent pianistes de formation (ou violonistes…).

Le piano est également couramment employé dans d'autres genres musicaux, tels le jazz, le blues ou le ragtime.

Il est parfois aussi employé dans le rock (Pink Floyd, etc.) et dans certains courants pop.

[modifier] Le piano dans la musique classique

Beaucoup d'œuvres, célèbres dans leur version pour orchestre ont été écrites à l'origine pour le piano. Citons par exemple :

À l'inverse, beaucoup d'œuvres du répertoire classique ont été transcrites pour le piano. Citons, par exemple, les transcriptions de Liszt des symphonies de Beethoven.

Le piano est très utilisé en accompagnement de la voix : chœurs (surtout pour les répétitions des chorales), lieders, mélodies.

Il est beaucoup utilisé en musique de chambre : en duo avec un autre instrument (souvent le violon, la flûte…), trios avec piano, quatuors avec piano, quintettes avec pianos, et avec des instruments à vent.

Le répertoire compte aussi beaucoup de concertos pour piano (Mozart, Beethoven), ou deux pianos, (quelquefois quatre), voire piano avec un autre instrument.

[modifier] Compositeurs pour piano (classique)

Le répertoire pour piano classique commence avec la fin du baroque : à l'époque de Jean-Sébastien Bach et de Scarlatti, on ne connaissait encore que le clavecin) ; le répertoire se développe avec le piano-forte à l'époque classique (Joseph Haydn, Wolfgang Amadeus Mozart…).

Il atteint la maturité avec Ludwig van Beethoven, et avec l'époque romantique : Franz Schubert, Frédéric Chopin, Robert Schumann, Franz Liszt, Johannes Brahms

Plus près de nous, des compositeurs comme Gabriel Fauré, Claude Debussy, Maurice Ravel, Erik Satie, Isaac Albéniz, Rachmaninov, Moussorgsky, Scriabine… ont aussi composé pour le piano.

[modifier] Formes employées (piano classique solo)

La sonate est la forme de pièce pour piano la plus répandue. Elle est habituellement en trois mouvements : vif, lent, vif.

Les genres de compositions pour le piano sont principalement :

[modifier] Modèles de pianos

Certains des pianos-forte les plus anciens ont des formes qui ne sont plus utilisées: le piano carré ou forte-piano par exemple, avec ses cordes et son cadre dans un plan horizontal comme le clavicorde. Sa mécanique était similaire à celle d'un piano droit. Les pianos carrés furent produits pendant le début du XXe siècle ; leur son est considéré comme étant meilleur que celui du piano droit. La plupart n'avaient pas de cadre, même si les derniers modèles comprenaient de plus en plus de métal (ébauches de cadre). Le piano girafe, a contrario, avait une mécanique analogue à celle du piano à queue, mais avec les cordes disposées verticalement comme le clavicytherium, l'instrument, de haute taille, était assez rare.

De nombreux clavicordes anciens ont été conservés, et on peut en voir dans les musées suivants:

  • Dominicus Pisaurensis 1543 Museo de Lipsia Italie.
  • Onesto Tosi 1568 Museum of fine arts Boston USA

Le plus ancien piano-forte se trouve au Metropolitan Museum of Art de New York.

[modifier] Liste des différents modèles de pianos

  • Piano droit
  • Piano à queue (jusqu'à 3 m environ)
  • Piano trois-quarts-de-queue (jusqu'à 2,35 m environ)
  • Piano demi-queue (jusqu'à 2 m environ)
  • Piano quart-de-queue (jusqu'à 1,80 m)
  • Piano crapaud (piano à très courte queue)
  • Piano girafe (à queue verticale)
  • Piano carré, ou piano-table (piano rectangulaire, pouvant servir de table quand les couvercles sont fermés, prisé par la petite bourgeoisie au 19° siècle)
  • Piano-pédalier : Piano équipé d'un pédalier comme celui de l'orgue, dont les marches actionnaient les notes les plus graves du clavier par un système de tirasse ou des cordes propres. En vogue à la fin du XIXe, Liszt, Alkan et Schumann ont composé pour cet instrument aujourd'hui tombé dans l'oubli.
    Soulignons qu'en 2001, le facteur de pianos Luigi Borgato conçoit un nouveau type de piano-pédalier, le « Double Borgato ». Ce piano-pédalier est plus complexe que son ancêtre : il est constitué deux pianos superposés, l'un, piano à queue normal avec un clavier manuel de 88 touches, l'autre placé au raz du sol se joue avec les pieds et, à la différence du pédalier d'orgue qui ne comporte au maximum que 32 notes de Do-1 à Sol-3, offre une plus grande étendue puisqu'il comporte 37 notes, du La-0 au La-3.
    C'est le compositeur, organiste et pianiste Jean Guillou qui a inauguré ce nouveau piano-pédalier en 2002 et a réalisé le premier enregistrement mondial, réhabilitant les œuvres écrite pour cet instrument au XIXe.
  • Piano mécanique
  • Piano numérique
  • Clavier maître (il s'agit d'un clavier de piano qui ne produit pas de son, contrôlant un équipement MIDI - par exemple un échantillonneur ou un synthétiseur.)
  • Piano préparé (piano modifié - fréquence des notes, petits objets ou autres intercalés entre le marteau et les cordes, ou glissés sous les cordes - en général en vue de l'exécution d'une œuvre précise, dite « pour piano préparé »)
  • Piano jouet (utilisés dans certaines pièces de musique contemporaine, comme dans les interprétations de John Cage par Margaret Leng Tan, ainsi que par certains artistes populaires tel que Pascal Comelade)
  • Piano ou clavier muet (instrument ne produisant aucun son, destiné à l'exercice sans déranger l'entourage)
  • Pianos exceptionnels : tous les facteurs de pianos réalisent des pianos exceptionnels (artcase) certains ne sont que des décorations ou des modifications spectaculaires de l'existant (pieds travaillés, marqueterie, peinture) d'autres sont des modifications radicales comme le Pegasus de Schimmel ou le M. Liminal dessiné par NYT Line et fabriqué par com Fazioli. Il est possible d'écouter ce piano ici.

[modifier] Célèbres fabricants de pianos

Le logo du célèbre facteur de piano Érard
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Le logo du célèbre facteur de piano Érard

(Nota : Pleyel, Érard et Gaveau sont aujourd'hui des marques fabriquées par Pianos de France , ex Rameau à Alès, dans le Gard)

[modifier] Autres significations

  • Du fait de sa large diffusion, on a surnommé de nombreux instruments de musique piano :
  • Piano est également un terme italien indiquant une nuance - doucement - opposée à Forte signifiant fort.
  • Piano est aussi l'abréviation habituelle pour "piano de cuisine" et désigne, dans le jargon des cuisiniers professionnels et des gastronomes (et pas seulement pour Rossini !), un plan de travail et de cuisson.
  • Piano est aussi une commune française de la Haute-Corse
  • En argot le piano est le service anthropométrique de la police. Allusion à la prise des empreintes digitales durant laquelle les doigts sont allongés comme ceux d'un pianiste sur le clavier.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

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