Suisse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Vous avez de nouveaux messages (diff ?).
Pour les articles homonymes, voir Suisse (homonymie). 

Schweizerische Eidgenossenschaft (de)
Confédération suisse (fr)
Confederazione Svizzera (it)
Confederaziun svizra (roh)
Confoederatio Helvetica (CH) (la)
Drapeau de la Suisse Armoiries
(Détails) (Détails)
Devise nationale : un pour tous, tous pour un
Langues officielles allemand, français, italien, romanche 1, latin 2
Capitale Berne
46° 57' N, 7° 25' E
Plus grande ville Zurich
Gouvernement
 - Président
Démocratie semi-directe
Moritz Leuenberger
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 132e
41 285 km²
3,7%
Population
 - Totale (2005)
 - Densité
Classé 92e
7 459 100 hab.
178 hab./km²
Indépendance
 - Alliance éternelle
 - Reconnue
 
1er août 1291
24 octobre 1648
Gentilé Suisse, Suissesse
Monnaie Franc suisse (CHF)
Fuseau horaire UTC +1 (été +2)
Hymne national Cantique suisse
Domaine internet .ch
Indicatif
téléphonique
+ 41
1 Le romanche est une langue nationale (art. 4) mais que partiellement une langue officielle (art. 70)
2Les monnaies et les timbres suisses ont souvent des légendes en latin.

La Suisse (en allemand Schweiz, en italien Svizzera, en romanche Svizra, en francoprovençal Suisse et en latin Helvetia) est un pays d'Europe bordé par l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Autriche et le Liechtenstein. Le pays a une longue tradition de neutralité politique et militaire, et abrite de nombreuses organisations internationales.

Sommaire

[modifier] Histoire

Voir l’article Histoire de la Suisse.

Peuplé dès la préhistoire, c'est néanmoins à l'époque celtique grâce aux Helvètes surtout, que le territoire suisse franchit le seuil de l'histoire. En 58 av. J.-C. les Helvètes, poussés par la pression migratoire des tribus germaniques, tentèrent de s'installer en Gaule mais battus à Bibracte par les armées de Jules César ils y sont reconduits dans le cadre de l'Empire romain. Déjà largement christianisée, la Suisse fut occupée par les Burgondes et les Alamans au Ve siècle.

Incorporée successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs puis à l'empire carolingien, elle est rattachée au XIe siècle, à la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint Empire romain germanique. Elle est alors le théâtre de dures luttes féodales.

La date de 1291 a été choisie à la fin du XIXe siècle comme date de naissance de la Suisse, car c'est celle de l'alliance de trois cantons, contrôlant la route du Gotthard, nouvellement aménagée : Uri, Schwytz, qui donne son nom au pays, et Unterwald. Ces cantons confirmèrent leurs envies de liberté lors de la bataille de Morgarten en 1315.

Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochèrent d'eux au XIVe siècle, fondant ce que l'on appelle aujourd'hui la confédération des VIII cantons. Le XVe siècle fut parsemé de conquêtes qui vit la Confédération atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s'alliant avec les territoires environnants (Valais, Appenzell, Saint-Gall, Ligues grises et Fribourg). Elle participa finalement aux guerres de Bourgogne. Enfin, à la suite des guerres de Souabe en 1499, les cantons furent indépendants de facto du Saint Empire. Ce n'est qu'aux traités de Westphalie en 1648 que cette indépendance fut reconnue.

La fin du XVe siècle vit une première opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans (1481), avec l'aide de Nicolas de Flue, qui ouvrit la porte à cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, Bâle et Schaffhouse. Ainsi, au début du XVIe siècle, la confédération des XIII cantons est née. Elle renforce ses alliances locales (Bienne, Saint-Gall et Neuchâtel) et étend ses possessions au Tessin et dans le canton de Vaud. Les guerres d'Italie et surtout la bataille de Marignan (1515) sonnent la fin de ses activités militaires hors de son territoire. Seuls les mercenaires suisses feront désormais parler d'eux sur les champs de batailles européens et au Vatican.

Déchirée par la Réforme, les guerres de religion (Première guerre de Kappel (1529), évitée de justesse lors de l'épisode de la soupe au lait, Deuxième guerre de Kappel (1531), Première guerre de Villmergen (1656), Deuxième guerre de Villmergen (1712)) occupent la politique intérieure. La démocratie des premiers temps a laissé la place à des gouvernements oligarchiques bloquant toute réforme.

