Porto Alegre

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Porto Alegre / RS
Blason de la ville
Drapeau de la ville
Devise Leal e Valerosa Cidade de Porto Alegre
Fondation 26 mars 1772
État Rio Grande do Sul (RS)
Pays  Brésil
C. postal (CEP) 90000-000
Indicatif tél. 0xx51
Maire José Fogaça
Mairie Praça Montevidéo 10
CEP 90010-170
Tél. (51) 3289-3600 & 2105-3600
Courriel Courriel
Site Site officiel
Population 1.428.696 (07/2005 IBGE)
Superficie 476,30 km²
Densité pop. 2.999 hab./km² (07/2005 IBGE)
Altitude 10 à 311 m
Fuseau horaire UTC - 3
Latitude 30º 01' 59" Sud
Longitude 51º 13' 48" Ouest
Localisation

Détail : 30° 01’ 59’’ S, 51° 13’ 48’’ W

Porto Alegre est la capitale de l'état du Rio Grande do Sul, au Brésil, sise entre le Rio Guaíba et ses nombreuses îles, et plusieurs morros (collines) couverts de végétation, et composée de quatre-vingt quatre quartiers. La ville est agrémentée de parcs (neuf grands parcs urbains) et de rues arborées (plus d'un million d'arbres plantés), notamment dans les quartiers anciens de la Cidade Baixa, quartier culturel de Porto Alegre. Ce quartier a été conquis sur les eaux au début du XXe siècle. En outre, la municipalité possède une réserve biologique, autour de la plage du quartier de Lami, sur le fleuve, ce qui lui vaut d'voir une des plus grandes concentrations urbaines d'oiseaux du pays.

C'est la dixième ville en importance de population du Brésil, et représente 0,1848% de la surface l'État du Rio Grande do Sul et 0,0058% de celle du territoire brésilien.

La Região Metropolitana de Porto Alegre (RMPA) est composée de 31 villes : Alvorada (à 15 km) ; Cachoeirinha (à 17 km) ; Campo Bom (à 43 km) ; Canoas (à 12 km) ; Estância Velha (à 43 km) ; Esteio (à 17 km) ; Gravataí (à 23 km) ; Guaíba (à 27 km) ; Novo Hamburgo (à 37 km) ; São Leopoldo (à 28 km) ; Sapiranga (à 52 km da capital) ; Sapucaia do Sul (à 19 km) ; Viamão (à 10 km) ; Eldorado do Sul (à 10 km) ; Glorinha (à 44 km) ; Nova Hartz (à 67 km) ; Dois Irmãos (à 52 km) ; Ivoti (à 46 km) ; Parobé (à 79 km) ; Portão (à 38 km) ; Triunfo (à 75 km) ; Charqueadas (à 55 km) ; Nova Santa Rita (à 19 km) ; Araricá (à 63 km) ; Montenegro (à 61 km) ; Taquara (à 73 km) ; São Jerônimo (à 65 km) ; Santo Antônio da Patrulha (à 73 km) ; Arroio dos Ratos (à 52 km) ; Capela de Santana (à 54 km).

La ville a été administrée pendant 16 ans par le Parti des Travailleurs, le PT. Depuis 1988 Olívio Dutra, Tarso Genro, Raul Pont, Tarso Genro (2e mandat), puis João Verle, l'adjoint de Genro, ont été successivement maires.
Élu en 2004, José Fogaça, candidat du Parti Populaire Socialiste (PPS), occupe poste de maire depuis le 1er janvier 2005.

En 2001, Porto Alegre a accueilli le premier Forum Social Mondial, événement — aujourd'hui itinérant — qui discute les questions sociales du monde moderne. La ville a été siège du Forum en 2002, 2003 et 2005.


Brique da Redenção
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Brique da Redenção

Sommaire

[modifier] Histoire

[modifier] Genèse

Le site de la ville était originellement occupé par les amérindiens Tapes et Minuanaos.

