Politique de la Russie

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Russie


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Sommaire

[modifier] Élections législatives

[modifier] Élections législatives de 1999

  • Date des élections : 18 décembre 1999
  • 450 sièges à pourvoir : majorité simple : 226 voix - majorité qualifiée (2/3) : 300 voix.
  • Résultats de gauche à droite :
    • Parti communiste russe : 83 sièges
    • Groupe agraire (paysannerie) : 43 sièges
    • Patrie (Otetchestvo) : 61 sièges
    • Unité (Edinstvo) : 81 sièges
    • Député du peuple (centriste) : 43 sièges
    • Régions russes : 47 sièges
    • Union des forces de droite (SPS) : 31 sièges
    • Réformateur (Iabloko) : 17 sièges
    • LDPR (nationaliste) (Vladimir Jirinovski) : 14 sièges
    • Indépendants : 16 sièges

Image:Russie1999.png

[modifier] Élections législatives de 2003

  • Date des élections : 7 décembre 2003
  • 450 sièges à pourvoir : majorité simple : 226 voix - majorité qualifiée (2/3) : 300 voix.
  • Résultats de gauche à droite :
    • Parti communiste russe : 53 sièges (-30)
    • Rodina : (nationalistes de gauche) : 37 sièges
    • Russie unie : (pro Vladimir Poutine) : 222 sièges et 37,1% des voix
    • Parti du peuple : (pro Vladimir Poutine) : 19 sièges
    • LDPR : (nationaliste) (Jirinovski) : 38 sièges (+24)
    • Indépendants : 65 sièges (+39)

Image:Russie2004.png

Ces élections marquent le triomphe du président Vladimir Poutine qui obtient avec ses alliés la majorité absolue à la Douma, et le soutien clair de l'opinion publique russe. Avec ses alliès de la droite nationale, le président Poutine a les moyens de réformer la Constitution.

Le Parti communiste s'effondre malgré son activisme et son influence se résume aux anciens membres de la nomenklatura communiste et à quelques nostalgiques. La modification du paysage politique russe ces dernières années s'est traduite par l'apparition des nationalistes de gauche.

[modifier] Politique en Russie

[modifier] Les critiques du pouvoir de Vladimir Poutine

De nombreux observateurs occidentaux dénoncent une dérive autoritaire de Vladimir Poutine. En octobre 2006, Marie Mendras, chercheuse au CERI et professeure de politique russe à l'IEP de Paris, dressait un bilan négatif du pouvoir politique en Russie :

« Il n'y a plus ni Parlement ni Cour constitutionnelle dignes de ce nom, le gouvernement est court-circuité par l'administration présidentielle, les juges sont soumis au pouvoir politique dès qu'une affaire devient délicate. Cela nous ramène au problème de la violence et de l'impunité (...). Désinstitutionnalisation du régime, opacité des décisions, montée de l'arbitraire et des méthodes expéditives : tout cela traduit une agitation croissante des cercles dirigeants[1]. » 

[modifier] Contrôle des médias

Depuis 2003-2004, le Kremlin a resserré son emprise sur les chaînes de télévision privées telles que NTV. Après la prise d'otages de Beslan en 2004, le quotidien Izvestia avait publié plusieurs photographies de la tragédie, suite à quoi le rédacteur en chef avait été immédiatement renvoyé.

Seuls les sites Internet, les radios et et quelques titres de la presse moscovites (tels que Novaïa Gazeta, Kommersant, Radio Echo de Moscou) gardent l'indépendence et échappent à la mainmise du pouvoir. Seulement entre 20 et 30 % de la population russe a accès au web[2].

[modifier] ONG

Une loi promulguée en 2006 contraint les ONG étrangères à enregistrer leurs statuts et leurs activités auprès du Service d'enregistrement fédéral (FRS). Cette procédure exige de chaque association qu'elle fournissent une très longue liste de documents. Les ONG qui ne peuvent répondre à ces exigences devront quitter le pays[3]. Le WWF a déjà fait savoir qu'il quitte le pays pour ne pas se soumettre au contrôle de l'État.

[modifier] Justice

De nombreux quotidiens estiment que l'État de droit est menacé en Russie : pour le journal Vedomosti, « le niveau croissant de la criminalité et du nombre de verdicts bizarres et étrangement cléments ne font que renforcer le sentiment d'injustice au sein de la société russe[4]. » Il fait allusion à la clémence des tribunaux dans les affaires d'actes racistes qui se multiplient dans les villes russes[5]. La criminalité a augmenté sous la présidence de Vladimir Poutine : entre 2000 et 2005, le nombre de crimes s'est accru de plus de 10 % par rapport à la période 1992-1999. Sous Boris Eltsine, environ 19 personnes sur 100 000 habitants décédaient de mort violente, contre 22 pour 100 000 dans les premières années du XXIe siècle[6].

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes

  1. Entretien avec Marie Mendras, « Une Russie imprégnée de violence », dans Le Monde du 15/10/2006, [lire en ligne]
  2. Entretien avec Marie Mendras, « Une Russie imprégnée de violence », dans Le Monde du 15/10/2006, [lire en ligne]
  3. « Les ONG étrangères doivent s'enregistrer ou partir » , dans Courrier international du 18/10/2006, [lire en ligne]
  4. Philippe Randrianarimanana, « Russie. L'État de droit en faillite », dans Courrier international du 23/10/2006, [lire en ligne]
  5. Parmi les derniers meurtres à caractère raciste, citons celui du jeune Vietnamien Vu An Tuan, le 13 octobre 2004, celui d'un étudiant congolais en septembre 2005
  6. Philippe Randrianarimanana, « Russie. L'État de droit en faillite », dans Courrier international du 23/10/2006, [lire en ligne]

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