L'invasion française de 1798 libère les pays sujets et réforme profondément la Suisse en faisant un état unitaire : la République Helvétique. Devant les troubles incessants, Napoléon impose l'Acte de médiation de 1802, rétablissant les cantons (Vaud, Argovie, Thurgovie et Saint-Gall devenant alors des cantons à part entière) tout en retirant Neuchâtel, Genève et le Valais qui redeviennent éphémèrement indépendants puis sont intégrés à l'Empire.

En 1814 et 1815, la Restauration crée un premier État fédéral, à 22 cantons et les luttes entre les conservateurs et les libéraux-radicaux aboutissent à la guerre du Sonderbund en 1847 et à la victoire de ces derniers. La fin du siècle voit l'apparition de l'État fédéral qui abolit les frontières intérieures, impose une monnaie unique et une armée de milice fédérale. La première constitution fédérale accepté le 12 septembre 1848, qui a mis en place les bases politiques de la Suisse, fut révisée en 1874 en y ajoutant le droit de référendum.

Le début du XXe siècle voit la suite du travail législatif : un code pénal, puis un code civil fédéral sont créés et le droit d'initiative constitutionnel est introduit.

La Suisse échappe, grâce à sa géographie montagneuse et son industrie de précision (horlogerie et armement) et surtout à la pratique du secret bancaire, aux deux guerres mondiales et devient peu à peu le siège de nombreuses organisations internationales.

Son adhésion et intégration aux principales organisations internationales (Conseil de l'Europe en 1963, Organisation des Nations unies le 10 septembre 2002) se fait avec un décalage par rapport à ses voisins.

[modifier] Politique

Voir l’article Politique de la Suisse.
Berne, capitale fédérale - le pont sur l’Aare
Agrandir
Berne, capitale fédérale - le pont sur l’Aare

L’article ci-dessous est un résumé. Pour une consultation plus approfondie veuillez consulter le lien ci-dessus.

Le fédéralisme : La Suisse est partagée en 26 cantons, eux-mêmes subdivisés en communes (on devrait d’ailleurs plutôt écrire que les communes se sont regroupées en cantons, qui se sont eux-mêmes réunis en une confédération). Les cantons d’Appenzell, de Bâle et d’Unterwald sont divisés en deux demi-cantons : Appenzell Rhodes Intérieurs et Rhodes Extérieurs, Bâle-Ville et Bâle-Campagne, Nidwald et Obwald. Certains cantons ont une subdivision intermédiaire nommée district. Les cantons sont plus ou moins autonomes constitutionnellement (chacun ayant sa propre constitution), ainsi que du point de vue législatif, judiciaire, fiscal et administratif. Un certain nombre de domaines sont ainsi gérés uniquement au niveau cantonal. On y trouve par exemple l’éducation (sauf les universités fédérales), la gestion des hôpitaux (sauf les hôpitaux communaux et privés), la construction et l’entretien de la majorité des routes (sauf les autoroutes et routes nationales) et la police (contrairement à l’armée), d’autres charges sociales ou encore le contrôle de la fiscalité. Les cantons ont tous leur propre parlement (appelé dans la plupart des cantons francophones Grand Conseil) et leur gouvernement (appelé dans la plupart des cantons francophones Conseil d’État). La structure politique de la suisse est composée du pouvoir législatif, du pouvoir exécutif et du pouvoir judiciaire.

Wikinews propose des actualités concernant « Suisse ».

[modifier] Structure

[modifier] Le pouvoir législatif

Le pouvoir législatif est exercé par l’Assemblée fédérale, qui est formée de deux chambres : le Conseil national (200 membres), formé des représentants du peuple, et le Conseil des États (46 membres). Les cantons possèdent 2 sièges au Conseil des États (à l’exception des cantons d’Obwald, Nidwald, Bâle-ville, Bâle-campagne, d’Appenzell Rhodes-Extérieures et d’Appenzell Rhodes-Intérieures qui ont un siège ; ils étaient appelés « demi-cantons » sous l’empire de la constitution de 1874 aujourd’hui remplacée par celle de 1999) et d’un nombre de sièges proportionnel à sa population au Conseil national.