La création de Porto Alegre remonte à 1732 avec le peuplement des Campos de Viamão et de Porto Alegre par des éleveurs de bétail de Laguna, dans l'État de Santa Catarina. Vingt ans après arrivèrent des Missions Jésuites les premiers éléments de l'expédition de Gomes de Andrade. Ils s'établirent au bord du lac Guaíba, au lieu-dit Porto de Viamão ou Porto do Dorneles, sur les terres du propriétaire terrien Jerônimo de Ornelas. Plus tard, l'évêque de Rio de Janeiro créera la Paroisse de São Francisco do Porto dos Casais, séparée de celle de Nossa Senhora da Conceição de Viamão.

En juillet 1772, le gouverneur de la capitainerie de Rio Grande, José Marcelino de Figueiredo, décide la mesure de 60 lots de terres pour des couples açoriens ; le lieu s'appellera Porto dos Casais (Port des Couples). Le 24 de juillet 1773, Porto Alegre devient la capitale de la Capitainerie, avec l'installation officielle du gouvernement de José Marcelino de Figueiredo.

Le processus de création de Porto Alegre a donc été le fait de l'installation successive d'éleveurs de bétail (XVIIIe siècle), de colons portugais des Açores (1752), d'esclaves africains, d'aventuriers et d'immigrants allemands, italiens et polonais (entre 1820 et 1890), entre autres nombreuses nationalités présentes, qui se sont approprié les terres indigènes. Ce sont leurs croyances, légendes, habitudes, coutumes et technologies qui ont formé la mosaïque culturelle qui fait la Porto Alegre du XXIe siècle.

[modifier] Le développement historique

La cité va ensuite se développer rapidement, à partir du petit noyau qui constitue aujourd'hui le quartier Centro. Elle va vivre quelques périodes de tension du fait de sa position de capitale de la Capitainerie (puis de Province) la plus méridionale du Brésil, et de la proximité des frontières de pays ayant de nombreux conflits à gérer.

Cependant, la période de difficultés la plus longue ne fut due à aucun conflit extérieur comme, par exemple, la Guerre du Paraguay, mais causée par la Révolution Révolution Farroupilha, qui débuta par un affrontement armé le 19 septembre 1835, dans la capitale même, près du Pont da Azenha.


A l'exception des premiers jours, la capitale gaúcha restera durant les dix années dans les mains des troupes gouvernementales, mais était assiégée en permanence par les Farrapos qui cherchaient à l'isoler au maximum. Sa résistance à l'un des obstacles qu'elle eut à subir durant cette période lui valu le titre donné par l'Empereur de "mui leal e valorosa" (très loyale et valeureuse) qui apparaît dans sa devise.

Après la Guerre des Farrapos, la ville reprit son rythme normal de développement, restant toujours au centre des événements politiques et sociaux de l'État du Rio Grande do Sul et du Brésil. Deux exemples en furent l'ascension de Getúlio Vargas, homme politique gaúcho qui devint un repère de l'histoire nationale, et le mouvement de la Légalité (movimento da Legalidade), maintenu par le gouvernement Brizola au début des évènements qui conduirent au coup d'État de 1964.

[modifier] Géographie

La ville est installée au bord du fleuve Guaíba, plus précisément sur le Delta du Jacuí, qui s'étend sur 210 km2, au point de rencontre des eaux des fleuves (rios) Jacuí, Sinos, Caí et Gravataí dans le lac Guaíba (ce "lac" étant ouvert, on le nomme aussi "fleuve"). Ses 30 îles, entrecoupées de petites baies et de canaux, forment l'Archipel du Jacuí, dont la zone de protection écologique fut créée en 1979. Son écosystème a un rôle important pour l'habitat et la survie des oiseaux et des espèces aquatiques. Près du débouché du Guaíba dans la Lagoa dos Patos, une autre zone protégée permet la survie de nombreuses espèces.

