Tabagisme passif

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Vous avez de nouveaux messages (diff ?).
image:médecine.png
Médecine
Sciences fondamentales
Anatomie - Physiologie
Embryologie - Histologie
Génétique - Bioéthique
Biologie - Bactériologie
Histoire de la médecine
Pathologie
Symptômes - Syndromes
Santé - Maladies
Domaines d'étude
Médecine générale
Spécialités médicales
Spécialités chirurgicales
Spécialités techniques
Professions paramédicales
Thérapeutique
Médicaments
Pharmacologie
Dictionnaire médical
A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Méta
Le projet Médecine
Participez !

Le tabagisme passif est le fait d'inhaler de manière involontaire, la fumée dégagée par un ou plusieurs fumeurs.

La fumée du tabac contient 4 000 substances chimiques différentes, dont 60 substances cancérigènes. Elle est dangereuse pour le fumeur et pour son entourage.

La fumée du tabac respirée directement par le fumeur (courant principal) a une composition très différente de celle qui s’échappe latéralement de la cigarette (courant secondaire), ou de celle rejetée par le fumeur (courant tertiaire).

Le tabagisme passif a tendance à augmenter les pathologies existantes, et à créer des cancers.

Sommaire

[modifier] Législation française

On estime que plusieurs milliers de personnes meurent chaque année en France de tabagisme passif.

La loi Evin du 10 janvier 1991 protège, en théorie, les non-fumeurs en organisant les comportements en société des fumeurs. Dans la pratique, le décret n° 92-478 du 29 mai 1992 d'application de la loi est peu appliqué, tant dans les entreprises que dans les lieux publics.

Dans les restaurants, les espaces fumeurs doivent être des zones délimitées respectant les normes suivantes : "Un volume minimal de 7 m³ par occupant s'ils sont ventilés par des ouvrants extérieurs ou un débit minimal de ventilation de 7 litres par seconde et par occupant s'il y a une ventilation mécanique ou naturelle par des conduits". D'après une enquête d'octobre 2004 en France, 37% des établissements n'ont pas de délimitation entre les espaces et 26% sont encore entièrement fumeurs, en contravention avec la loi.

[modifier] Campagnes contre le tabagisme passif

En Occident, où la répression contre les fumeurs et la législation contre l'usage du tabac dans les lieux publics se fait de plus en plus sévère depuis la fin des années 1990, on assiste depuis quelques années à un débat sur la fumée secondaire, c'est-à-dire l'impact du tabagisme sur les non-fumeurs qui côtoient des fumeurs. Au Canada, une campagne s'est mise en branle en 2004 à laquelle participait Heather Crowe. Cette ancienne serveuse d'Ottawa, en Ontario, a reçu de ses médecins un diagnostic de cancer du poumon, bien qu'elle n'ait jamais fumé de sa vie. Elle a mis sur pied sa fondation, et le gouvernement canadien l'a utilisée dans une campagne publicitaire anti-tabac, soutenant le fait que Madame Crowe ait travaillé pendant 40 ans dans des restaurants fumeurs. Heather Crowe a également sillonné le Canada pour informer les gens sur les dangers de la fumée secondaire. Cette campagne a reçu beaucoup d'échos dans les médias canadiens, au point où la sexagénaire a été élevée en symbole de la lutte anti-tabac. Mais a également suscité de l'opposition, certains s'insurgeant contre ce qu'ils prétendent être l'exploitation d'une personne malade, et soutenant que rien ne prouvait que sa maladie ait été contractée après une exposition à la fumée secondaire. Heather Crowe s'est éteinte des suites du cancer du poumon le 22 mai 2006, à l'âge de 61 ans.

[modifier] Épidémiologie

Selon Claude Evin, le tabagisme passif tue 3 000 personnes par an en France[1]

[modifier] Le fœtus et l’enfant

[modifier] Mort subite du nourrisson

Le risque de mort subite est multiplié par deux quand la mère fume (sans que l’on puisse faire la différence entre le rôle du tabagisme anténatal et du tabagisme post-natal). Qui plus est, la relation dose-effet est démontrée : le risque augmente en fonction du nombre de fumeurs dans la maison, en fonction du nombre total de cigarettes fumées chaque jour, ainsi qu’en fonction de la durée d’exposition au tabagisme du nourrisson.

[modifier] Bronchites de l’enfant

Si la mère fume, le risque de bronchites de l’enfant augmente de 72% par rapport à celui d’un enfant dont la famille ne fume pas. L’augmentation du risque est de 29% si un autre membre de la famille fume.

[modifier] Asthme de l’enfant

Chez l’enfant asthmatique, le tabagisme passif augmente l’intensité et la fréquence des crises, en particulier chez le jeune enfant. Il existe une relation dose-effet. En effet, les études montrent que le risque de crise d’asthme augmente de :

  • 14% quand le père fume,
  • 28% quand la mère fume,
  • 52% quand les deux parents fument.

Il est difficile de séparer le rôle du tabagisme de la mère durant la grossesse et le rôle du tabagisme passif dans la petite enfance. Le rôle du tabagisme durant la grossesse semble cependant être le plus important.

[modifier] Otites de l’enfant

Lorsque l’enfant est soumis au tabagisme passif des parents à domicile, le risque d’otites récidivantes est augmenté de 48% et de 38% pour les épanchements de l’oreille. Là encore, il existe une relation dose-effet.

[modifier] Enfants de femmes enceintes non-fumeuses exposées à la fumée des autres

Lorsque la femme enceinte est exposée à la fumée des autres, l’enfant risque un retard de croissance intra-utérin et de petit poids à la naissance. Ce risque est d’autant plus élevé dans le cas où la mère fume.

[modifier] Notes

  1. M. Ecoiffier, « Les emplacements fumeurs, on voit que ça ne marche pas », Libération, 17 février 2006, [1]

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

Portail de la médecine – Accédez aux articles de Wikipédia concernant la médecine.