[modifier] Le pouvoir exécutif

Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil fédéral, formé de 7 membres (conseillers fédéraux), et de l’administration fédérale qui lui est subordonnée. Les membres du Conseil fédéral sont élus pour 4 ans par l'Assemblée fédérale, qui, en règle générale, reconduit les candidats sortants si ces derniers désirent poursuivre leurs fonctions. Cependant, cette règle tacite a été mise à mal lors de la dernière élection de décembre 2003 avec la non-réélection de la conseillère fédérale démocrate-chrétienne Ruth Metzler-Arnold, évincée au profit du candidat de l’Union démocratique du centre (UDC) Christoph Blocher. Cette situation a donc modifié la répartition des sièges en fonction des partis politiques pour la première fois depuis l’introduction de la formule magique en 1959. Cette dernière vise à répartir les sièges du gouvernement fédéral proportionnellement au poids de chaque parti à l’Assemblée fédérale. Depuis 1959, et malgré la progression depuis le début des années 1990 de l’UDC, cette répartition n’avait jamais été modifiée et était composée comme suit : 2 sièges pour le Parti radical-démocratique (PRD), 2 pour le Parti démocrate-chrétien (PDC), 2 pour le Parti socialiste (PSS) et 1 siège pour l’UDC. Les élections fédérales de l’automne 2003 ayant confirmé la montée en puissance de l’UDC, les partis gouvernementaux se sont résolus, sous une certaine pression populaire, à revoir la répartition des sièges du Conseil fédéral.

Le Conseil fédéral fonctionne selon le principe de collégialité, ce qui signifie que les décisions sont prises le plus possible par consensus. Si tel n’est pas le cas, un vote a lieu parmi les 7 conseillers fédéraux. Selon ce principe, ceux qui s’opposent à une mesure qui est adoptée par le collège doivent tout de même défendre le projet au nom de celui-ci. Mais ce principe a connu quelques distorsions ces dernières années, notamment lors de campagnes précédant des votations populaires.

Un président de la Confédération est élu parmi les conseillers fédéraux. Il est élu pour une année par l'Assemblée fédérale. Son rôle est principalement symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux sont élus président chacun à leur tour, en fonction de leur ancienneté.

[modifier] Le pouvoir judiciaire

Le pouvoir judiciaire est exercé par les tribunaux fédéraux.

[modifier] Droits civiques et politiques

Une particularité de la démocratie suisse (démocratie directe ou semi-directe) est que le peuple garde en permanence un contrôle sur ses élus, car la Suisse est une démocratie que l’on peut qualifier de directe, dans le sens où elle a des éléments d'une démocratie représentative (élection des membres des parlements ainsi que des exécutifs cantonaux) et d’une démocratie directe. En effet, en Suisse, le corps électoral dispose de deux instruments qui lui permettent d’agir sur un acte décidé par l’État : il s’agit du référendum, qui peut être facultatif ou obligatoire, et de l'initiative populaire qui est le droit d'une fraction du corps électoral de déclencher une procédure permettant l’adoption, la révision, ou l’abrogation d'une disposition constitutionnelle.

  • Le référendum facultatif permet de remettre en cause une loi votée par l’Assemblée fédérale. Il est facultatif car il nécessite la récolte de 50 000 signatures en l’espace de 100 jours pour qu’il aboutisse à une consultation populaire. Si tel n’est pas le cas, la loi est considérée comme adoptée. Lors de la votation, seule la majorité de la population est prise en compte.
  • Le référendum obligatoire impose, comme son nom l’indique, automatiquement une consultation populaire dans les cas prévus par la constitution fédérale. Il implique la double majorité de la population et des cantons.

[modifier] Justice

Catégorie : Tribunal suisse

L'ordre judiciaire suisse se subdivise en deux: d'une part l'ordre judiciaire fédéral, d'autre part les ordres judiciaires des différents cantons.

L'ordre judiciaire fédéral: le Tribunal fédéral suisse a été institué en qualité de cour suprême permanente de l'Etat fédéral suisse par la Constitution fédérale de 1874. Son rôle est double. Il lui incombe d’une part, en tant qu’autorité supérieure de dernière instance, de faire respecter la législation fédérale et de veiller à son application uniforme par les autorités inférieures.