Porto Alegre et la lagoa dos Patos

[modifier] Les "morros"

Un anneau de "morros" granitique de 730 millions d'années enserre Porto Alegre, ocuppant 65% de la surface de la ville. Les "morros" font partie du Bouclier Sud-Riograndense - une plate-forme triangulaire de 48.000 km2, faite de roches qui fondirent sous des pressions et des chaleurs très fortes à l'intérieur de la Terre, et qui émergèrent ensuite, s'élevant à la hauteur de montagnes.

Aujourd'hui, altérés par des millions d'années d'érosion, ce sont de petits "morros" aux sommets arrondis qui dominent le paysage de la ville.

Morro Santana. C'est le point le plus haut de la ville et plus de la moitié de sa surface (1000 ha) est propriété de l'Université Fédérale du Rio Grande do Sul. Sur ses 311m de hauteur, on trouve des forêts et des prairies natives, des cascades, des marécages, des étangs, des lacs et des ravins.

Morro do Osso. Il est localisé entre les quartiers Tristeza, Camaquã et Ipanema. Du haut de ses 143 m, il est possible de voir le Guaíba, la plage d'Ipanema, le Centre de Porto Alegre et quelques autres "morros". Une partie du lieu est un Parc naturel, préservant sur ses 57 hectares les restes d'un ancien cimetière amérindien. Un conflit oppose la Municipalité aux communautés indigènes quant à sa propriété.

Morro São Pedro. Il se situe entre les quartiers de Restinga et de Lami. De ses 289 m de hauteur, on peut voir la zone sud de la ville, la plage de Lami et le phare d'Itapuã. En plus du pic-vert, de la perdrix, de l'épervier et de nombreux autres oiseaux, vivent sur ce "morro" beaucoup d'animaux menacés d'extinction. On trouve sur ce "morro" plusieurs sources de ruisseaux préservées. Avec plus de 1000 hectares, le "morro" présente quatre formations végétales de base : le champ ouvert, à la végétation basse ; le champ couvert, à hautes herbes et végétation semi-arbustive ; la prairie arborée, qui longe les ravins; enfin, la forêt pluviale subtropicale.

Morro Santa Teresa. Il est localisé dans le quartier de Santa Teresa et s'élève à 148 m au-dessus du niveau de la mer. Il permet une vision panoramique sur le Guaíba. Ce "morro" est connu pour abriter les divers émetteurs de TV et de radio de la ville ; pour cette raison, il est appelé "Morro de la TV".

[modifier] Températures

  • Moyenne annuelle : 19,5ºC
  • Printemps (septembre à décembre) : entre 15ºC et 30ºC
  • Été (décembre à mars) : entre 25ºC et 35ºC
  • Automne (mars à juin) : entre 10ºC et 25ºC
  • Hiver (juin à septembre) : entre 2ºC et 25ºC

[modifier] Coucher du soleil

  • Printemps : 18:45
  • Été : 20:15 (horaire d'été brésilien)
  • Automne : 17:40
  • Hiver : 17:30 (horaire d'hiver brésilien)

[modifier] Économie

La ville était il y a encore une vingtaine d'années un pôle industriel et marchand important. A ce jour, la plupart des industries importantes se sont déplacées dans la périphérie de la ville, sur les communes avoisinantes faisant partie de la Région Métropolitaine de Porto Alegre. Ne reste plus que les industries de services et les productions de l'agriculture familiale (petite agriculture) qui se développe dans les zones rurales de la Municipalité. Ces dernières s'intègrent souvent dans des projets d'économie solidaire.

Le Port de Porto Alegre

Le Port de Porto Alegre est le plus méridional do Brésil. Géographiquement privilégié par sa localisation, il est au centre d'un réseau fluvial qui unit le centre producteur régional avec le plus grand port maritime du Mercosul, le port de Rio Grande.

Cette position rend possible un trafic permanent entre Porto Alegre et Buenos Aires, charriant des produits sidérurgiques et, principalement, des produits agricoles venant essentiellement de l'intérieur de l'État du Rio Grande do Sul.

Avec un profil actuel de port importateur, il devient, par les investissements qui sont en train de se faire, un des principaux maillons de la chaîne logistique du commerce du Rio Grande do Sul.

  • PIB per capita (2003) : R$ 10.437 (Change 2003 : 1,00€ = R$ 3,00) Source : FEE
  • Exportations Totales (2005) : U$ 504.992.398

[modifier] Administration

[modifier] L'organisation municipale

Comme toute Municipalité brésilienne, Porto Alegre possède un pouvoir exécutif -le Maire et les secrétaires (comme les ministres dans un gouvernement national)-, et un pouvoir législatif, à travers la Câmara Municipal (Chambre des députés municipaux). Les secrétariats sont au nombre de vingt-cinq, plus sept entités d'administration indirecte assimilées. Ceci forme le "Gouvernement municipal". Les Députés municipaux au nombre de trente-six, répartis entre 16 partis.

[modifier] La démocratie participative

L'acteur essentiel de la démocratie participative, outre l'exécutif local qui en est le garant, est la "pyramide participative" à travers laquelle les citoyens font valoir les choix qu'ils entendent voir mis en œuvre. Cet organe est divisé en trois grands niveaux : le niveau micro-local, le niveau sectoriel et thématique, et enfin au sommet, le Conseil du Budget Participatif (C.O.P.). A l'instar d'un budget municipal classique, son rythme de cycle de réunions est annuel.

Au niveau micro-local, les réunions sont ouvertes à tous les citoyens, et constituées à leur initiative, de manière à débattre des projets et problèmes de quartier, et par la suite faire part de revendications et de projets d'investissements souhaités au niveau supérieur des assemblées plénières par l'envoi de délégués (dont le nombre sera fonction de la participation aux réunions).

A l'échelle sectorielle et thématique, ce sont les assemblées plénières (une par secteur) qui prennent le relais pour synthétiser, et hiérarchiser les propositions émises au niveau micro-local sous formes de matrices primaires où sont désignés quatre priorités parmi treize postes budgétaires (éducation, habitat, voirie,...). Cette première matrice vise à répartir les investissements par service de l'administration municipale. Puis, les assemblées plénières élisent en leur sein des délégués qu'elles envoient dans les forums, et des conseillers au budget participatif pour décider dans l'organe du C.O.P.. Les forums sont constitués, soit par secteur (découpage géographique de la ville) soit par thèmes pour les problématiques qui impliquent une politique à l'échelle de la ville (Circulation et transports, Santé et assistance sociale, Culture, Education et loisirs, Développement urbain et social,...). Au sein de ces forums, il s'agit à ce stade de discuter, de débattre des projets d'investissements du secteur ou du thème, et de matérialiser les orientations choisies par le biais de matrices budgétaires conçues selon trois critères formalisés : les priorités établies par les habitants, les carences en services et équipements de bases, la population. Ces trois critères font appel respectivement à des logiques majoritaires-démocratiques, de justice distributive, et technique. Chacun de ces trois critères est pondéré et vient coefficienter les postes budgétaires de manière à représenter la volonté des citoyens, et la politique de redistribution.

Enfin, le C.O.P. constitue le lien avec l'exécutif, il vote et amende les matrices budgétaires, il synthétise à l'échelle municipale les attributions budgétaires par secteurs et par postes. Il débat aussi des autres postes budgétaires (salaires des fonctionnaires, dépense de fonctionnement,...). C'est ainsi au niveau des C.O.P. qu'est réellement établi un budget qu'avalisera l'exécutif. Mais le rôle du C.O.P. est aussi de préparer les budgets des années suivantes puisque c'est en son sein et avec la participation du G.A.P.L.A.N. (institution émanant de l'exécutif ayant pour objet la planification à moyen terme des investissements municipaux) que sont définies les procédures de fonctionnement du budget participatif, cela constitue un rôle essentiel, le budget étant largement déterminé par les pondérations matricielles.