D’autre part, le Tribunal fédéral a pour fonction de veiller au respect de la Constitution fédérale et des constitutions des cantons, notamment de protéger les droits constitutionnels et fondamentaux des particuliers. Il revêt le rôle d’une cour constitutionnelle et en même temps celui d'une cour suprême.

Le siège du Tribunal fédéral est à Lausanne. Site web: http://www.bger.ch/fr/index/federal.htm

L'ordre judiciaire des cantons: chacun des 26 cantons possède sa propre organisation judiciaire. Ex: l'ordre judiciaire vaudois (http://www.ojv.vd.ch/)

[modifier] Cantons

Carte des cantons suisses
Agrandir
Carte des cantons suisses
Voir l’article Cantons suisses.

La Suisse est constituée de 26 cantons, souverains selon leur constitution respective (6 de ces cantons ne possèdent qu'une voix chacun au lieu de deux au Conseil des États) et lors des votations fédérales; sous l'empire de la Constitution de 1874 ces 6 cantons étaient appelés demi-cantons. La répartition des compétences entre la Confédération et les cantons est formalisée dans la constitution fédérale. Celle-ci précise les limites de leur souveraineté. Certaines compétences sont attribuées explicitement aux cantons ou à la Confédération. Ce qui n'est pas explicitement délégué à la Confédération est du ressort des cantons.

Les cantons possèdent un gouvernement (appelé Conseil d'État) et un parlement (appelé Grand Conseil). Seule exception, le canton du Jura, le dernier à rejoindre la Confédération helvétique et entré en souveraineté en 1979, a lui conservé les appellations classiques gouvernement et parlement pour les organes exécutif et législatif. Les cantons suisses disposent par ailleurs d'un pouvoir judiciaire.

La superficie des cantons varie entre 37 et 7 105 km² et leur population de 15 000 à 1 261 000 habitants (2004).

[modifier] Géographie

Voir l’article Géographie de la Suisse.

Villes principales : Zurich, Genève, Bâle, Berne et Lausanne

Communes politiques : 2880 (2001)

Voir aussi : Villes de Suisse ~ Liste des cours d'eau de Suisse ~ Liste des lacs de Suisse

[modifier] Économie

Voir l’article Économie de la Suisse.

Malgré l'absence de ressources naturelles, l’économie suisse figure parmi les plus prospères et les plus développées du monde. Orienté vers les services, comme les banques et les assurances, et la mécanique de précision, le pays produit surtout des biens à forte valeur ajoutée. Le niveau de vie est l'un des plus élevés d'Europe. De plus, sa stabilité et sa neutralité ont attiré bon nombre de capitaux étrangers et d'organisations internationales comme l'ONU.

Après plusieurs années de croissance nulle ou faible, une reprise s'est fait ressentir en 2004 avec une hausse de 1,7% et un PIB dépassant les 435 milliards de francs suisses. Pour 2006, les prévisions de croissance sont de 3.5%, amorce une véritable reprise économique soutenue. Le taux de chômage reste particulièrement bas (environ 3.0% en juillet 2006) et l'inflation relativement faible. Mais, suivant les cantons, ce taux est variable comme à Genève où il est d'environ 7%.

[modifier] Population

Les différentes langues de la Suisse :  allemand, français, italien, romanche.
Agrandir
Les différentes langues de la Suisse : allemand, français, italien, romanche.
Voir l’article Population de la Suisse.

La Suisse est à la croisée de plusieurs grands pays européens qui ont influencé ses langues et sa(ses) culture(s). La Suisse a 4 langues officielles : l’allemand (64% en orange) au nord et au centre, le français (19% en vert) à l’ouest, l’italien (8% en mauve) au sud, et enfin le romanche qui est une langue romane parlée par une petite minorité (moins de 1% en violet) dans le sud-est du canton des Grisons.

L’allemand est la langue la plus répandue. 17 cantons sur 26 sont unilingues allemands. La population germanophone parle généralement l'un des nombreux dialectes suisses allemands ou Schwyzerdütsch, lesquels jouissent d'une grande valorisation sociale, y compris dans les centres urbains. L’usage de l’allemand standard – Hochdeutsch ou « bon allemand » – est limité aux situations les plus formelles. Dans le milieu scolaire, afin d’élever le niveau d’allemand des élèves qui généralement préfèrent parler le dialecte, plusieurs cantons alémaniques (dont Zurich, Schwytz, Uri et Zoug) ont imposé l’usage systématique du Hochdeutsch, et les professeurs sont tenus de s’exprimer exclusivement dans cette langue.

Le français est parlé dans l’ouest du pays, région généralement appelée Suisse romande. Quatre cantons sont unilingues français (Genève, Jura, Neuchâtel et Vaud), trois sont officiellement bilingues français-allemand : Fribourg, Valais et Berne. Les dialectes (en majorité francoprovençaux, sauf dans le canton du Jura qui appartient à l’aire de la langue d'oïl) sont encore pratiqués localement, notamment en Valais et dans le canton de Fribourg, mais ils ont presque disparu dans l’usage quotidien.

Quant à l’italien, il est parlé dans le canton du Tessin (Ticino en italien) et quelques vallées méridionales des Grisons. L’usage du dialecte tessinois, apparenté aux parlers lombards, y demeure très vivant.

La plupart des Suisses parlent plus d’une langue, et les résidents et travailleurs étrangers représentent environ 20% de la population.

Le romanche n’a pas le même statut que l’allemand, le français et l’italien. Selon l’alinéa 1 de l’article 70 de la constitution fédérale, les langues officielles de la Confédération sont l’allemand, le français et l’italien. Le romanche est aussi langue officielle pour les rapports que la Confédération entretient avec les personnes de langue romanche.

L’anglais est parfois utilisé dans le monde du travail, y compris par l’administration. Il n’a pourtant aucune reconnaissance officielle. Enfin le latin sert parfois lorsqu'il faut désigner dans une seule langue des institutions suisses : Confœderatio helvetica (CH), Pro Helvetia, Pro Natura, Pro Infirmis, etc.

La majorité des formations supérieures ne sont enseignées que dans deux langues (allemand et français), dans une seule (allemand pour la formation de vétérinaire) ou encore ont lieu dans plusieurs langues mélangées : professeurs et étudiants parlent leur langue maternelle (diplôme d’expert en assurances de pensions).

[modifier] Education

Voir l’article Système éducatif suisse.

[modifier] Culture

Voir les articles Culture de la Suisse et Littérature suisse.

[modifier] Fêtes et jours fériés

Seule la fête nationale, le 1er août, est ancrée dans la constitution. Chaque canton est libre de fixer jusqu'à 8 jours fériés dans l'année. 21 cantons utilisent intégralement cette possibilité. Légalement, les jours fériés sont assimilés à des dimanches et ont donc les mêmes restrictions que ceux-ci en matière d'ouverture des magasins et des entreprises et de trafic routier. Les jours fériés varient donc beaucoup d'un canton à l'autre. Seuls Noël, le Nouvel An et le 1er août sont communs à tous, les autres fêtes (Vendredi saint et Lundi de Pâques, Ascension, Lundi de Pentecôte et Fête-Dieu, Assomption et Toussaint, Jeûne fédéral ou Jeûne genevois) étant reconnues par les cantons selon leur tradition principalement religieuse (catholique ou protestante).

À côté des jours fériés, il y a également des jours chômés. Ces jours-là, non assimilés à des dimanches, de nombreuses entreprises et administrations sont néanmoins fermées dans le canton concerné.