Tout ceci a été sensiblement remis en question par la défaite électorale du Parti des travailleurs qui avait mis en place le système, et l'arrivée, le 1er janvier 2005, du nouveau Maire, José Fogaça, aux affaires politiques de la cité. La nouvelle gestion exécutive municipale est moins favorable à ce type de fonctionnement. Celui-ci, même à l'époque de la direction PTiste, n'impliquait qu'environ 10% de la population adulte de Porto Alegre.

[modifier] Maires (depuis la reprise du processus démocratique)

Alceu de Deus Collares (1986-1988) - PDT
Olívio Dutra (1989-1992) - PT
Tarso Genro (1993-1996) - PT
Raul Pont (1997-2000) - PT
Tarso Genro (2001-2002) - PT
João Verle (2002-2004) - PT
José Fogaça (2005-2008) - PPS

[modifier] Population

En plus de la venue de Portugais, d'Allemands, d'Italiens, pour la plupart de religions catholique ou protestante, la ville regroupe plusieurs autres communautés confessionnelles. Sont présentes une forte communauté juive, avec ses organisations socio-culturelles, une communauté maronite et une autre de rite grecque-catholique melkite. Nombreux autres courants du Protestantisme, historique, pentcôtiste, néo-pentecôtiste, adventiste, etc., se rencontrent aussi dans les divers quartiers de la cité.

[modifier] Démographie

  • Espérance de vie : 71,59 ans (2000) Source : FEE
  • Coefficient de mortalité infantile (2005) : 12,89 pour 1000 Source : FEE
  • Taux d’analphabétisme (2000) : 3,45% Source : FEE
  • Croissance démographique (2005) : 1,25% par an
  • Indice de Développement Humain (IDH) : 0,865
    Atlas du Développement Humain/PNUD - 2000
  • 97,07% de la population est urbaine
  • 2,93% de la population est rurale

[modifier] Transports

Porto Alegre est le centre géographique des principales routes du Cône Sud, à égale distance de Buenos Aires et Montevideo, que de São Paulo et de Rio de Janeiro. La capitale gaúcha est reliée aux routes fédérales BR 290 e BR 116, qui permettent la connexion avec les autres États brésiliens et l'Uruguay et l'Argentine.




Distances villes Rio Grande do Sul
Caxias do Sul 120 Km
Pelotas 278 Km
Rio Grande 317 Km
Gramado 115 Km
Passo Fundo 297 Km
Santa Maria 306 Km


Distances capitales Mercosul
Buenos Aires 1.048 Km
Montevideo 868 Km
Asunción 1.311 Km
Santiago 2.408 Km





Distances Capitales brésiliennes
Ville Distance (route) Temps de vol Ville Distance (route) Temps de vol
Aracaju 3.296 Km 05:55 Natal 4.046 Km 05:35
Belém 3.854 Km 06:45 Porto Velho 3.598 Km 07:15
Belo Horizonte 1.760 Km 03:40 Recife 3.781 Km 05:00
Brasília 2.111 Km 02:30 Rio Branco 4.043 Km 07:40
Campo Grande 1.413 Km 04:20 Rio de Janeiro 1.555 Km 01:45
Curitiba 720 Km 01:00 Salvador 3.117 Km 04:45
Florianópolis 497 Km 00:45 São Luís 3.911 Km 06:55
Fortaleza 4.174 Km 06:55 São Paulo 1.134 Km 01:15
Goiânia 1.855 Km 03:35 Teresina 3.725 Km 06:30
João Pessoa 3.908 Km 05:50 Vitória 2.020 Km 04:15
Maceió 3.568 Km 05:45

[modifier] Célébrités

[modifier] Bibliographie

[modifier] Alternatif

[modifier] Budget Paticipatif

[modifier] Forum Social Mondial

[modifier] Pensée alternative

[modifier] Transports

[modifier] Voir aussi