Date Nom Cantons où le jour est férié Cantons où le jour est chômé
1er janvier Nouvel An Tous
2 janvier Berchtoldtag Berne, Jura, Argovie, Zoug, Neuchâtel (seulement si le 1er est un dimanche) Jura, Vaud, Fribourg, Neuchâtel, Argovie, Glaris, Lucerne, Obwald, Schwytz, Soleure, Zurich
6 janvier Épiphanie Schwytz, Tessin, Uri
1er mars Indépendance Neuchâtel
19 mars Saint-Joseph Tessin, Valais, Lucerne (demi-jour), Nidwald, Schwytz, Uri
1er avril Fahrtsfest Glaris
mobile
(le 14 avril en 2006)
Vendredi saint Tous sauf Tessin et Valais
mobile
(le 17 avril en 2006)
Lundi de Pâques Vaud, Genève, Jura, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri, Zurich Neuchâtel, Lucerne, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug
mobile
(le 25 mai en 2006)
Ascension Tous
mobile
(le 5 juin en 2006)
Lundi de Pentecôte Genève, Jura, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri, Zurich Fribourg, Vaud, Neuchâtel, Lucerne, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug
1er mai Fête du Travail Jura, Tessin, Bâle ville, Bâle compagne, Schaffhouse, Soleure, Uri, Zurich Neuchâtel
23 juin Commémoration du plébiscite Jura
mobile
(le 15 juin en 2006)
Fête-Dieu Valais, Fribourg, Jura, Lucerne, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Obwald, Nidwald, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug Neuchâtel, 2 communes, soit : Le Landeron et Le Cerneux Pequignot.
29 juin Saint-Pierre et Paul Tessin
1er août Fête nationale Tous (fédéral)
15 août Assomption Valais, Fribourg, Jura, Lucerne, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Obwald, Nidwald, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug
jeudi suivant le 1er dimanche de septembre Jeûne genevois Genève
lundi suivant le 3e dimanche de septembre Lundi du Jeûne fédéral Vaud Neuchâtel
25 septembre Fête de Saint-Nicolas-de-Flüe Obwald
1er novembre Toussaint Fribourg, Jura, Tessin, Valais, Lucerne, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Glaris, Obwald, Nidwald, Saint-Gall, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug
8 décembre Immaculée Conception Fribourg, Tessin, Valais, Lucerne, Argovie, Obwald, Nidwald, Schwytz, Uri, Zoug
25 décembre Noël Tous
26 décembre Saint-Étienne Neuchâtel (seulement si le 25 est un dimanche), Tessin, Argovie, Zurich, Lucerne, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri Fribourg, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug
31 décembre Restauration de la République Genève

Voir aussi : Jours fériés en Suisse (2006)

[modifier] Transport

Voir l’article Transport en Suisse.

Le 12 décembre 2004, le cadencement bi-horaire des transports ferroviaires intervilles a été mis en place (1e étape du projet Rail 2000). Il sera encore amélioré avec l'ouverture des 2 grands tunnels traversant les Alpes dans la décennie à venir (Lötschberg puis Saint-Gothard).

[modifier] Divers

La basilique de Valère qui surplombe la ville de Sion, dans le canton du Valais
Agrandir
La basilique de Valère qui surplombe la ville de Sion, dans le canton du Valais

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

Une catégorie de Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur la Suisse.
Wikinews propose des actualités concernant « la Suisse ».

[modifier] Liens externes

[modifier] Généralités

[modifier] Histoire

[modifier] Tourisme

[modifier] Médias


Drapeau de la Suisse Les 26 cantons suisses Drapeau de la Suisse

Appenzell Rhodes-Extérieures · Appenzell Rhodes-Intérieures · Argovie · Bâle-Campagne · Bâle-Ville · Berne · Fribourg · Genève · Glaris · Grisons · Jura · Lucerne · Neuchâtel · Nidwald · Obwald · Saint-Gall · Schaffhouse · Schwytz · Soleure · Tessin · Thurgovie · Uri · Valais · Vaud · Zoug · Zurich


Drapeau européen Les pays d'Europe Drapeau européen
Les 46 États membres du Conseil de l'Europe
Les 25 États membres de l’Union européenne
Allemagne · Autriche · Belgique · Chypre · Danemark · Espagne · Estonie · Finlande · France · Grèce · Hongrie · Irlande · Italie · Lettonie · Lituanie · Luxembourg · Malte · Pays-Bas · Pologne · Portugal · Royaume-Uni · Slovaquie · Slovénie · Suède · République tchèque
Les 5 États en pourparlers d'adhésion à l'Union européenne
Bulgarie · Croatie · Macédoine · Roumanie · Turquie
Les 4 États membres de l’Association européenne de libre-échange
Islande · Liechtenstein · Norvège · Suisse
Les 12 autres États membres du Conseil de l'Europe
Albanie · Andorre · Arménie · Azerbaïdjan · Bosnie-Herzégovine · Géorgie · Moldavie · Monaco · Russie · Saint-Marin · Serbie · Ukraine
Les 4 autres États non membres du Conseil de l’Europe
Biélorussie · Kazakhstan · Monténégro · Vatican

Portail de la Suisse – Accédez aux articles de Wikipédia concernant la Suisse.